‹ L'homoeopathie exposée aux gens du monde et réfutation des objections queChapitre 9 sur 10 · SES DÉTRACTEURS · texte numérisé non relu

SES DÉTRACTEURS

Aprèsr aroir surabondamment fait connaître tout ce que vaut Vhomœopathie , passons en revue et réfutons les principales objections que font contre elle ceux qui, ayant la manie de parler sans savoir, se permettent de la juger satis la connaître, et ceux qui redoutait Tas-^ cendant infaillible que s«s succès lui assurent dânsPopi^ nions font ce qu'ils peuvent pour éloigner le moment OFU tout autre traitement que celui qui nous occupé sera répotisse par les malades.

L'amour-propre froissé suscite bien dés ennemis à la médecine de Hahnemann^ et cette vérité s'explique trop clairement pour que je m'arrête à la démontrer ; mais ce qui mettra sans contredit le ptfis d'obstacles à son* admission par tous lésàë^decins , c'est la paresse* Quand on s'est créé une routine facile et commode tirée de sesp

connaissances acquises, quand on jouit de quelque réputation , et que Ton se trouve satisfait du produit d'une bonne clientelle , il faut un yéritable courage et beaucoup de iiféf ottcment pour faire dés études toutes nouvelles et renoncer à ses anciennes croyances; de déplus, celle .homceopathie isi longue ii. bien apprendre, si soigneuse dans ses observations auprès du lit du malade, ne permet plus les visites faites à la passade, et qui durent à peine quatre ou cinq minutes,.^., les conaéqueBces de ce fsùt se déduisetit d'elles-m^évoes. Quand Topinion publique , entraînée par de nombreux succès, se sera enfin manifestée, alors seulement tous les médecins se verront forcés d'étudier Vhomœopa'^ ihie^ heureux ceux qui d'eux-mêmes se seront mis à l'œuvre les premiers.

•f Je "voudrais bien vroire à thomœopathie y me « disait un jour un confrère avec lequel je causais ami-

• paiement sur celte science, «r parce que^ s* il en était V ainsi ^ je F étudia riais av^ç urdeur: — Le inojtidn d^y % croire , lui.r^pQndisrjet^'^^^ d$n faire quelques ap^- ^' pUcatiom : -^-^ M^^is Je craindrais de cofnproni^ttre « la we de mon malade en me servant d'une méthqd^ « 4 laquelle Je. ne crois pa^.r*^ En procédafit commf « vais ^ôus tindiqmr^ vous n'ave^ rien à redoutera

* commences sur une mcdadie bien caraoféri^é^ fjqui vous laif.se quelques heures dispqnible^ pof^r ^ faire vofr^ essai sans inconvénient j; si duns ce .coUr( n espace dé t^imps /^ho«k»opax»ie ne procure pas un H mieux évidefit', niousi pourrez de suite recùurità ^2x94 « moyens habituels.. Fapfe^fn^Ua:.:. choisissez des eus f ^itla médecine ntdipresûrif ordinairement rien^lis vQ-t tf missemens des. femmes enceintes par eœemple.;voUs. « hs verrez biet^tét disparûttre som C influence d^

«f remcdc cont^nahle , et fheun&use femme qui av6ta^ «f sen*i à votre expériéfïôe se /Mottvem ainsi débah*^ ^ rassée dune incormrtùditê\ soui/^nt très fatigante f é qu'elle était destinée petit-étre à garder pendant 9r plusieurs mois; ou bien quand a)Ous remiontrere» *i un corjrsa ou rhume de cen^eau fort intense, «r administrez le globule homcsopathique à cette,

* affection , V existence du mbucheur n'en sera pas^ é compromise , et il vous certifiera qu'il s'est trami>4' « parfaitement guéri en quelques heures. — Soii^ meus ir ^dus me parlez là de maladies trop légères ; j& dé^

* sirerais que 'vous m'appelassiez comme spectateur^ « lorsque , parmi vos cliens, ^myus auriez à traiter w» «f cas aigu bien graine y je serais curieux de a^oiroom^, « ment, açec ojos globules ^ "vous "vous en tireriez. — - «r Rien de plus jacile pour moi que de vous satisfaire , •f seulement, je ne suivrai paè tout^à-fait ba^ marché « qu^ vous me tracez pour 'Vous conpathcre : au lieu dt^

