HALETANT, PALPITANT
TB approchèrent de nous PALPITANT de joie Ou PALPI- TANTS de joie, HALETANT de colère où HALETANTS de colère.
: Ce n'est pas cependant que quelques circonstances ext ou du moins sortant de l'ordinaire, n'amènent des cas exceptionnels où 1o. il faut exclusivement le participe présent, et 20. d'autres encore où, sans proscrire précisément et absolument l'adjectif, on doit donner la préférence äu participe présent. - !
10. Il faut exclusivement le verbe, quand il s’agit de l'instant même où les circonstances naissent, #e produisent, écla-
tent. : : | Par exemple, je suppose que, pour échapper aux fureurs d'une - soldatesque effrénée, une mère se soit cachée avec ses enfants. en quelque lieu, et que des hommes en armes l'ayant découverte, voulussent. rendre l'impression produite par leur présence sur cette ferme, il devraient’ dire: | A notre vue, cette mère s'élança vers nous les yeux hagards el TREMBLANT de frayeur: je' me sers du -participe. présent . tremblant et non de l'adjectif tremblante, parce que: ces hommes armés étant aux yeux de la mère €omme l'image de la . mort, il en résulte immédiatement une surexcitation, un transport qui ne peut être rendu avec vérité que par le verbe. En disant tremblante, outre qu'on m'exprimerait pas l’exaltation du sentiment que limminence d'un tel danger fait soudainement naître, On ne rendrait pas ce, mouvement qui fait passer la mère d’une situation à une autre ; ce serait rester au-dessous de In vérité, et non-seuleiment amoindrir le fait, mais encore lé mal peindre. ‘
Nora—Tremblant ne saurait être qu'adjectif dans téte rew-
ec ldiecur à coùvertes
s FRÉMIStÉMISSANT
Lt
Vésuve ni
UMANT ou
actif, ést buvant et NT, c.-à‘d.
Ou PALPI- ITANTS de
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it de l’insisent, écla-
reurs d'une
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pe. présent .
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| tête TREM-
SELON L'ACADEMIE. -] BLANTE, voir TREMBLANTE , perde qu'ici il exprime un état « ,
constant,
AUTRE. EXEMPLE.—Jusque4à il était résté calme ; ‘inais à cette
parole outrageante, ses /yeux BRILLANT on plutôt fTINCELANT
annoncèrent l'agitation de son esprit. Ici encore il fatit exclusi-
vement le verbe, pafcç qu'il ne s'agit ni d'un état ordinaire, ni
“d'un état déjà ex tant, mais de la”transition d’un état à un fait qui se produit, qui éclate," :
j ésulte que, dans certaine: circonstances, il est mieux de dire xne personne fCUMANT de raye, et daus d'autres circonstances, une persônne ÉCUMANTE de rage. * È -i
n dira une personne ÉCUMANT d2 rage, si l'onh à peindre soit
e moment où la fureur nait et éclate, soit le moment où elle
est le plus exalt‘e; ct une personne ÉCUMANTE de rage, si le, à = moment de l'exaltatjon étant passé on n'a qu'à exprimer l'état
qui le suit, si \ / d -
A \ / 2 A son emportekent, à sa colère) succéda une fureur telle, que : bientôt ÉCUMANT de raÿe, elle eût déchiré son propre sein, si on ne l'en eûl empêchée. Mci c'est un sentiment qui nait, qui éclate, qui cause de l'agitation, gr c'est le verbe. AUS
J'ignore ce qui avait ainsi agité cette femme ; mais quand J'entrai chez elle, je la trouyai ÉCUMANT de rage. Ici j'emploie de préférence le participe Ent parce que, sans avoir été témoin de la transition dy calme à l'agitation, je tiens à faire entendre que cette agitatjon dur. it encore, qu'elle existait dans son énergie à mon entrée! | | :
Mais. je dirais en fdisant écumant- adjectif, après avoir cruellement exercé stvngeaïce, elle eut le courage de rester assise près de’. time’; c'est ainsi qu'on ‘la trouva encore ÉCUMANTE de raÿ& ci je n'ai à peindre ni un fait à l'instant qu'il éclate, ni uñ transport dans sa puissance, dans son’ énergie, mais un: sentiment affaibli, un état qui présage le retour au calme. % - ;
