IV. — INDICATIONS ET CONTRE-INDICATIONS
L’homohémothérapie est applicable à tous les malades -qui ne peuvent supporter la thérapeutique des grands chocs, à tous les aliénés qui s’alimentent mal, dont la nutrition générale est gravement compromise, à toutes les malades mal réglées. £lle paraît être le traitement de choix des paroxysmes aigus de la démence précoce, surtout des états dépressifs neurasthéniques et mélancoliques, avec ou sans catatonie, de l'agitation hébéphréno-catatonique, des états confusionnels hallucinatoies, parfois même de ces formes torpides, stagnantes, où l’inertie fonctionnelle paraît être stabilisée et organisée. (é
La fréquence de la tuberculose chez les démentes précoces recommande encore son emploi. Elle répare les phénomènes de déminéralisation, et comme nous l’avons vu plus haut, elle améliore constamment l’état général et rétablit fréquemment la fonction menstruelle. Employée au début, comme chez la malade de notre première observation, son action heureuse est plus rapide. Dans les états chroniques, l'amélioration psychique est moins fréquente.
Nous regrettons de n’avoir pu utiliser l’homohémothérapie sur une plus grande échelle. Il aurait été intéressant de l’étudier dans la psychose intermittente, la confusion