DEMANDER A, DE. Demander à, évant un sr se
dit lorsque c’est la même pêrsonne qui doit faire l'actjofl des deux verbes : je demande A parler au roi ; C’est moi qui dentande, . et maqui veux parler. NOT EUR ; Derñnder de ne s'emploie que quand celui qui /demande n'est pas la même personne qui fait l’action du second “verbe : Je vous DEMANDÉ DE m'écouter, DE m'entendre ; ici, c’est encore moi qui de- ‘Maude, mais c'est vous qui devez m'écouter, m'entendre, (Acad. 688.—DÉPARLER, quoi qu’on en ait dit, est français, et si-
. &nifie cesser de parler. il ne s’emploie qu'avec la négative: #/ ne
déparle point, il n'a point déparié. (Acad.) Gardez-vous d'imiter
- Ceux quidisent : #/ n’a D£orss$ de parler ; décesser n’est pas français.
689.— DÉSIRER, avec un infinitif, demandela préposition &; seulement lorsqu'il exprime un désir dont l'accomplissement cst incertain, difficile ou indépendant de la volonté : désirer DE réus-
‘sir; ty a'longtemps que je désirais pe vous rencontrer ; je désire-
rais bien d'être débarrassé de mon rhume.
Et si, au contraire, désirer exprime un désir dont l'accomplis-
sement soit certain ou facile, et plus-ou moins dépendant de la volonté, il s'emploie sans préposition : amenez-moi cet enfarl; je à HN
er partir ce soir. (Aëad.)
SouxaiTER doit nécessairement suivre la même règle
; toutefois l’Academie n’en parle pas. | OBÉIR est neutre: désobéir à quelqu'un, à La Loi. til a un passif: je ne veux pas être DÉsoBÉI. (Acad.ÿ 692. — DISPUTER, signifiant être en débat, en contestation, est neutre, et ne peut conséquemnient avoir de régime direct. Il faut donc dire: ces chicaneurs onT longtemps nispcré, et non se sont disputés ; ces enfants, après AVOIR DISPUTÉ, en æont venus Quz voies de faits: et non après s’étre disputés. : 693.—DISTINGUER DE, D'AVEC;' se dis
, ? “ n ? rs TT.
ent indifféremment ;
ausse monnaie Dd'AVEC là bonne. (Acad.) our . 694.—DROIT, dans marcher droit, tomber droit,etc., est adverbe, | 5 à 18%:
Le z
LA GRAMMAIRE
et conséquemment invariable, lorsqu'il marque une circonstance du verbe, c'est-à-dire lorsqu'il signifie en droite ligne, directement, | par le plus court chemin : Mesdemoiselles, allez pRoIT, marchez DROIT devant vous, et da arriverez à votre deslination,
Îl en est de même au figuré : avec de tels maîtres il faut que les domestiques marchent DROIT, c'est-à-dire se conduisent bien.
Mais st le mot droit devait marquer non une circoustance du verbe, mais une attitude du corps, une manière d’être, il serait adjectif et s'accorderait avec le nom: /a première règle du maintien exige particulièrement-que les enfants marchent DROITS; on ne saurail trop insister pour que les jeunes personnes surloul écrivent en se tenant DROITES\ Et, par analogie, en parlant des choses: . vous vous tacherez, si dous ne. tenez, si vous ne portez celle chandelle plus DROITE, c'est-à-dire moins penchée. à | *
695.—ÉCLAIRER à quelqu'un ne se dit plus ; il faut dire dans . tous les sens éclairer\ quelqu'un: éclairez monsieur, éclairez la personne qui descénd l'escalier ; ce jurisconsulle & éclairé voli'e frège sur ses inléréls. (Acad.) = .… 696.—S'EFFORCER, avant un infinitif, prend indifféremment
de a s'efforcer »æ soulever un fardeau, s’efforcer À parler. . (Acad. = ( Nous ferons remarquer que de est plus conforme à l'usage.