DE MA PRATIQUE
•r Mais y s^écrient les envieux , où sont les malades € réellement guéris part homœopathie? certes j si ton •f raie de son catalogue les ^visionnaires ^ les enthou^ « siasteSy les femmes à vapeurs , ks niais j les com- « plaisansy ceux que le régime a soulagés ^ ceux que tf la nature a guéris ^ il ri y restera pas grand choseî » — Afin découper court à toutes ces méchantes insinuations, je ne manquerai point àe donner le nom et Tadresse de chaque malade guéri par V homœopathie^ dont je citerai l'observation; aussi , aurai-jesoin de ne parler d'aucune affection qui soit de nature à comman^der le secret. Tous me& cliens frappés d'admiration pour la nouvelle doctrine, désirent ardemment, dans Tîntérêt de Thumanité, qu'elle se répande le pluspromptement possible ; que les personnes, qui conserveraient encore quelque doute après avoir lu cette exposition de V homœopathie y prennent donc de suite des informations, elles acquerront une conviction pleine et entière, car le langage naïf de la reconnaissance a un cachet de vérité qui ne se confond point avec l'embarras du men^ songe.
Il est hors de mon caractère de chercher à nuire à mes confrères ; c'est pourquoi je m'abstiendrai de nommer aucun des médecins appelés avant moi pour traiter les malades qui ont ensuite réclamé mes soins; cependant , comme il en est un certain nombre dont je sais parfaitement les noms, qui se laissent aller contre moi dans le monde à un acharnement scandaleux , ils doivent naturellement s'attendre à ce que je dise franchement ce que je pense d'eux , toutes les fois qu'on me demandera mon opinion sur leur compte.
I""* OBSERVATION. BoUDOT BOROME , âgé dc 3a aUS ,
concierge de la maison que j'occupe j me pria de lui donner mes soins en avril i833. Il avait eu une fluxion de poitrine deux ans auparavant, et n'avait jamais cessé de tousser depuis cette époque , quelque remède qu'il eût essayé. Quand je l'examinai , tous les symptômes d'une phthisie pulmonaire au dernier degré étaient évidens , et je ne voulais pas l'entreprendre , n'espérant absolument rien pour sa guérison. Cependant , je m'y décidai à cause de son profond désespoir : <f je suis un homme f( perdu j me disait-il d'une voix éteinte, je n'ai plus « d'espoir qu'en uotre traitement j tout le monde me « regarde comme incurable j et je crois qu'on a raii< son ^ car je crache tous les jours de gros morceaua: « de chair. » Le fait est que je ne lui supposais pas plus de quinze jours de vie ; voici dans quel état il se trouvait : fièvre continue depuis cinq mois , dernier degré du marasme, gène extrême de la respiration, toux caverneuse des plus pénibles, amenant une abondante expectoration de pus mêlé de sang. Le dos extrêmement douloureux était voûté , la tête tombait sur la poitrine ou il ressentait àe$ élancemens déchirans j chaque nuit
des sueurs fétides traversaient deux matelas , et douze à quinze évacuations en vingt-quatre heures, achevaient d'exténuer ce moribond qui ne pouvait plus manger. Cet effrayant tableau, tracé avec la pi us scrupuleuse exactitude, serait certifié au besoin par tous les voisins et les locataires de la maison. Boudot Boromé jouit aujourd'hui d'une excellente santé; sa guérison, obtenueen cinq mois de traitement , ne s'est pas démentie jusqu'à ce jour^ quoique cet homme ait fait grand nombre d'imprudences pendant l'hiver dernier.