On dira donc encore, au mament. où, sélon leur coulume, ces officiers entrainaient. Yeurs soldats au combat, ils furent atteints l'un et l'autre; nous les vimes CHANCELANT sur leurs chevaux, Fe puis tomber et périr. Ici je n'ai plus la liberté du choix entre le verbe et l'adjectif, parce que j'ai à rendre non un état déjà. existant, mais une action-que je vois naître, un fait qui se produit, Le : |
Mais je”dirais, en faisant chancelunt indiff:remment verbe ou adjectif, plusieurs soldats, étourdis par des Loissons spiritueuses, se” tenaient CHANCELANT Où CIIANCELANTS sur leurs chevaux. ‘ci jai la liberté du choix entre chancelant, verbe, et chancelunts, adjectif, parce qu'il s'agit d'une circonstance
‘LA GRAMMAIRE
mixte, c'est-à-dire représentant du mouvement, puisque ‘es soldats chancelaient, et aussi un état, puisqu'une telle situation a eu de la durte. On: :
Nous les trouvâmes TREMBLANT de tous leurs membres. Ces mots de tous leurs membres pcignent un cas sinon extrème, du moins qui sort de l'ordinaire, et ‘cela me suflit pour donner la préférence au verbe, : Re
"Dans les qxemples qui précèdenk&ès cas sont classés, sont
+ déterminés par les circonstapées hecessoires ; cest par elles que nous distinguons s'il y a transition d'un état À un autre, Cest-à-dire action, où simplement permanence dans ‘telle situation, c'est-à-dire état; anwgsi est-il facile d'appliquer le principe, soit que nous soyons nous-mémes les narrateurs des faits, eu qu'ils nous soient narrés par d'autres. ;
! Mais ce moyen d'appréciation manque quand le fait est rapporté sans circonstances, accessoires ; et c'est ici surtout qu'il . importe d'appliquer la règlé, attendu que, pour faire comprendre sa pensée, on n'a d'autre ressource que la vâriabilité ou l'invariabilité du participe présent. Le .
Que, par exemple, je dise, en entrant chez cette femme, je l'ai trouvée BOUILLANT de colère, par cela seul que Je dis Louillant, et non bouillante, on doit entendre que je parle de l'instant où la colère de cette femme ctait à son plus haut degré
* d’exaltation ; ct si, au contraire, je n'avais À exprimer que l'émo- -tion vive encore qui suit cette exaltation; je dirais bouillante de coltre.
re Remarque. — Si ces mêmés participes présents, chantelant, écumant ; frémissant , fumant , haletant , palpitant , tremblant , tressaillant , vacillant,.sont employés (tant pré- Ætdés du verbe étre, on ne peut plus les écrire indifféremment ‘variables .ou invariables : par cela seul qu'à tort-ou à raison celui qui parle les emploie avec étre, il les fait adjectifs : ces hommes commencent à ŸTRE CHANCELANTS sur Jeurs janibes, et. VACILLANTS" dans leur démarche. — Quand nous les vimes, ils élaient HALETANTS ,. PALPITANTS', TREMBLANTS ; TRESSAILLANTS , FRÉMISSANTS (1). | 2e Remarque. — En pratique, outre beaucoup de formules, : . de tournures qui portent le cachet. d'une époque reculée, il existe bon;nombre de jarticipes présents que nous écrivons comme ils Sécrivaient lorsque la langue était à demi barbare. Ainsi les praticiens d'aujourd'hui, vont jusqu'à orthographier
SRE ESS =
(1) Voyez notre Nouvelle Théorie du participe présent, d'où nous avons extrait les exercices qui précèdent, £t où.chacun des «quatrè cents.adjectifs verbaux de notre langue est ns ordre alphabétique et traité dans-toute son étendue.
puisque des le situation
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lassts, sbnt t par elles \ un autre, is telle sipliquer lo rateurs des
it est rnfirtout qu'il omprendre ou l'inva-
femme, je que Je dis e parle de haut degré que l’émojéillante de
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Janibes, et:
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