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DE L’ARTICLE VA ET DE SON ORIGINE. ; où 7 19. L’aticle n'étant pas de toutes les langues, il
* faut en conclure que, par lui-même, il ne saurait rien
à exprimer; c'est à l'invariabilité seule de la terminaison
+ des noms qu'il doit son existence. Aussi, renvoyons-nous, : pour ce que nous avons à en dire; à cette espèce de mot -°.:
même. ï
aux.
ET'DE SON ORIGINE
| .. 20.—Quoïque, à l’aide du nom, bhaque objet fût dé -* signé par un terme particulier, bientôt se déclara la nécessité de dire de ces objets leurs couleurs ou leurs
ss
| Ne | " -. DE L’ADJECTIF
formes, leur force ou leur taille, enfin, remarquez bien
- lités. | | En effét, voyons-nous un cheval, il est jeune ou vieux, ; blanc ou noir, grand éu petit, lourd ou léger, vif ou a pesant. . Or; ces mots-jeune, vieux, blanc, noir, grand, LC petit, joints au nom cheval, sont, pour ainsi dire, autant d’attributs qui ajoutent à l’idée que nous donne le. mot cheval, Yidée de ses qualités, de sa taille, de sa légèreté, ete. Remarquons-nous une femme, nous la trôü- 4 vons belle ou. laide, petite ou |grande, brune ou blonde, ‘ete; ici encore chacun de ces. mots, belle, laide, petite, nde, brune, blonde, ajoute à l'idée que nous donne e mot femme l’idée dé ses'qualités.
. Ces mots donc n'ayant d’autre fonction que d'ajouter des idées de formes, de’ couleurs ou de qualités, les grammairiens ont dû chercher un terme qui rappelât cette ‘fonction; et,’ au lieu. de se servir de l’expréssion À + mot qui ajoute, ils ont choïsi le terme plus court adjectif, À qui, seul, a toute ccîte signification, , Le,
Nous n'avons d’afticles que Æ la, les, du, des, au,
ce mot, d'ajouter à l'idée de l'objet l'idée de ses qua.