M"^« Meylan, ma propriétaire, me disait en me faisant compliment sur cette cure étonnante : ce je le re^ « gardais si bien cbmme un homme mort y que déjà « f avais jeté les yeuoc sur un remplaçant. »
Deuxième observation. — En juillet 1 833, je fus appelé par M"*« FiQUEz , demeurant rue des Grands- Augustins ^li^ ai, pour traiter , par V homœopathie y sa fille âgée de 7 ajis, qui était affectée d'une p ht hisie pulmonaire. La maladie datait de quatre mois, elle avait commencé peu de temps après une rougeole malsor lie. Sa marche avait été rapide , et le médecin chargé de la soigner dès le début, après avoir employé inutilement les adoucissans et les caïmans, aidés de plusieurs vési^ catoires , ne savait plus que faire. La maigreur de la malade était effrayante; la peau habituellement sèche et brûlante , la langue très rouge , la soif ardente , et la toux, qni ne cessait ni jour ni nuit, était accompagnée d'une expectoration purulente du plusmauvais caractère. Après avoir essayé sans succès plusieurs remèdes , qui me semblaient bien appropriés, je me décidai à agir dans la supposition assez probable d'une répercussion de la rougeole , et en cinq jours Tenfant était couvert
de boutons de la tète aui pieds. A partir de ce moment, le mieux se manifesta bientôt, l'expectoration cessa d'être purulente ; l'a fièvre , qui était continue depuis trois mois , disparut , et avec elle les sueurs nocturnes et les douleurs de poitrine ; l'appétit revint , le$ digestions se régularisèrent , en deux mois la guérison fut complète.
Troisième observation. — M"»« de GoNSAUtT , rue du Cherche-Midi^ n® 12, réclama les secours de l'Aomceo/^a-» thie pour Tune de ses filles , âgée de huit ans , qui toussait beaucoup depuis près de six mois , et que l'on croyait atteinte seulement d'une coqueluche. Le i5 mars 1834, j'examinai avec le plus grand soin la poitrine de cette enfant , et l'auscultation me fit connaître que j'avais affaire à une phthisie^pulmonaire et non à la maladie supposée qui avait rassuré la famille jusqu'à ce jour. •< Je voudrais bien^ dis-je alors à la mère , que cette •f petite malade n eût en effet qu une coqueluche ^ car «f dans cinq ou sioc jours il n'en serait plus question / K mais r ennemi que nous aidons à combattre est d^ une «r bien autre ténacité : mademoiselle votre fille est •f phthisique. *— Monsieur, dest impossible , car elle •f ne crache point ^ et les quintes de toucc qui la fà^ •f tiguent tant ne peuvent tenir qi/à la coqueluche. «r — Dans quelques jours , madame , vous sertz ef* • frayée autant que surprise de ce que je lui ferai « rendre. » J'administrai un remède en conséquence, la malade fut extrêmement agitée; la toux devint coiv* vulsive avec menace de suiTocation; enfin, au bout de deux jours , il s'échappa avec effort des voies aériennes un tubercule de la grosseur d'une petite noisette , d'une consistance assez prononcée , exhalant une odeur fétide;
( 5? ) il fut Auifi d'une très grande qoaaiité de matièreit purulentes. La toux, quoique moins forte, continua avec une expectoration toujours de même nature , mais peu aboh* dante , pendant huit jours environ ; à. celte époque, la respiratioit devenant de nouveau très gênée et la fièvre plus forte, je répétai le même médicament qui avait déjà si bien réussi , et sous son influence, de pleines cuvettes furent encore expectorées avec de violens efforts de toux. Un mieux sensible succéda à Texpulsion de toutes ces matières morbides; la fièvre se calma peu à peu, l'appétit revint , et avec le secours de quelques autres remèdeahomœopaihiques, appropriés aux symptômes di«versquise présentèrent, MademoiselleSopHiEDEGoNSAiTiiT se trouva parfaitement rétablie ; le traitement a duré quatre mois. Aujourd'hui le caractère de cette jeune enfant , qui était devenu extrêmement triste , a repris toute sa gaUé primitive , elle esf grasse et fraîche , en un mot , on ne retrouve plus chez elle la moindre trace de cette redoutable maladie.
