‹ L'homme vertChapitre 5 sur 25 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

Les Mêmes, JOHN GOOD, un gros hdton à la main et couvert d'un long manteau cjuL cache son costume»

MARiR.

Ail î mon dieul son manteau est tout couTertde neige.

IVIARGUERITK.

FauTiy , donnez une chaise près du feu.

JOHN GOOD, à part.

Fanny. . . . c'est bien elle. ( haut. ) Grand merci , ma belle demoiselle.

MARGUERITE

Vous n' voulez sans doute que vous réchauffer, vous reposer un moment.

JOMrf GOOD.

Pardon, ma bonne dame, je marche depuis ce matin, par un tems affreux ; j'espère que vous ne me refuserez pas une chambre pour celle nuit.

MARGUERITE

Une chambre !. . ïïh bien ! voilà comme ils sont tous d'une exigeance I . . Qu'en dites- vous, sir Edwin ? juHJv-GOOD , à part. Sir Edwin ! . . Ah ! ah ! je suis en pays de connaissance.

EDWIN

Renvoyez-le : le drôle m'a tou^t l'air d'un mauvais sujet.

JOHN GOOD , se chauffant.

Ah ! mon cher monsieur , un peu plus de charité pour vos semblables.

EDWIN , étonné.

Hein?

JOHN-GOOD

En un mot, je suis étranger, et vous, écossais.

Air de la Sentinelle.

La sainte loi de l'hospilalité Dans ce pays , ainsi qu'au mien , préside ; Et ce beau droit dans nos cœurs l'especte, Des malheureux partout devient l'égide.

Cliez nous vos fri-rrs , vos amis , Sont accneillis par nos lois tutélairei; De pareils droits nif sont acquis , Et vous devez , dans ce pa>s , Payer la dette de vos frères.

Vous avez dotic fait une longue route ?

JOHN GOOD

Oiii, ma belle demoiselle. Mais je ne m'en plains pas : je n'ai enticpris ce voyage ^ que pour secourir qucl<|u'un qui m'est bien cher.

tD\TlK.

Si vous l'écoutez , il vous contera dix liis'oires plus étouujniesles unes que les autres.

FANNY

Finissez donc, monsieur Edwin, ce pauvre homme m'intéresse.

MAr.GTEKlTE.

Mesdemoiselles, il est tard. Pour vons, puisqu'il n*y a pas moyen de faire autrement , passez dans cette salle : vous y trouverez tout ce qui est nécessaire pour un voyai^eur de votre espèce ; une botte de paille, une eseabelie. iaitnyj joindra un morceau de pain etun^pot de bierre.

FA^NY

Oui, maman.

MABGUEr.ITL:.

Mais, que demain à la pointe du jour, je ne vous retrouve ' pas chez moi. . . Marie, conduisez-le.

BIARIE.

Venez , Monsieur.

JOHN G<*on.

Bon soir, bonne dame -, la grâce avec laquelle vous donnez l'hospitalité , en double le prix , et j« vous promets de ne pis m'éloigner, sans vous laisser des marques do ma reconnaissance.

( Il entre flans la chambre, .otarie l éclaire ; Fanny sort du cabinet f et rentre clans sa' chambre , qui est z'crs Icjhvd. )

(la) SCENE V.

MARGUERITE , EDWIN ; Les Servantes , qui rangent ça et là.

makguerite.

Il a encore l'air de se moquer de mol ! . . Ali çà ! monsieur- Edwin, vous allez partir?

EDAviiv , qui a vu Fanny rentrer chez elle. Il le faut bien, {a part. ) Allons, c'est décidé, je ne trouverai pas un moment pour lui parler en secret.

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