LA RUINE PAR LA RÉPARTITION SOCIALISTE
cent les énergumènes de la démocratie, la fin du «régime capitaliste », car il n’y aurait plus de capitalisation possible, c’est-à-dire plus d’accumulation d'énergie, parce que la plus grande partie de l'énergie mise en œuvre, au lieu d’être capitalisée en constructions, en usines, en voies ferrées, en vaisseaux. en routes, en ports de mer, serait transformée en choses de consommation immédiate, de jouissance pour ceux qui la produiraient. Le reste serait peut-être épargné, mais ce serait une faible épargne, tout juste suffisante pour l'entretien du matériel ; et peut-être même le peuple ne ferait-1il pas cette épargne, disant: « Pour notre vieillesse, nous aurons besoin de peu; nous irons à la maison de retraite de l'État, car l État nous doit la sécurité de nos vieux Jours. »
C'est ainsi que viendrait inévitablement la ruine du groupe tout entier, car il ne resterait rien pour rembourser en rentes, aux générations précédentes, les avances qu’elles auraient faites au monde socialiste ; il ne resterait rien pour le renouvellement des moyens de production, rien pour les entreprises nouvelles qui ne paient qu'après de longues années d'efforts,
rien pour les avances à faire aux générations nouvelles qui auraient à payer la vie des vieillards dans les maisons de retraite.
Ce serait la faillite envers le passé et envers l'avenir, et la dissociation fatale de l'organisme social, Il surgirait nécessairement alors des hommes forts qui remettraient de l'ordre dans ce chaos; mais la répartition socialiste aurait accompli son œuvre de ruine, détruit non seulement l’organisation des énergies vives, mais les réserves des âges précédents, et tout serait à recommencer.