REFLEXIONS. — Ces trois guérisons remarquables, ainsi que plusieurs autres qui ne trouvent point leur place ici à cause du peu d'étendue que j'ai fixé à cette brochure , prouvent le puissant secours que l'on peut at^ tendre de Vhomœopathie contre la phthisie qui a fait jusqu'ici le constant désespoir de la médecine, Cepen* dant , loin de moi cette pensée que l'on puisse en triompher avec certitude) mais au moins , maintenant, nous avons des chances de succès , et je répéterai avec Hahnemann , qu'il ne faut jamais , avant d'avoir essayé, désespérer d'un malade de cette espèce , puisque Vho^ mœopathie en a ressuscité plusieurs qui avaient déjà un pied dans la tombe.
- QuàTRlÈMS OB8EEVATION. — • M*"* DE RaYMACRER , rue
jdu Colomhiery n^ 1 4 9 souffrait depuis cinq ans d'une maladie qui affectait principalement le système nerveux : de violens maux de tête avec étourdissemens , des douleurs fort vives à Testomac , des spasmes très pénibles , et de fréquens mouvemens convulsifs avec perte de connaissance^ auraient pu faire croire à des attaques <l*épi]epsie. Cette malade avait épuisé tous les secours de la médecine ; pâle et extrêmement faible par suite des émissions sanguines qu'on lui avait prescrites fort souvent, elle avait enfin renoncé à tout traitement , et traînait avec résignation sa déplorable existence. Ayant été appelé pour traiter son mari , atteint d'une maladie aiguë, je vis sa trkte position, et je lui promis aussi guérison » si elle voulait essayer de Vhomœopathie ; je commençai son traitement le 19 mars i834; q^^^rante jours après, le 28 avrit, à ma dernière visite, je la laissai très satisfaite de sa santé I
Cinquième observation. — Le 8 mars i834> )® ^^^ appelé rue Basse-du-Rempart ^ vfi 4^»^^^* ^' ^^^ Marcillt, pour donner mes soins à une de ses .parentes venue d'Orléans, afin d'essayer si Vhomœopathie pourrait plus pour sa guérison que tous les médecins de sa ville , qui, jusqu'alors , n'étaient pas parvenus à la soulager. Cette jeune personne, âgée de 20 ans , avait un tic douloureux des plus rebelles 5 de plus, un mouvement couvulsif agitait la tête et l'œil droit, qui pendant l'accès laissait échapper une grande quantité de larmes. La maladie datait de sept mois , et se compliquait d'une suppression persistant depuis six mois ; la marche était très pénible en plein air; des vertiges la rendaient presque impossible , et la pâleur de la face devenait ex-
( 59 ) tréme. En trois jours , ces doolears si vives disparurent
entièrement , un bien-être général se fit sentir, trois semaines après , les règles reparurent , et la malade retrouva sa santé première. Le mois suivant prouva que la cure était définitive.
Sixième observation. — M. Paul Dufour, négociant en vins à Bercy ^ Grande-^Bue j n^ i4» réclama les secours de V komœopathie pour son fils âgé de treize mois, atteint depuis deux jours de violentes convulsionSé Cet enfant, soigné d'abord par deux médecins ordinaires, avait subi deux applications de sangsues aux oreilles ; bains , sinapismes , vésicatoires , lavemens et cataplasmes , n'avaient entravé en rien la marche eS^rayante de la maladie , et quand j'arrivai , je remarquai tous les symptômes d'un épanchement au cerveau, que les médecins^ qui m'avaient précédé avaient aussi signalé : tous deux regardaient ce petit malade comme perdu , et ne proposaient plus qu'une troisième application de sangsues sur laquelle ils comptaient bien peu, à cause du mauvais effet des deux premières. Je commençai mon traitement le a8 juin i8349 à huit heures du soir ; le lendemain, à huit heures du matin, je trouvai l'enfant au sein de sa nourrice. Le soir il y eut une rechute que j'avais annoncée aux parens comme résultat probable des applications de sangsues qui avaient été faites avant mon arrivée. Le 3o , le mieux reparut sous l'influence d'un globule homœopathique semblable à celui qui avait amené la première amélioration; quelques autres furent encore nécessaires pour consolider la cure, et en quatre jours tout symptôme de maladie avait entièrement disparu.
