tà GRAMMAIBS
668.—ASSUJETTIR. L'Académie écrit ce verbe avec denx 4, ou avec un seul: Assujettir, assujétir.
669.—ASSURER signifiant affiimer, certifier une chose, prend à devant un nom de personne : #/ AsSURAIT à tout lé monde que La chose. était vrate, c'est-à-dire il affirmait. Il LEUR AB8URA qu’il reviendrait dans huit jours. EN Assurer signifiant cffgager fortement quelqu'un à regarder une . Shose comme certaine, à y croire, veut le nom do la ‘personn sans la préposilion : ASSURLZ VOTRE FAMILLE ‘de ma reconnaissance, : de mon respect | tous pouvez L'ASSURER que je prendrai ses intéréts. .670.—A TERRE, PAR TERRE. : À terre se dit de ce qui/ ne touchant point à terre, y tombe ou y est jeté: votre Liv est tombé À 5 fl a jeté son chapeau .A TERRE ; un cheval jette quelquefois son cavalier À TERRE. ARTE | Par Téres s6 dit de ce qui, touchant déjà à terre, y est renversé : il a jelé sa maison PAR TERRE : le vent nous renversa PAR TERRE, à | cadémie, au mot terre, dit aussi: jeter un homme à terre, contre| terre, par terre; et au mot Jeler, il s'est jeté à
ATTEINDRE, flans toutes ses: autres acceptions s'emploie sans -: préposition, et/se dit des personnes et des choses. J{ atteignit ennemi du:second coup de pistolet, c'est-à-dire 1] frappa; votre : ami a manqué d'adresse, il n'a point atteint le but, c'est-à-dire | il n’a pas touché, frappé le but; La balle latteïgnit au front. I .… osait se flatter d'atteindre Racine. .(Acad.) / : au
672,—BÉNIR fait au participe passé Génr, bénit et, bénie, bénite. On ne l'écrit avec un # que lorsqu'il s’agit des“choses bénites : * par les prières du prêtre: dé l’eau bénite, du pain :bénit, des rameaux, des drapeaux bénits. S'il s'agissait de personnes, ‘il. faudrait, commé dañs toutes lés eutrés acceptions de ce verbe, écrire béni, bénte. Cet abbé a été sacré, a été BÉNI par un saint évêque ; les peuples ont toujours Bbx1 La mémoire des bons rois. (Acad.) :.
678: — CHANGER POUR, CHANGER CONTRE, se disent . indifféremment: il À changé sa vieille vaissélle pouR de La neuve ;: il a changé ses tableaux CONTRE des meubles. (Acad.).
CuanGer signifiant convertir, demande la préposition en :\/es alchimistes prétendaient. pouvoir changer EN or loute sorte de mélaux; au figuré: lintempérance des hommes change EN poison les aliments destinés à conserver leurvie. |
CHanGer ‘signifiant quitter une chose poni autre, prend OUJOUrS 14 préposition dé: CHANGER De façon d'agir ; CHANGER DB condujte, DB religion. (Acad.) : ue
EG LR
rbe avec deux #,
ne chose, prend lé ‘monde que La UR ASSURA Qu'il
reconnaissance, :
drai ses intéréts.
it de ce qui/ ne : votre livre est un cheval jette
, y est renversé :
| PAR TERRE. 4 jeter un homme y Sl s'est jeté à
à que lorsqu'il e qu est à quelse lève sur la ou$ ne pourrez rayon, etc. On w sublime, etc.,
s'emploie sans
Il atteignit | frappa; votre
ut, C'est-à-dire t'au front. Il .
ct bénie, bénête.
“choses bénites : *
ain bénit, deg
e. personnes, ‘il
as de ce verbe, in saint évêque ; 3. (Acad.) :
RE, se disent .
R de la neuve;
osition en :1es loute sorte de nge EN poison
mänazm se dit quelquefois absolument, pour signifier changer - de-Winge: comme j'étais mouillé, je suis rentré chez: moi pour : 4 changer. (Acad.) Se, :4.* 614—COLORER, COLORIER: Colorer signifie donner de la €cotleur: le soleil coLons les fruits, les fleurs ; un teint coLon$;
‘:+ divin coLo8£. (Acad.) Ve ‘4
[7 , CocorEm ne se dit que de l'action d'appliquer les couleurs. -:.
"", convenables sur une estampe, sur. un dessin, sur un tableau: ce. sont des estampes, des images COLORIÉES ; ce peintre COLORIE mieux
qu'il ne dessine. (Acad) ee 675.—COMMENCER A, DE. Commencer à désigne une action . . qui aura du progrès, de l'amélioration, de l'accroissement: le Jour COMMENCER A luire; 1L COMMENCE A pleuvoir ; cet enfant COM- 7 “MENCE A parler, A écrire, A lire, etc. (Acad.) \ : : 0 Cowmexcer pe désigne une action qui aura de la durée, , abstrattion faite de toute idée d'amélioration ®\ lorsque lorateur + . COMMENÇA DE pañler, &l s#éleva dans l'auditoire uñgnurmure appro bateur ; quand le tonnerre COMMENCE DE gronder, ihfaut s'attendre à un orage. : - À Cependant, ajoute l'Académie, on dit quelquefois. commencer à por comméncer de: éls commencèrent à jouer, commençons à ner. / PE « 676.—COMPARER prend indifféremment à ou avec: je n'ose k me plaindre, quand.je compare mon sort A celui de ces infortunés ;l'yardté-vous. de comparer Lucain À Virgile ; on est forcé d'être modeste quand on se COMPARE AVEC lui; COMPARER La copie AVEC original... ##
! T1 s'emploie aussi sans préposition : COMPARER Virgile et ITomère. /Cependant, lorsque la comparaison se fait entre des personnes | ./ ou des choses de nature ou d'espèces différentes, l'Acadtmie, . :
[ contrairemeht à l'opinion de M. Lavauz, ne fait usage que de Ja
préposition à: Homère compare Diomège au. milieu des Troyens Aun lion au milieu d'une bergerie ; on compare les conguérants À des torrents impélueux. (Acad.) : ‘
Par analogie, on dira: comparer un honnête homme À un fripun, le remords À un ver rongeur, le sommeil À La mort.
SUP AA, COMPARAISON'DE, 4! n'y a point de comparaison de, prennent indifféremment à ou avec: &l n'y a point de comparaison D'un tel. A tel autre, où D'un lel Av&C un tel, ou encore
+ KNTRB Pierre et Paul. (Aead.) Er ou 678.—CONFIER, SE CONFIER, SE FIER: Confier demande la préposition à: CONFIER des titres A quelqu'un, sa destiné AU -<hasard, un secret AU papier.“ : :
"Se conræn prend le plus souvent la préposition en: se CONFIER EN Ditu, xN la Providence, EN ses amis, EN soi-même, xx sed forces, Avant l’article, une raison d'hcrmonie seule fait que souvent
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. mieux que en la bonté, On trouve aussi s confier avec à: re COXRIER AU hasard. ” “4
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