* traiter datant i^ous un de mes malades que ^vous" tt pourriez supposer ai^oir été choisi par moi, parce a que je Saurais jugé plus facile à guérir que tout

* autre, je m'en remettrai à vous-même pour le chota^ ir du sujet. Quand i^ous aurez trouvé dans votre •r clientelle une' maladie aigaê suffisamment gra^^^ «f pour vous inquiéter^ sur sa terminaison probable j if veuillez donc m'en avertir, et f aurai le jdaisitj ft>W <r en guérissant votre malade^ de vous tonverêir 4 As^ « seule vraie médecine... » Mon offre fût aocepîé^l avec une sorte de reconnaissance , xpraîs six tnois-^ sont déjà écoulés depnis cet entrefiei) , et^ê suis encore 9 attendre l'avertissement de ce confrère.

Par suite d'an esprit de vertige qui semble poursnivper un grand nombre de malades, V hom^xk^pé^tliie Teùw

contre, pour s^ faire jour, de^ ^ffieiUtés yraime&t étranges : les uasv atteints de qian^^^hroniques qui ont icésisté à tous les remèdçs connus ^ aui|: ii|édepins et aux. eaux de tons les p^ys , ne veulent lui if connaître de. mérite , qu'à^ condition qu'ils se troubleront presque im-^, médiatement rétablis par elle ; ils semblent n'avoir de patience que pour des essais infructueux; cependant, sL les homceoputh^ peuvent sansxontredit beaucoup plus, que les autres médecins, poi^r guérir le& malades» ils.na s'annoncent pas çomàie faisant des miracles! Quand donc ilç soilt appelés après tant de traitemens nuisibles;, dont les effets compliquent l'affection primitive , il faut nécessairepient; un. peu de patience pour que la guéri&on» puisse a'opérer^

Au contraire $ une aâection grave est-elle enlevé^ d'un seul coup , par un remède parfaitement -h.omœopathiqne , comme cela arrive assez fréquemmept , loin que, cette cure profite k la nouvelle doctrine , elle tourne justement contre elle. I^e ïualade habitué à des traite- , mens intermiipLableJS sur lui , sur ses amis, sur sa famille^, dit à qui veut l'entendre <fuesans doute son mal ai^àlt^, ik finir, cur il est impossible qi^.si peu de chose ait pik^ prodUfirç tant ^ effet en si peu de temps. D'après un, çaisonnemeiit de cette force, si un globule pouvait, prendre le volume d'un éléphant, on se garderait bien de meUre en doute son efficacité j cependant , quel est le poids ou le volume du, miasme imperceptible qui.coi^muniqiie la rougeole, la scarlatine, la. petite vérole? Quelle quantité de virus V£^ccin faut- il pour préserver de cette dernière affection , puisqu'il est reconnu qu'ui]^ verre d'eau datas lequel on laverait une lancette trempée seulement dans tin bouton , fournirait de quoi vac- .

cîner efficacement plus de mîHe pepsoiims. Tout U lùoirde sait qu'un gràîn €le'mus& suffit pour mfeeter en quelques minutes une maison etiUqrë; que' pèse donc Ik molécule odoriférante qui s'en 'dégage ? £ilô détèi'mine Irès-promptemétit de violentes convulsions .ohex l>ean« coup de femmes, et cependant il est bien r^cotmu^ qu'après avoir donne lieu à de st puissantes* émanatiônt pendant un an , ce grain de musc placédans la balance^ lié paraît pas avoir sensiblement perdu de: son poids; De tels faits, que personne ne contestera ^ sont^ils moins

suirprenans que Faction des globules homœopalhiques*B

' Certains médecins qui n'ont par le droi^d'igstoi^er 06 que je viens de citer, ne manquent^ cependant pas de dire; quand ils en trouvent l'occasion : m ^tte/^ ohar^ •r latans que ces homéopathes ^ ils prètervdeht jjàrla •f dose ridicule dun miUionieme' de grain^^ fftoduii^ « des effets positifs aOec lés mêmes substances qwe « hotis administrons soufrent y sans grands résultats, « à celle de douze, trente-sia:^ soixante-douze grains *( et même^lus, la rhubarbe par exemple ! Quelle cré- « dulité ne faut' il pas pour ajouter foi à de pareilles If absurdités! » .•..Ces réflexions, quand elles s'adre^^ saient à des personnes qui peut-être pour la première fois entendaient parler de Vhomœopathie , manquaient rarement kuT effet , maintenant tous ceux qui auront lu attentivement cette brochure sauront au juste ce qu'elles doivent en penser, Quelques renseignemens^ que je vais ajouter, prouveront jusqu'à l'évidence la mauvaise foi de tant de détracteurs acharnés, ou bien leur ignorance absolue des principes élémentaires de cette homœopathié si souvent chargée de réparer toutes leurs bévues.

