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mentale, la paralysie générale. Dans cette dernière affection, le sang de convalescent est plus facile à se procurer depuis l’application de la malariathérapie. L’injection de sang total de paralytique général en rémission pourra peut-être exercer une action tréponémicide plus efficace que les autres modalités de la protéinothérapie. £
Contre-indications : En raison des doses minimes injectées, l’homohémothérapie ne nous semble par PrROLEE de contre-indications.
AUTOHÉMOTHÉRAPIE
Nous avons traité par l’autohémothérapie deux malades, Dans les deux cas, la technique suivie pour les injec- - tions a été la suivante : la veine est ponctionnée comme pour une prise de sang, mais avec l’aiguille adaptée à la seringue. Une fois retirée la quantité voulue de sang, on réinjecte immédiatement soit dans la masse musculaire fessière si l'injection est intra-musculaire, soit à la face antéro-externe de la cuisse si l’injection est sous-cutanée. Pour nous mettre à l’abri d'accidents d’ailleurs très improbablés, nous avons toujours pratiqué les injections le matin à jeun. Chez les deux malades, il a été fait trois injections de 40 cm°, séparées par un intervalle de trois jours. Les phénomènes réactionnels ont été les mêmes, Nous n’avons constaté ni frissons, ni éruptions, ni arthralgies ; simplement une légère élévation de la température à 37°7, 37°8, atteignant son maximum deux à trois heures après l'injection, et disparaissant rapidement, dans les mêmes délais.
OBSERVATION n° {À
Adolphine J.…, 18 ans ; maniaco-dépressive avec hyperthyroïdie à la phase d’interférence; entrée à l'asile de Châlons-sur-Marne le 31 mai 1924.
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Du 8 au 14 janvier 1995, recoit tous les trois jours 10 cm° de son propre sang injecté par voie sous-cutanée.
Après la troisième injection, nous avons constaté une aggravation des phénomènes d’hyperthyroïdie présentés par la malade : augmentation de volume du lobe droit du corps thyroïde, avec troubles subjectifs marqués de compression et de contriction douloureuses, exophtalmie, bouffées de chaleur, tachycardie. En présence de ces iroubles, nous avons interrompus le traitement.
OBSERVATION n° 2
Catherine D..., démente précoce à 14 période hébéphréno-catatonique.
Du 15 au 24 janvier 1925, trois injections intra-musculaires de 10 cm° de sang. Aucun effet sur les troubles mentaux n’a été constaté; nous avons été obligés d’interrompre le traitement en raison de l’émotion manifestée par là malade à l’occasion de la double opération nécessaire : prise de sang et injection.
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Mlle Pascal a bien voulu nous communiquer les résultats de l’autohémothérapie pratiquée sur trois de ses malades de l’asile de Moisselles dans le but de traiter des manifestations cutanées : psoriasis et furonculose. Les manifestations cutanées ont été améliorées ; les troubles mentaux : délire de persécution, hallucination (deux cas) et démence sénile (un cas) n’ont pas été modifiés.
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Mode d’action
L’autohémothérapie est une médication essentiellement choquante. C’est une thérapeutique par le choc, et c’est uniquement une thérapeutique par le choc. Les auteurs qui ont intimement étudié les réactions qu’elle provoque dans l’organisme ont pleinement confirmé cette action. En France, Moutier et Rachet, Nicolas et ses collaborateurs, en Italie Mino et Garlesco ont prouvé que, pratiquée sans seringue ni aiguille paraffinée, elle était toujours suivie d’une crise hémoclasique typique. Au cours des quelques injections que nous avons faites, nous avons vérifié, parmi les réactions qui lui sont consécutives, la baisse légère de la tension artérielle et une légère hyperthermie qui n’a jamais dépassé 38 degrés.
En pathologie générale, il a été remarqué que l’action désensibilisatrice de l’autohémothérapie se manifeste surtout lors des troisième et quatrième injections, et s’épuise assez rapidement. Ses effets sont souvent contradictoires; c’est ainsi que les migraineux traités par cette méthode en sont tantôt améliorés, tantôt aggravés. Il en est de même de l’urticaire que l’autohémothérapie peut guérir, provoquer ou aggraver. Dans tous les domaines, elle est employée d’une façon empirique. Elle paraît agir sur les” glandes endocrines; le cas que nous rapportons, où l’action sur le corps thyroïde a été très nette, en est une illustration. $es indicativas en dermatologie sont les mêmes que celle de l’opothérapie. Son action sur la nutri- tion générale est souvent temporaire : chez les cancéreux,
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la cachexie s’accélère brusquement et considérablement du jour où on cesse le traitement.
En médecine mentale, il semble bien que les réactions thermo-vasculo-sympathiques qu’elle provoque n’aient que peu d’action sur les troubles mentaux. L’hyperthermie provoquée est trop faible pour rentrer dans le cadre de la pyrétothérapie favorable à l’amélioration des syndrômes psychiques. Elle nous semble cependant devoir jouer un rôle assez important par son effet psychique, qui est cer- | tain. Elle doit être essayé chez tous les déséquilibrés du sympathique, chez tous les petits mentaux obsédés, phobiques, angoissés, hypocardiaques, cénesthopathes, pithiatiques, qui ont épuisé sans succès tout l’arsenal thérapeutique. Dans le domaine bien désarmé du traitement des névroses, elle peut être utilement employée.
La posologie doit être essentiellement variable avec chaque cas. On pourra faire deux injections bihebdomadaires de 5 à 10 em° jusqu’à effet,