Septi£M£ observation. — M. Delaunat, garde vestiaire à la chambre des Pair&, demeurant au Palais du Luxembourg^ me consulta en février i83i4 9 pour l'un de st& fils, âgé de 14 aus, qui depuis quatre mois était affecté d'une aliénation mentale des plus graves. €e jeune homme > dont Fîntetlîgence avait été jusque là très développée, était tombé dans un état d'idiotisme complet , à ]a suite d'une fièvre cérébrale qui avait cédé aux remèdes ordinaires. Quatre médecins distingués^ dont un a dirigé pendant douze ans une maison d'aliénés, avaient déclaré que ce malade ne pouvait plus guérir lôhez lui, et qu'il fallait absolument recourir aux traite-^, mens usités dans les établissemens spéciaux pour cegenre d'affection. Le père répugnait beaucoup à cetteséparation cruelle qu'il regardait comme définitive^ parce qu'il ne connaissait personne qui fût sorti guéri d'une maison d'aliénés. Il voulut donc savoir si , par- V homœapathie^ il verrait quelque chance de guérison^ pour son fils. Après avoir examiné le malade, je lui dé-^ clarai que j*étais plein d'espérance , je commençai donc immédiatement un traitement homœopathique, et, sou& son influence, MolsE DsiiAUNAV, dont l'état était toujours à peu près le même , passa pour ainsi dire par tous les. genresde folie.Enfin, aubout de six semaines, il recouvra toutes ses facultés intellectuelles, et depuis ce temps sa guérison ne s'est pas un instant démentie.
Tous les habitans du Luxembourg ont été témoins de cette cure surprenante.
Huitième observation. — ^M. Vaw-Derplat, demeurant rue de la Paix^ hôtel de Wagram^ vint me chercher dans la nuit du 26 juillet 1834, pour secourir une de ses filles, âgée de i5 ans, qui se trouvait dans une position
critique. Depuis trois heures environ cette jeune pef*» sonne , qui se portait parfaitement bien dans la journée^ avait été réveillée par des douleurs atroces dans le ventre, accompagnées de vomissemens bilieux très abondans et de fréquentes évacuations de même nature ; elle pous^ sait,à de courts intervalles, des cris aigus , et ne pouvait garder aucune position dans son lit tant l'agitation était grande. Un seul globule ramena promptement le calme^ et tout était rentré dan^ Tordre en moins d'une heure* Je n'administrai point d'autres remèdes ; à midi, c^est** à-dire huit à neuf heures après que je l'eus quittée^ cette ex-malade se. trouvait si bien qu^elle déjeûna de fort bon appétit ; aucun accident n'a reparu.
Neuvième OBSEHVATiOîf.— -M"* Geneviève Beritard, âgée dé 63 ans ; rue des FrancS'BouPgeois^aint^Michelj, n® 18^ me demanda de la soigner le 1®' octobre i833. Sa santé, en général, était dans le plus déplorable état ; plusieurs fois par semaine elle éprouvait de violentes attaques d'épilepsie , maladie qui faisait le tourment de sa vie depuis l'âge de vingt-deux ans ; en outre , maux de tête habituels , oppression en marchant , digestions pénibles , et faiblesse extrême. Depuis dix-huit moisson existence lui était devenue tout à fait à charge ainsi qu'à tous ses voisins , à cause de la plus singulière affectioa spàsmodique qu'elle contracta à la suite d*une terreur très grande : elle fut menacée et maltraitée par un homme qui en voulait à sa vie. Peu de jours après cette circonstance fâcheuse , indépendamment d'attaque^ d'épiiepsie plus fortes et plus fréquentes , elle commença à pousser des mugissemens effrayans tout-à-fait sem-^ blables, pour l'intonation et la force, à ceux d'une vache qui a perdu son veau. L'air pénétrait avec force
dans les poumons , et en sortait avec un épouvantable mugissement; je crois que rien de pareil nes*est encore rencontré chez Tespèce humaine. Un grand nombre de médecins essayèrent vainement, pour guérir cette bizarre maladie, tousles caïmans et les anti-spasmodiqaes connus; ce beau triomphe était réservé à V homœopathie . Sous son influence salutaire , cette affection extraordinaire se dissipa peu à peu , et dans l'espace de neuf mois , Fépilepsie qui séi^issait depuis près de quarante ans ^ disparut avec tous les autres symptômes morlûdes.
