INTRODUCTION XXV
un autre organe, un autre pouvoir, celui-ci universel, et veillant à /a conservation de l'énergie, — au salut des âmes : c'est le pouvoir religieux. On verra devant quel pouvoir religieux nous nous inclinons. Mais que l’on ne se méprenne point là sur le sens de nos paroles : ilne s’agit point de conciher la religion et la science, la foi et la raison : dans cet effort rationnel qui nous conduit à la Religion, il ne faut voir aucune tentative d'explication des faits religieux par la raison ; — mais il faut voir laraison détruisant elle-même les chaînes qu’elle avait forgées pour la foi. Aucune science ne peut nous donner la foi; mais il est une demi-science qui étouffenotre foi. C’est l’œuvre de cette demi-science que nous détruisons ; avec notre raison, nous arrachons à sa captivité notre foi, qui jamais ne meurt en nous, puisque vivre est un acte de foi.
Voici donc enfin la règle éternelle de vie, telle qu’elle nous apparaît dans sa plénitude :
respecter l'autorité, travailler et prier. Mais quoi, dira-t-on, tant d'efforts pour arriver à suivre une loi que suivaient nos pères, et à pratiquer une sagesse qui était celle des plus simples parmi nos ancêtres ? — Oui ; mais il y a