SCENE VII
M. DE VERVILLE, THIBAUT, MARGUERITE
Va, ne crains rien ; nous revierdrons
M. DE VERVILLE
J E ne puis te peindre, Thibaut, toutes les émotions que j'éprouve en ce jour. Je vois que les enfans sont la plus douce faveur du ciel. | |
THIBAUT
Lorsqu'ils sont comme les nôtres, c’est alors une bénédiction; et les parens pos:
sèdent en eux une richesse qu’on peut apprécier, Q monseigneur ! vous ne sau-
riez cr vienne nous
ant re.
que lie ment Joyeux
Ah !
si eXxce] de quel ter? N tenir. un reux T ras la d cinq enf
Cinq, s’il vous sur ses pose là ge, et J' à moi,
Et ce
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rez croire combien les peines de la vie de- 14 |
chèr- viennent plus légères, lorsque nos enfans LE | nous aident à les supporter, (En frap- "à À ant sur l'épaule à M. de V'erville.) LE Da seulement bon courage, En quel- 4, | venir, que lieu que soit votre fils, je crois ferme- E: ! ment qu’il rendra vos vieux jours les plus | Joyeux de votre vie, : À | gi | amu- M. DE VERVILLE, j | ll 1ù à 4 Ah ! s’il vivait encore, s’il était d’un aus- K 4 | si excellent naturel que les tiens ! Mais 1 Ÿ lrons de quelle vaine espérance vais-je me flat- 5 À | ter? Non, je n’ai plus de fils pour me sou- ‘RE PSS tenir un jour dans mon dernier âge. Heu- RE reux Thibaut ! tu peux vieillir, tu goûte- h Di | ras la douceur de te voir revivre dans les h L . cinq enfans auxquels tu as donné le jour. L THIBAUT, } pes Cinq, dites-vous, monseigneur ? Non, f | efa- sil vous plait, quatre seulement (él compte i til sur ses doigts) ; ce petit marmot qui re- # f| pose là derrière le rideau, Louison, Geor- IL. | ge, et Jeannette : voilà tous ceux qui sont HO D c'est N à moi. : 11 PUS" M. DE VERVILLE, j (ape |
” Es ame pere etat
Et celui qui est aux champs ?
THIBAUT
Il n’est pas notre fils, quoique je l'aime autant que s’il l'était, et que j'aie fait pour lui tout ce qu’on peut faire pour les siens.
Îl en est bien digne aussi, ce brave garçon ! il nous chérit comme s’il nous devait fa naissance, et il travaille pour le ménage comme s’il était l’aîné de ma petite famille.
Mx DE VERVILLE, Et quelle est donc la sienne ?
THIBAUT
Nous le savons aussi peu que lui : nous Pavons sauvé de la mort dans son berceau. Ma femme l’a nourri de son lait, et il à toujours vécu avec nous. Au reste, id ne doit pas être d’une naissance commune, Ïl avait à son cou un hochet ga:ni dor et et de pierreries, et son linge était de la plus grande beauté.
M. DE VERVILFE,.
Vous l'avez sauvé de la mort, vous ignorez sa famille et il n’est pas d’une naissance commune ! Ah! mon cher Thibaut, hâte-toi de m’apprendre comment il est tombé entre vos mains.
MARGUERITE
” C’est une bien cruelle histoire:
Nous Je faisa bord d'u bonne ; nyeût} l'avaient
Passe, circonsta ui regar ont je s
Eh bie là tout de nous fûüm taient ent maison.
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aime pour siens.
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gnossan- Jaut,
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THIBAUT
€ faisais valoir une petite ferme sur le bord dune rivière... La situation était fort bonne ; et la terre rendait bien, quoiqu'il n’y eût pas grand merci à dire à ceux qui l'avaient tenue avant nous.
M. DE VERVILLE
Passe, je t’en conjure, sur toutes ces
circonstances, et raconte-moi seulement ce qui regarde Valentin. Il n’est que cela dont je sois curieux.
THIBAUT
Eh bien ! monseilgneur, pour en venir là tout de suite, vous saurez qu’une nuit nous fümes réveillés: par les eaux qui étaient entrées de tous côtés dans notre maison. : Nous eûmes à peine le temps de monter sur le toit pour y attendre du se- Cours. Le matin on vint nous chercher dans un bateau. : Tout le Pays était inondé. On voyait la rivière couverte de débris de maisons et de meubles, emportés par la violence du courant: J'étais occupé à consoler ma femme qui se lamentait
} de la perte de notre cabane, et plus encore | de celle de son fils, que les ondes ‘avaient
étouffé avant notre réveil. Tout-à-coup L3
Nous, démeurions alors en Normandie.
En Pot
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DR D 0 de danse