Dixième observation, — Vers la fiu de juillet dernier , cette même nersonne fut prise du choléra : vomissemens continuels, vingt-cinq évacuations en douze heures, brûlemens et spasmes dans la région de l'estomac y froid glacial de tout le corps , timbre de la voix tout-à-fait changé et d'une faiblesse extrême, crampes très douloureuses dans les membres, vertiges et anxiété. Trois doses d'un remède homœopathique , administrées dans l'espace d'un quart d'heure, mirent fin à ces effrayans symptômes ; le lendemain la guérison était complète.
Onzième observation. — Au mois de juin i834, M"?* DE "Wailly, rue Basse-du-Rempart ^ n® 4^, me fit appeler pour soigner sa femme-de-chambre qui avait été prise dans la nuit d'une esquinancie très aiguë : fièvre violente, respiration excessivement gênée, menace desuffocation,col très gonflé, même à l'extérieur, la malade ne pouvait plus avaler sa salive. Un premier globule donné à nedf heures du matin enleva la fièvre eu quatre heures : unsecond, d'une autre substance, fut prisa une heure de l'après-midi, il fit prompiement tomber les autres syrap*
tomes inquiétans , et cette pauvre fille qui , pendant la nuit précédente , s'était regardée comme morte, mangea dans la soirée même un potage sans aucune souffrance ; le lendemain elle avait repris son service ordinaire.
Douzième observation. — Leglerc, laitier à Villejuif, était affecté depuis six mois d'une névralgie violente , ayant son siège sur le sourcil gauche. Cet homme, âgéde 27 ans , très vigoureux et sanguin , avait été traité dans son bourg, par les antiphlogistiqùes et les caïmans; voyant qu'il n'obtenait aucun soulagement, il vint à Paris , sur le conseil de son médecin , et entra à l'hôpital de la Charité ; un grand nombre dé remèdes bien différens furent inutilement employés , et six semaines après, il sortit aussi souffrant qu'il était entré. Le 8 avril 1834, sa femme, qui avait entendu parler dans le quartier où elle vend son lait à Paris , de diverses cures que j'avais obtenues par rhomœopathie ^ me l'amena et me pria de lui donner mes soins : la première dose du médicament que je lui administrai immédiatement, procura un peu de soulagement pendant quelques jours; le 1 7 , il revint me consulter , et se crut guéri après la seconde dose du rem^de.jCar'^ilfut sept jours sans souffrir. Le 28 je le vis encore , il avait ressenti la veille quelques légères douleurs; le 29, le mal avait disparu pour ne plus revenir. Cinq mois' se sont déjà écoulés sans rechute.
Treizième OBSERVATION. •—« Mademoiselle Sibire, demeurant rue du Petit-Bourbon n^ 2 , se donna une entorse très forte en descendant son escalier ; la douleur fut si vive qu'elle ne put le remonter seule , et fut obligée de se coucher. Elle appliqua sur son pied l'inévitable lîni-
ment de savon i blanc dEspagrns et eau-^de^^'Vie. La nuit fui très péuible , la peau devint rouge , et l'articulalloa du pied s'engorgea considérablement ; on ne distin* iguait plus les malléoles qua^d je fus appelé le'lendemaiii à8 heures du matin. J'administrai à cette malade un re-
mèdehomœopathique, véritable spécifique pour ce genre d'affection, et je lui annonçai positivement q^i'elle marcherait facilement le soir même « A 7 heures^ je la trouvai en train de se promener avec précaution daivs sa chambre; le pied n'était plus enflé , une légère douleur $e faisailr encore sentif intérieurement ,. mais le lendemain elle avait cessé , et mademoiselle Sibire put sortir et marcher long-temps sans riea ressentir.