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. /| é L'Académie ne fait ce mot adjectif que lorsqu'il s'applique aux choses: alors il signifie sonore : instrument RONFLANT, voi RONFLANTE, séyle RONFLANT, phrase RONFLANTE, vers RONFLANTS.— Au figuré, promesses RONFLANTES, C.-à-d. grandes et vaines. Ror font, appliqué aux personnes, ne peut être que
verbe des luquars RONFLANT sont des laquais qui ronflent, qui font l'action de ronfler ; l'esprit se refuse à voir là un état; aussi n’hésitons-nous pas à condamner l'emploi qwen a fait Voltaire comme adjectif; nous doutons même que ce grand homme eût dit, Des femmes fatiguées RONFLANTES sar le plancher.
irantes, et * ROSTOUPS, :
, qui to-
rime nulle-
ésente nulonds, mais à des gens 8:
le la peine w bourreau.
e ‘analogie
ucr, il ne i qui parle
nous dire *
s, rendant vus périr, il ne peint
ns ces deux djectif.
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îi a raison,
e lorsqu'il
e: instru- LONFLANT, iguré, pro-
t être que quais qui se refuse
le 7 » TS CHANCELANT dans, sur, ÉCUMANT de, FRÉMISSANT de, HALETAN®T de, PALPITANT de, TREMBLANT de, TRESSAILLANT de, VACILLANT sur, dans.
Faut-il: écrire, nous rencontrâmes ces enfunts. TREM- BLANTS de froid ou‘bien TREMBLANT de froid ? |
Nous Save ces dames TRESSAILLANTES de joie ou bien TRESSAILLKNT de joie ? 4
© Noûs les avons laissés BALPITANTS de crainte ct d'espérance, ou bien PALPITANT de crainte et d'espérance, : etc., etc. ?
Avant de répondre à ces questions, nous devôns dire les considérations qui, sur ce point, ont servi à fixer notre opinion. LL AE
De même qu'il y a des verbes que nous conjuguons Asse indifféremment avec avoir ou avec étre, de même nous àvonÿ quelques participes qui, sujrant nous, et, selon es vucs ‘de’ l'esprit, peuvent assez indifféremment aussi, Es variales ou invariables. Cette considération, à laquelle nous he sachions pas qu'on se soit jamais arrêté, va beaucoup contribuer à nous faire résoudre; chaines. difficultés jusqu'ici d'autant plus embarrassantes qe bien ‘qu'elles exigent un cxamen ct mème une règle à paat,.0n n'a, pour les combattre, que les ressources : impuissantes du principe général. de
Parmi les verbes qui se Conjuguent assez indifféremment avec avoir ou avec étre, mous citcerons croûtre, décroitre, dégénérer, expirer, vicillir, cesser, déchôir, échoir, empirer, expirer.
Quand on dit, {a rivière À cRüyd'un mètre, oh fait entendre -
que le niveau de l'eau s’est. porté ‘d'un point à un point plus élevé : il y a- donc là une action qui justifie l'emploi du verbe avoir (1).. Et si l'on dit, /@ rivière EST cRüE d'un mètre, on signale une augmentation de l’eau, on parle d’ün fait accompli, abstraction faite de toute idéc d'action.
De même on dit, cette race À BIEN DÉGÉNÉRÉ, pour faire entendre qu’elle a passé d'un état plus avantageux à un état moins avantageux : là aussi il y a une action qui justifié l'emploi de l'auxiliaire avoir; et cette race Est bien DÉGÉNÉRÉE, pour parler d'un fait accompli, d'un état actuel, abstraction faite de toute idée d'action.
: (1) On sait mn l'auxiliaire avoir sert à marquer l'action, et auxiliaire être, l'état,
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LA GRAMMAIRE EE 4
Æh bien! si, à l'égard de ces verbes, on eût posé ce principe absolu qu'ils doivent se conjuguer exclusivement avec avoir, on en eût limité où plutôt faussé l'emploi, puisque alors ils n'eussent exprimé qu'une idte de mouvement. En les conjuguant aussi avec (fre, on a cédé à la force de la vérité, attendu que, dans ce qu'ils expriment, l'esprit peut aperecvoir,. soit la transition d'un état à un autre, c'est-h-dire l'action, soit un fait accompli, c'est-à-dire l'état : en cela on a été conséquent, on a été logique. . > ;
Pourquoi donc déserterions-nous cette voie de la vérité, cette voie de. la. raison à propos de certains “participes présents ? Pourquoi, lorsqu'il est absolument indifférent ar lé cas qu'ils peignent, "de l'exprimer par du mouvement. ou par un éfat, ne pas les écrire facultativement, c'est-à-dire, ne pas laisser à l'esprit la faculté de rendte ce qui le frappe soit sous l'un, soit sous l'autre de ces deux'points de vue? Est-il bien, est-il rationnel, quand surtout il ÿ a simultancment action et état dans le: fait à exprimer, de me furcer à représenter du mouvement plutôt qu'une situation, quand il ny à pas à invoquer pour l'un une seule raison qu'on ne puisse aussi invoquer pour l'autre”?