; ; Qiiaitd nn dMopathe (i) {bjlI prendre à ua ptalade Boiiuatme^àonze grains de rhuJbarbe, son iutention est de produire un efiet purgatif; en. stimulant fortement le eaiifti intestinal ^ il-ea augmente de beaucoup la séorétion naturelle » et cause un véritable trouble dans Torga^ msme.lj homœopaÉhe ne recourt Jamais à de semblables moyens ; son rôle essentiellemetit pacificateur est dç rétablir' l'ordre et Tbarmonie partout où ils ont cesse d'exister^ et quand il donne un millionième de grain du médicament en question , il est loin de vouloir purger^ fe'est pour faire cesser certaines coliques accompagnées de dévoiement , résultat qu'il obtient toujours en quelques heures^ Son but étant , comme on le voit ^ tout;>afait autre que celui de VaUopathe^ il n'est doue pa^ surprenant que :1a dose soit aussi bien difiereute. De plus, chaque remède choisi bien bomœopathiquement , «yant une action spécifique direqte sur l'organe malade^ «t étant destiné à augmenta momentanément , mais le moins possible, le mal dont il est déjà atteint» cet aggravement reconiiu indispensable k la guérison p^r Hahnemann et tous ses disciples ^ serait dangereui^ si , comme je l'ai déjà dit plus haut , on donnait à une dose trop forte un médicament komœopathique , c'est-à-dire «igissant spécialement sur le siège du mal; tandis qu'elle est insensible , quoique suffisante aux doses infinitésimales prescrites par l'expérience contre laquelle tous les raisonnemens les plus forts en apparence viennent échouer. On concevra facilement l'absolue nécessité diç

' ■■ I / *■■■ ■ > ■ ■ I ■ ■ Il !■ ■ ■ ■ ■ ■! I m ■■■ - ■ ■ ■ > n ■ , , p ■-■ - .^ I I I ■! I - Il ■ - i^ > I I H ■ 1 I

(i) HahneinaBû .déâfigbe S9ii9 ce Kom tout loédeciu qai n'agU pas selon les règles de l'homœopathie.

( 47 ) ces doses st faibles / quâ^ud on saura qu6 la maladie développe une sensibilité çxcessi ve dans Torgane aifbcté^ et que , dans ce cas , la plus légère atteinte du médica^ ment ne peat manquer de s'y faire sentir. C'est aiîisi que Tœil sain supporte avec facilité et sans douleur la lamière qui est son excitant naturel , tandis «qu'il ressent ttne impression des plus douloureuses , et tout-à-fait iusupporiable à la moindre lueur du jour, quand il est frappé d'une ophthalmie oa inflammalion violente. Eh bien , cette maladie si pénible cède en peu de témp9 à Vhomœopathie , mais , pour cela , il faut Une dose trèis faible de médicament. D'après toutes ces expHcatioils , la marche fixe et invariable adoptée par les homœchpathes est déjà suffisamment motivée , elle le sera bien plus quand on saura encore que le frottement très-pro*longé auquel sont soumises les substances préparées selon les procédés de Jffahnemann ^ développe en eiles des propriétés beaucoup plus actives que ceiles qu'elles ont à l'état naturel; quelques-unes même, telles que ie charbon de bois^ la silice^ le lycopode ^eic. , regardées comme inertes à l'état brut , acquièrent par le frottement une vertu médicatrice des plus prononcées, et ne peuvent être administrés qu'aux doses les plus faibles , quand les symptômes qu*elles développent sur l'individu sain sont bien en rapport avec ceux qui existent chet le malade en traitement. Pourquoi mettrait-on en doute ce fait tant de fois constaté par tous les médecins qui ont embrassé Vhomœopathie par conviction ? Tout le monde sait que le plateau de cristal d'une machine électrique qui , à son état de nature , ne dégage point d'éleclricité , en développe en peu d'instans une très grande quantité , quand il se trouve frotté entre èes coussins , et donne lieu aux phénomènes \es plus extra-

ordinaires, L'effei du frottémt^t , jdail£; Iqs deux cîrcoastances ci^ssus^ ïi'a rien qui doive plu/s surpTeudre dans l'une que dans l'autre ) on peut sans doute en être •étonné.,. mais Texpérience est là, il faut se rendre k l^évidence. .

