CHAPITRE PREMIER
truction. É Ov- ‘appelle donc tan cette partie de la gram-
mairé qui traite de’ l’arrangement, de la construction
des mots et des pres
LA GRAMMAIRE
63.—On nomme phrase un assemblage de mots construits ensemble ct formant un seus, comme quand on dit, Déck est Lienfuisant, dqne 4 est bon. Mais la hrase se shbdivise ch propositions. j , + non 264—I1 y a dns uno phrase autant de proposi- Æons qu'il.s’'y rencontre de verbes ‘à un mode per-
-/sonne} (1}} Or, da phrase suivante, l'homme qui tru- » app | vaille plaît‘ à Dieu même, renferme deux, propositions è jou indiquées par travaille et plütt. Il faut exccpter le cas |. “de À où plusicurs verbes auraient le même mot pour sujet : pi "\ cet liommd lit et médite: Ici le mot Lomme étant le sujet dire
de lire et do méditer, cette phrase ne contient qu'une van # RTE Poe | - À 265.—T'oute propositidp est. l'éaonciation d’un juge- adj orsqué je dis, votre frère. lt aimuble, je juge |" ct. “que la qualité d'aimable conviént à votre frères. l Wet, / 266.— Une proposition peut être considérée, soit tra! &rammaticalement, ct alors elle contient autant de * PRI . {parties ue .de mots; soit logiquement, et dans ce E cas, ellé n’en renfernie que trois: le sujet, le verbe et l'atéribut. - : à he ; © Lo sujet logique n'est guère añtre chose que le sujet dont ngus avons parlé, page 31; c’est toujours l'objet, . l’idée principale (2). NS ae © L'attribut, c'est l'adjectif même, la qualité qu’on . altribie au sujet; ce n’est done que l’idée accessoire. Le | verbe sert .à: marquer l'existence de l'attribut dans [le sujet, ôu, en “d’autres termes, À exprimer * que fclle qualité réside, existe dans tel objet. Dans : cette da lu terre est fertile, ù La trre est le sujet, parce que c'est le mot cssentiel, Lidée Iprincipale ;: fertile est l’attribut, parce que "c'est la qualité que j'attribue à la terre ; est est le verbe,
LT à
CR ——————— Le ‘() IL ny à que l'énfinitif qui ne soit pas un mode personnels
(2) La seule diffirence qu'il y ait entre le sujet logique et le Sujet grammatical, c'est que ce dernier s'exprime par un seul mot,'et que % sujet logique embrasse encore les expressions qui se roue à ce sujet. Si je dis, tout homme qui es sans ordre }
“se ruine bientôt, le sujet grammatical est homme, ct le sujet l0= gique, tout.homme qui est sans ordre. * s
de mots me quand Mais la | > proposinode perqui truopositions ter le cas ur sujet :
it le sujet it qu'une
’un jugee, je juge
érée, soit itant de dans ce le verbe > Je sujet s l'objet,
6 qu’on ire.
l’attribut exprimer … Dans :
)t cssenirce que le verbe, :
sonnels ique et le un seul sions qui ans ordre ?
sujet 10=
= À C4 PL d + , .
c'est par lui que j'exprinie l'existence de la fertilité . que j'aperçois, que je jugc être dans lu terre.
1 nom, ou un verbe à l'infinitif: 11 est malade, le TEMPS est précieux, VIVRE #mplique là nécessité de-mourir. 268.—Le verbe est toujours le verbe étre, soit qu'il apparaisse par lui-même, cômme quand je dis lu. journde"EsT belle ; soit qu'il résulte dé la décomposition ’ de tout autre verbe, comme-dans ces exemples: %g ptrle,\c'est-à-dire 7e suis parlant ; tu chantais, c'est-àdire tu élais chantant ; j'ai écrit, c'est-à-dire j'ai été écrivant ; j'aurais réussi, vi j'aurais été réussissant.
adjectif ou un participé présent, ou un- participe -passé, ct quelquefois par un pom ou un-pronom : {a vertu
travaillant), ils sont naAïs, ce'te maison est ma :PRo- * PRIÉTÉ, ce chapeau esl LE SN. . ee Pour nous ‘résumer donc, sujet, ‘verbe ct attribut, voilà les éléments constitutifs de la proposition. 270.—A ces trois parties, cependant, on en a ajouté avec raison uno quatrième, qu'on a appelée complément, parce,qu'elle sert à*compléler le sujet ou l’ât-
tribut. Quand je dis: : -
La flatterie des œw/isuñs fait souvent le malheur des rois, j’exprime une idée que les trois parties constitutives seules aie, verbe ct attribut) ne peuvent pas rendre, car ellés n’en reproduisent que ceci: Za flatterie est faisant. J'ai donc besoin, pour compléter ma pensée, d'ajouter au sujet futterie lés mots des courtisans ; voilà le complément du sujet ;'et, pour compléter l’ättribut faisant, d'y joindrt Le malheur. des rois ; xoilà le complément de l’attribut. :
Les: gens oisifs sont le fléau des gens occupés.
Parties constitutives: les gens sont le fléau.—Æes
”“ ygrbe; — /e fléau; attribut ;
I des gens occupés, cômplément de Pattribut. . es
tragenten ne les cullivant pas. V2 CR Parties constitutives : ceux sont outrageant.— Ceux,