‹ L'honneur d'une femme [microforme]Chapitre 131 sur 190 · Or, distinguer Je cas où un participe présent · texte numérisé non relu

Or, distinguer Je cas où un participe présent

reste verbe, et le cas où il se transforme en adjectif, con-

stitue toute la théorie du participe présent. «

Pour'faire cette distinction, il est essentiel de se péné-

au. convent (arrivant au couvent) de Juy ne pourloyt que le pied

(Le mème) .

Mais à la fin du xvue siècle, la règle’ générale, jusquè-là assez

généralement suivie, fut méconnue. Quelques littérateurs har-

‘ dis et bien inspirés s'écartèrent d’un principe qui avait pu

suffire au passé, mais qui ne répondait plus aux besoins du‘pré-

gent. Ils distinguèrent donc entre le Cas où le partieipe reste: |

verbe, et le cas où il’se,transforme en adjectif: verbe, ils

l'écrivirent invariable ;. adjectif, ils le firent varier. Au lieu. donc d'écrire comme leurs devancicrs, et commé ils l'avaient

fait eux-mêmes jusque-là, ici on:voyait des chevaliers ©HE-

VAUCHANTS ef BRAVANTS es hasards des combats, là des hom-.

mes LUTTANTS corps à corps ou SATTAQUANTS ayec.la même ardeur que les bêtes sauvages POURSUIVANTES leur proie, ils écri-

virent, comme nous le ferions aujourd'hui, tous ces participes

invariäbles. :

. Outre qu’une raison d'haee, raison bien fondée du reste, . 8 pu avoir Sa pfrt d'influer

sur.le partique prirent ces premiers littérateurs dissidents, ils durent plus partieulièrement

se déterminer par le désir ou plutôt le besoin d’être clairs, par la

. nécessité de donner aux mots une conformation qui en exprimât

“a | 5 mi

sans équivoqué et immédiatement la valeur et le sens.

A l'époque où le participe présent était variable ans toutes les ‘circonstances, il m'était pas possible d'exprimer cortaineg nuances fines, délicates, qui, bien qué sentiés par les litté- .rateuts d'alor$,' manquaiënt d'expressions qui les peignissent ; cètte impossibilité a disparu par le fait seul de la variabilité ou de l'invariabilité du, participe. :

- «Quand ÿ par Fund AS Fénelon dit /a brebis BÉLANTE, les “taureaux WuaigsanTs, à la seule manière dont ces'mots sont

orthographiés, nous savons qu'il ne nous peint nullement une .

brebis dans le moment où ‘elle bôle, ni les täureaux à l'instant

‘a faculté telle a de bélcr, et’ les taureaux par celle qu'ils ont de. mugir.

“moment même où elle bèle, et les taureaux à l'instant qu'ils

- mugissent, il eût écrit comme ici, les brebis BÉLANT, las taureaux

‘ entendre ; c'est-à-dire nou# ne pûmes nous entendre dans le temps:

ÉUGISSANT, et les chiens ABOYANT, à ne nous ful pas possible de nous que, ou parce que les brebis bélaïent,.que les taureatx mügissaient êb que ls chiens aboyaient ; nous le répétons encore, J'orthoaphe ‘seule de ces mots bélant, mugissant, nous’ fait pénétrer médiätement dans la pensée de l’auteur, et c'est 1à un nd que nos pères n'avaient pas. . REA TES MEN de fi

issent ; il caractérise tout simplement la brebis par :

S'il eût voulu, nous représenter la brebis dans le

mn

= 178 | LA GÉAMMAÉS

trer de la différence qui existe éntre la fonction du verbe et celle de l'adjectif. Re Der ea

535.—Le verbe exprime le plus souvent l'action ; et) l'adjectif, la qualité ou l'état. (Par étatson entend ici | la situation où est une personne où une chose).

Par exemple, quand je dis, ces enfants nous INTÉRES- SANT par leur babil, nous leur f'îmes quelques questions, le mot intéressant est ici participe présent, est ici verbe parce qu’il exprime une action; en effet intéresser par.

son babil, c'est causer, c'est agir. *: ° : Ce serait bien différent si je disais, ;

Voilà des Ge Éie eme Ici le mot intéressants serait adjectif, parce qu’au ljeû d'exprimer telle ou Rs action faite par les enfants;il peindrait en eux une

ualité, :. ”. * : 536.-—TI y a toujours a et par conséquent le participe présent est toujoufs invariable SRE

1° Quand ce participe présent a un régime ou com-

plément direct. Ces faits ACCABLANT l'accusé, il ne sut que répondre. — Accablant qui ?—L'accusé. Voilà le régime direct de accablant : or, accablant \est verbe, et conséquemment invariable. ie

2° Le participe présent est-encore invariable, quand il exprime le motif ou le moment de l’action; dans ce cas, il peut toujours se remplacer par l’une des conjonctions comme Où parce que, quand ou lorsque, et un temps de l'indicatif. ; \ |

Ces messieurs TREMBLANT de froid ne pouvaient’ ni

signer, ni même tenir leur plume ; c-à-d. comme où . parce que ces messieurs tremblaient de froid, ils ne pou- | vaient ni signer ni tenir leur plume. | Ta

Les taureaux MUGISSANT font retentir les échos d'a-. lentour ; e.à-d..les taureaux, quand ils mugissent

Telle est la théorie du participe présent. Comme on|k voit, les principes sont fort courts, et l'étude en est bientôt: faite, . mais l'application en est extrêmement difficile ; c'est ce qui nous a engagé à présenter les exercices suivants. ni. « ExenciOms sur le participe présent.

Aujourd'hui vous voyez ces jeunes gens fiers let hau- . : tains, OFFENSANT ef BLESSANT leurs amis mêmes ; demain vous les trouverez Kumbles et noi a et :

n du verbe

‘gclion ; et) entend ici \

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