Beaucoup de médecins ennemis de la nouvelle dqç* ixine attribuent uniquement à l'imagination sur laqueL^ ies homœopathes auraient isoin d'agir le plus po^f* ^l>le>» le mieux que quelques malades se figurent obtenir ide leur traitements --<*- Cette iuspir-ation est vraiment .lumHieuse , quand il est démontré que V homœopqthie pe réussit jamais mieux que chez les enfans en bas âge ; quelle imagination exaltée chez un nourrisson de six ^ois I c'est aussi probablement aux vapeurs ou à l'enihou^àsme. de la vache ^ du cheval ou du chien ,. qu'il 4a'ut attribuer les succès brillans de V homœopathie dans Ja médecine vétérinaire ?

Quand ils tiennent à détruire la confiance d'un malade qui se fait traiter par V homœopathie y voilà comment ils s'y prennent : « La preuve que ces prêtent ff dus remèdes ne sont que de la graine de niais ^ et « ne jouissent par conséquent d aucune propriété^ ir c*est que je vous propose d'avaler devant vous les «f globules^ quels qu ils soient, que votre homœopa- « the vous a remis. » — Certes , voilà une offre qui doit donner à réfléchir ! que répondre pour réfuter une assertion aussi bien appuyée? c'est cependant très simple : Ceux qui s'avancent ainsi, ont quelques notions sur la préparatioi;! et l'administration des remèdes homœopathiques , ils savent parfaitement que les globules donnés à un malade pour agir directement sur uu organe irrité , doivent avoir, comme je l'ai dit plus haut, une action proportionnée extrêmeifieni faible , et que si

cette action est encore suffisante pour se faire sentir chez un malade , elle serait loin d'être assez forte pour produire un troubl^ notable chez Thomme sain dont la sensibilité est infiniment moins développée , et dont la nourriture habituelle suffirait d^ailleurs pour annu-^ terVejffet du médicament. Ils sont loin d'ignorer aussi que pour expérimenter une substance homœopathique sur l'homme sain , il faille d'abord le tenir au régime tourenable, puis lui administrer une dose plus forte de la substance moins affaiblie que pour le malade ^ et cela à cause des faits ci-dessus énoncés avec détails. Cette fanfaronnade qui ne prouve^ comme on voit, absolumeqt rien cowittV homœopathie ^ se renouvelle asse^z souvent pour que j'aie jugé à propos de la relever.

On reproche aussi aux homœopathes de donner à peu près la même dose de remède à des individus d'âge bien différent.-^C'est justement ce qui prouve la spécîfité des remèdes homœopathiques : faut-il , pour vacciner un adulte plus de virus-vaccin que pour un enfant ? l'expérience dit non»

En entendant parler du grand nombre d^affections différentes qui cèdent à Vhomœopathie y certaines personnes disent : « cest donc une espèce de selle à tous chevaux ? » -^ Cette expression pourrait tout au plus convenir s'il s'agissait d'un remède comme celui de Leroy , qui , toujours le même , est administré indistinctement dans toutes les maladies. La matière médicale des homœopathes contient environ 260 substances différentes qui ont toutes été expérimentées un grand nombre de fois sur l'individu sain ; leurs propriétés sont donc parfaitement connues , et bien distiuctes ; c'est dans ce riche arsenal qu'est choisie avec le plus ^rand

( 5o ) coin la substance d'une analogie parfaite avec les symptômes morbides qu'il s*agît de combattre.