Nous cosidérerons done indifféremment comme verbes ou comme adjeetifs les fiarticipes présents tremblant ; tressaillant et palpitant des exemples qui précèdent, c'est-ï-dire que nous écrirons indifféremment, nous rencontrâmes ces enfants TREM- BLANTS de froid Où TREMBLANT de froid. — Nous trouvômes ces dumes TRESSAILLANTES de joie Où TRESSAILLANT de Joie.
— Nous les avons laissés DR ‘à PALPITANT de crainte et d'espérance.
. . Que s'il se rencontresquelqu'un qni conteste cette doctrine,
nous Je prions, avant Tout, de nous dire duellé différence il y a entre . |
Des enfants qui TREMBLENT de froid, ct des enfants qui sont TREMBLANTS de froid, 1
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Bien évidemment il n'y en a aucune, bien évidemment il n'existe entre ces deux manièrés de s'exprimer nulle autre : différence que celle qu'il y a entre
. La rivière À cru d'an mètre, et la rivière EsT cRuE d'un mètre :0r il est ihdifférent de se servir de l’une ou de l'autre.
De même nous écrirons indifféremmens
Nous trouvâmes ces dames TRESSAIÏLLANT de Joie ou bien TRESSAILLANTES de joie. En mettant TRESSAILLANT de Joie, c’est comme si nous disions qui tressaillaient de joie ; en mettant tressaillantes de joie, c'est comme s'il y avait qua élatent tressaillantes de joie. Or, comme ces deux expressions mgrent
é ce principe t avec avoir, que alors ils n les conjutrité, attendu cvoir,: soit la , Soit un fait équent, on a
vcrité, cette s présents ?
lè cas qu'ils un éfat, ne as laisser à ous l'un, soit en, cst-il ra et état dans
HU mouvement
voquer pour voquer pour
nc verbes Où , tressaillaht ire que nous onfants TREM- 1 trouvâmes ANT de joie.
de crainte et
tte doctrine, rence il y a
an(s qui sont
idemment il nulle autre
T CRUE d’un e l’autre.
oie ou bien NT de joie, , en mettant élatent tres-
08 mgrent
le cas au même degré de vérité, nous nous servirons indistinctement de l'une ou de l'autre,
Et quand, dans le troisitme exemple, nous écrivons,
Nous les avons laissés pALvITANTS où PALPITANT de crainte ct d'espérance, V'adjectif Palpitants et le participe présent Pulpitunt, peignent encore le cas à un <gal degré dà vérite : ‘par l'adjectif d'alpitante, on exprime l'état, on dit qu'ils étaient Palpitants : par le participe présent palpitant, on exprime le mourement, On dit qu'ils palpitaient : dans les deux cas on est dans le vrai, dans les deux cas on dit la chose. À RER
Ainsi que nous l'avons fait remarquer, il ya une analôgie pärfaite et mime identité de cireonstances entre
Cette race À ‘bien DÉGÉNERÉ où EST bien DÉGÉNÉRÉE. — Cette Jemme À bien VIEILLI où EST Lien VIEILHE, etc. Et entre ne #
1 Nous rencontrâmes ces enfunts TREMBLANT de froid où “’TREM- BLANTS de. froid ; — Nous trouvêmes ces dumes TRESSAILLANT de Joie ou TRESSAILLANTES «de joie,
Par identité: de circonstances, nous voulons dire que, dans les uns et dans les autres de ces exemples, les” circonstances soùt telles que, lo. on peut y voir du mouvement où un état e 20. et que ces'circonstances sont également bien rendues, soit qu'on les exprime sons le point de vue du mouvement où sous le point de vue de l'état : d'ojf nous concluons que, dans tout cas analogue, il est indifftrent aussi de se sertir du participe présent, qui marque le mouvement, ou de l'adjectif, qui marque la situation. -
CHANCELANT, VACILLANT. à
Nous écrirons donc encore, ‘* +.
Quoiqu'ils cussent pris fort peu de vin pur, ils se Levè-
Tent CHANCIBANT où CHANCELANTS. — Nous les rencontrâmes VACILLANT dans leur démarche, ou VACILLANTS
dans leur démarche, cHANCELANT sur leurs jambes ou CHANCELANTS sur leurs jambes.
Au figuré, cependant, êt tant au sehs physique qu'au sens moral, vacillant et. chancelant sont toujours adjectifs. Ces
- dames ne sont pas encore complétement. convaincues de la né-,
cessité de prendre un parti, nous les avons trouvées VACILLANTES, CHANCELANTES, c'est-ü-dire n'ayant d'opinidn fixe ni pour ni contre ce qu'on leur propose.—ZLes Princes mous et incapables n'ont qu'une. qutorité CHANCELANTE, ne laissént que des trônes VACILLANTS, CHANCELANTS.—('es lémoins se,sont montrés TACIL- LANTS dans leurs dépositions. s