XX INTRODUCTION
intuitions des lois éternelles et des harmonies définitives ne fissent pas descendre en l'âme de cet homme, non certes l'indifférence y mais la paix, la paix suprême, la paix immuable, .absolument inaccessible aux accidents et aux désordres passagers de ce monde. C'est que pour cela le génie ne suffit pas : il faut la Sainteté. Et mêjoie la Sainteté seule suffit. La Sainteté eût pleinement équilibré cette puissante nature et donné à ce beau génie toute sa -force, toute sa fécondité , toute sa splendeur. Hello a le génie d'un saint , d'un saint comme a pu l'être le grand Denys l'Âréop^te. Il a le génie d'un saint et ce n'est pas un saint. De là ce manque d'équilibre, ce je ne sais quoi d'incomplet, de troublé et de heurté que l'on rencontre parfois chez lui et que j.e fais pressentir, sans y insister.
Génie admirable cependant et qui laissera après lui des éclats de lumière jusqu'à la plus extrême postérité.
J'ai dit ce qu'était ce génie dans les hautes régions. Son impatience trop grande en présence des tristes réalités de ce mpnde n'altère en rien la lucidité inouïe de son regard, quand il les prend ces mêmes réalités dans sa main pour Iqs étudier et pour les juger. Qe regard pénètre l'opacité des surfaces et voit la substance même.
Ni Labruyère, ni Pascal, ni Tacite, ni Shakespeare, ni Balzac n'ont scruté avec cette vigueur et celte finesse les abîmes de l'âme, ou ses détours les plus cachés. Ce qu'ils