Hahnemann , à ce que prétendent certains facétieux, ne voit rien de plus sûr qu'un coup de hache pour guérir un coup de hache , et jette habilement du haut d'un balcon, l'homme qui vient de faire une semblable chute, — Le mot homœopaihie signifiant maladie ana.» logue , et non identique, ou de même nature, cette plaisanterie tombe d'elle-même. Je ne m'arrêterai pas à beaucoup d'autres de même force, la lecture en serait trop fastidieuse , et ceux qui se seront pénétrés de l'esprit de cette doctrine y répondront aussi bien que moi.

Pour terminer, je vais réfuter une deruière objection que l'on m'a faite plusieurs fois , sans doute parce qu'on la croyait fort embarrassante : « comment se fait-il « que thpmœopathie y si elle jouit réellement de Vef" If ficacité quon lui attribue^ ait mis tant d années te depuis sa création pour arriver jus qvi à nous j puis- « qu'en j85o il n en était seulement pas question à « Paris? » — Si Fhomœopathie à sa naissance n'avait pas donné à pressentir sa glorieuse destinée , Hahne-mann n'aurait pas subi tant de persécutions dans sa patrie ^ un tel acharnement que l'on remarque aussi nraintenant en France contre les homéopathes^ ne s'est jamais déployé contre un système médical jugé absurde l les succès peuvent seuls acérer les armes de l'envie; on dédaigne la nullité , on l'abandonne à elle-même, rien d'hostile n'est dirigé contre elle, par sa nature elle ne peut porter atteinte à aucune réputation toute faite , et ne tarde pas à disparaître dans l'oubli. Loin de cela, l^ homceopathie ^ lente à la vérité dans sa marche, à cause de tous les obstacles qu'elle rencontre , n'en fait

(5. ) pas moins chaque jour des progrès positifs dans tous les pays. Un fait bien remarquable en sa faveur, c'est qu'on ne puisse citer un seul médecin qui , après avoir renoncé pour elle à ses anciermes croyances , ait plus tard été tenté de Tabandonner. En elle tout attache j et ceux qui l'exercent ne peuvent le faire avec froideur. Que de jouissances ne p'rocure-t-elle pas au jeune adepte avide de succès! elle lui ouvre la plus belle carrière de toutes, celle qui lui assurera pendant toute sa vie la bienveillance, l'estime, et la reconnaissance de ses semblables.

Si nous avons été si long-temps privés des bienfaits de l'homœopathie , nous ne pouvons nous en prendre qu'à nous-mêmes. N'avons-nous pas en France le travers de dédaigner sans examen les découvertes, quelles qu'elles soient, qui ne prennent pas naissance chez nous? de ^►pltis , la différence de langue n'était-elle pas capable de retarder beaucoup la propagation de la nouvelle doctrine? Hahnemann et ses savans disciples ont écrit tous leurs ouvrages en allemand j très peu de médecins français comprennent cette langue ; était-ce donc aux auteurs allemands à se faire traduire en français j. uniquement dans l'espérance de notre conversion à leurs principes ? cette démarche , peu en harmonie avec leur caractère , devenait eucore moins faisable à cause de notre tendance bien connue, surtout quand il s'agit de sciences , à repousser tout ce qui vient de l'étranger; cependant^ dans l'intérêt de l'humanité , n'est-ce pas le cas de mettre un vain orgueil de côté , et d'accepter le bien, n'importe d'où il vienne? maintenant que nou5i avons à notre disposition les traductîous nécessaires pour étudier V horhœopathie , et la pratiquer avec succès , je demanderai à mon tour ce qui retient encon* tant de

médecins? je laisse au lecteur judicieux le soiu de répondre à ma question.

Une autorité médicale , un savant dont les observations font foi dans la science , M. le professeur Andiul^ dont le dévouement aux progrès de l'art est justement apprécié , a fait dans son hôpital des expériences sur thomœopathie.Vi est à Regretter, dans l'intérêt général, que trop de priécipitation ait été mise dans ses essais peu eoncluans : la pratique de Vhomœopathie exige une étude longue et approfondie de l'action pure des médicamens , et les nombreuses occupations de M. Andral ne lui ont pas permis de s'y livrer assez long-temps pour réussir complètement. On ne peut donc tirer aucune conclusion d'expériences qui démontrent clairement à tout homœopathe qu'elles ont été faites avec des con* naissances insuffisantes de la matière médicale homœopathique , et demandent à être reprises , pour la conviction de tous y avec une marche plus satisfaisante.

0BSERTATI01VS

TiRÉsa

Page 1