CHAPITRE VIII … À
DU PARTICIPE PRÉSENT
682. — Parmi les participes. présenté, : il yen a qui ne varient jamais, c.-à-d. qui.se. terminent toujours nt, :
LÉ æ /
| LA GRAMMAIRE
e ‘ ë d'autres; ils sont ainsi invariables, parce qu'ils ne sat. raient être que verbes. (1) finies Ress ‘. 533.—Les autres, au nombre d'environ quatre cents, "sont tantôt verbes, et alors ils/ne varient point ; et tantôt adjectifs, et dans ce cas ils prennentle genre et le non- .bre du nom auquel ils se rapportent (2), 56 :
mm” 7 n . : L3 : (1) Nous pensons qu'on nous saura gré d'ayoir donné une certaine étendue à cette atIon si difficile, et jusqu'ici plutôt esquivée que traitée, du pe rticipe présents: Ur (2) Rigoureusement pârlant, ces degniers étant les seuls qui ‘puissent être tour à tout verbes et adffetifs sont les seuls aussi , qui dussent être qualifiés de parlicipes.. «Mais en appelant ainsi, : encore aujourd'hui, cette partie de l'infinitif de tous les verbes qui est terminée par ant, on ne fait que conserver une expression Su rappelle qu'autrefois ces mots furent sans exception | adjectifs, et eonséquemment déclinables. : ; En effèt, la langue française, pour \la plupart issue de la . langue latine, dut, alors qu’elle se, formait, a la ere 3 emprunter les, termes! ais encore se modeler en certai . Cas sur elle ;/pour. sen ivaincre, il suffit d'ouvrir les es de.cette époque. Müis def dix espèces de mot de notre langue, il n’en est aucune dont la filiation soit plus généralement frappanté et plus palpable que celle qui existe entre le participe ‘présent dés Latins et le’ nôtre, aucune surtout dont les mots offrent dans Yeur £nale une. similitude plus constammeff identique. 1 EL
Aima venant, dormant, régnant, promellant;.
Amans,veniens, dormiens, réegnans, promitlens, « , Or'les Latins faisant sans exception de chacun dé ces mots e un/ adjectif et un verbe tout à. la fois, il serait étonnant que le$ mots francais sortis de ces mots latins en en conservant. jusqu’à la” forme même, eussent été assujettis à une autre règle que l4 règle latine. “ ji tra
En se reportant même à cette époque où la Jangue française commence À prendre une physionomie ‘moihs . éxclusivemient latine, voit-on que’ les auteurs d'alors, encore sous l'émpire de la .règlé des Latin$, la seule qui jusque 1 les guidät, écrivaient tôus les particires présents en les faisant varier, et alorg même qu'ils avaient des régimes ou compléments, 4: ©.
Ainsi on lit dans Su te à la date de.1536: hs :
e Tibre croist inopinément non seulement Rar esgout, des eaues
TÜMBANTES à la Fonte des neiges, mais encore par les vens austraux
gui SOCFFLANS drbict en sa boucque (Son,embouchure) près Hostie, SUSPENDANS $0n cours ef n2 luy DONNANS lieu de sescouler dans la
ee 4
mer, le font enfler e6 reipurner en arrière. 3 Hit
Us soriirent on deuvant de duy, JECTANS* (jetant) Jeu de {ous couslez.êus luy el ea sument (jument), BONNAKS de leurs cymbales &l'RURLANS..... De sbrts Que la éwment : Annÿr
. d- ë qu'ils ne sat.
quatre cents, ‘” int; et tantôt
re et le nom-
D in © gir donné une jusqu'ici plutôt
t les seuls qui les seuls aussi , appelant ainsi, :
ous les verbes er une expres.
ans exception |
rt issue de la n-seuleméent *
Tr en pééi vrir les es notre lang
ralement frape le participe dont les mots ammefR iden-
nls.
ns,
1 dé ces mots, étonnant que in. conservant.
ne. autre règle si
igue française exclusivetient 8 l'émpire de lt; écrivaient :
t alors même
LU
gout des eaues vens austraux ) près Hostie, ouler dans la
ant) feu de ANS de leurs
. droict.
|; SELON L'ACADÉNIE.