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L'honneur: comédie en quatre actes

M"* Heinecke. — Mon Dieu ! Y a si loin d'ici les Indes, qu*on oublie une chose ou Tautre. Et puis nous voulions te faire une surprise.

Robert m iiv« «t maroh* avac agiutioD. — Mais Augusta veille sur elle de son mieux ?

M"* Heinecke. — Naturellement. Elle ne la quitte pas des yeux. Aima dîne chez elle, étudie chez elle, et quand, le soir, il est trop tard pour le tramway, elle y couche, comme cette nuit justement.

Robert. — Et quand elle ne rentre pas le soir, cela ne vous tourmente pas?

Heinecke. — Bah I c'est une grande fille.

M"* Heinecke. — Nous la savons si bien gardée chez Augusta. Du reste, elles devraient déjà être là, car le laitier leur a porté une lettre dès ce matin. Ça va en être une joie !

Robert. — Et Augusta, elle est heureuse?

M*"* Heinecke. — Ça dépend. J' boit bien un peu et n'aime pas trop le travail, mais...

Heinecke. — Mais pour gueuler et faire des histoires, il est toujours prêt.

M"* Heinecke. — En somme, ça ne va pas trop mal chez eux. Augusta a deux chambres superbement meublées qu'elle loue à un monsieur riche de Potsdam ; il y descend quelquefois et i' paie le mois entier; ça fait une jolie somme. Rien que pour son café du matin i' lui donne un mark, (eiu va à u ranitra.) La v'ià qui arrive, et elle a amené son mari.

Robert. — Comment? Aima n'est pas avec elle?

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