‹ L'homme qui vientChapitre 28 sur 48 · LIT. — COMMENT CESSE LE VÉRITABLE ESCLAVAGE · texte numérisé non relu

LIT. — COMMENT CESSE LE VÉRITABLE ESCLAVAGE

Les hommes demeurent essentiellement les mêmes. La bête des premiers jours est encore en nous, prête à tout instant à nous ramener dans la forêt.

Ce qui change, c’est la contrainte, ou plutôt la forme de la contrainte que l’homme exerce sur l’homme. La contrainte se transforme et s’atténue peut-être. Un temps vient où il n’est plus nécessaire de maintenir l’homme en esclavage ni de le frapper pour le faire travailler.

C'est que notre instinct a été éduqué au cours des siècles et que nous considérons le travail religieusement. Ne croyons-nous pas à l’ordre divin : «Tu gagneras ton pain à la sueur de ton front » et à l'impératif « Le travail est un Devoir », ce devoir échappant à toule critique et connaissance rationnelles ?

Mais cela ne suffirait pas à nous éloigner à jamais de la Bête, et si c’étaient là nos seules contraintes, nous les ferions bientôt tomber et

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