L'Hon. J.A. Chapleau, retour d'Europe [microforme]
i 888, dans un état de santé tellement précaire que ses concitoyens en concevaient de traves inquiétudes, revenait au Canada, le 24 avrilsuivant, parfaitement rétabli, et son. retour a soulevé un enthousiasme spontané sur tout le parcours du chemin de fer, A aiñt-Jean, le convoi fut envahi par une foule d’amis qui voulaient lui serrer la main at passage. La même chose fut répétée en plusieurs endroits ; mais à Montréal la démons- Hration prit les proportions d’un évènement. La foule immense qui y a participé, la. joie et l'enthousiasme de tous les assistants ont rendu cette manifestation digne du. grand district de Montréal et de l’omme éminent dont on était si heureux de fêter le. retour.
Par suite de la mort de l'honorable J. Pope, l’un des collègues de M. Chaglen
on n'avait pas voulu donner à la manifestation tout l'éclat extérieur et toute la: pompe. qu'on avait d'abord projetés ; on devait seuleinent aller attendre le secrétaire d'Etat à la gare et lui présenter une adresse de bienvenue ; la fête, pour être plus intime, né’ devait pas être moins intéressante ni moins sympathique. ee Bien avant l’arrivée du train, la gare du Grand-Tronc était envahie par plusieurs mille personnes, au milieu ee on remarquait une noibreuse ‘députation!:
guérison,
bù aeu à ce moment la preuve la plus évidente du dévouement l'affection qu l'honorable J. A. AE à a HADIE à ses SHRELARFAN Aus
Monsieur LE ME Nos légitime impatience, au sujet de votre ue devait se manifester par une démonsiration des plus enthousiastes À votre arrivée ; les grandes clameurs du peuple, accourant joyeux de toute part, devaient.être la fanfare retentissante dé la bienvenue, et des milliers de poitrines palpitant à l'unisson vous
ussent fait voir comment tous les cœurs battent d’admiration, de reconnaissance et de dévouément pour vous,
Un évènement regrettable, la mort d’un de vos cotlègues distingués, l'honorable M. Po e, est venu rayer d'un trait funèbre le programme tracé. P y prog
1 Le sentiment d'enthousiasme a dû faire place Aun sentiment de convenance, les airs
joyeux d'aujourd'hui eussent été une ironie des tristes lamentations d'hier, et les soldats eussent certainement craint d’être désavoués par ler chef. Une bonne poignée de main, franche comme la parole donnée, chaleureuse comme un sentiment ardent,
quelques paroles, écho de nos âmes et de hos cœurs, voilà ce dont ilfaut nous cohtenter, roilà ce que nous vous prions d'accepter.
L'admiratien et la reconnaissance, avons-nous dit, nous ont poussé au devant de us ; le dévonement nous tient inséparablement attachés À votre personne,
Les services que vous avez rendus à notre pays, se rencontrant à chaque page de 08 archives, sont racontés à tous les foyers et feront partie de le légende de la nation, Le dernier quart de ee de notre histoire politique—le premier de vos combats vous l'occupez presque à toutes ses heures émouvantes. C'est un ‘poème “pique, où le peuple vous voit avec orgueil comme le héros fascinateur.
; : Citons quelques faits : re ñ Dès 1850, dans l'élection du brillant collègue de Sir Georges Cartier, l'honorable Juis Siméen Morin, vous faisiez avec éclat vos. premières armes, gagnant d'avance pathies du comté qui ‘avait élu Lafontaine et Antoine Norbert Morin,
ntré dans lacarrière aux premiers jours de la constitution qui nous répit, cette const: ution n ‘eût jamais de défenseur plus généreux, de voix plus éloquente pour la | faire respecter, de bras plus vaillant et plus” fort pour la soutenir et la protéger.
ous nous souvenons que c'est vous qui, tout en dirigeant la bataille contre. ion tyrannique du pouvoir À Québec, formiez un groupe fort qui nous donnait oire signalée du 17 septembre 1878, victoire qui causel’effrondement, du gouver-
Mc engie et ja sa SE rene ttle par une hostilité persistante vis.
qu efficace, les dotés et |’ autonomie des provinces.
Nous nous souvenons que lors des dernières élections fédérales, l'entrainem n funeste et aveugle de l'affaire Riel, qui triompha partout ailleurs, est venu se pe 4 sur le district de Montréal où vous commaniliez,
mais de tout un ce ? Nous le croyons, RE
La science et un climat généreux vous ont comblé de leurs bienfaits : vous réve nez parmi nous avéc des forces nouvelles, puissiez-vous les conserver longtemys taus vos ainis le demandent sincèrement et le pays l'exige hautement,
nir la discipline TD la paix, à assurer Ia victoire entr la guerre, ü cor à la tête du pays le parti conservateur qui a tant contribué à son dév slopPses sa prospérité, ©
nous avons pour vous.
Veuillez, madame, en Micdentes une Dge can ;-digne compagne de ceht que venons acclamer, nos souhaits et nos affections se dde également sur vous.
Pour le Comité des citoyens : —
Du JEANNOTTE, président.
R. WuHITE, PE + DOHERTY, Da ACHAPELLE, à es
: CONRAD PELLETIER, BEAUMOXT Jou BERT,