LA MOITIÉ, LE TIERS, LE QUART, LE CINQUIÈME
LE DIXIÈME, LE VINGTIÈME, LE CENTIÈME, etc. ; une DIZAINE, wne DOUZAINE, une CENTAINE: “A
Ce que nous venons-de dire s’appliqée également aux collectifs 4 moitié, le tiers, le quart, ete. Ces mots expriment-ils précisément a moitié, le tiers, le quart, alors ils sont collectifs généraux ; mais ne sont:ls qu'un à peu près; une exagération, ce ne sont plus
que des collectifs partitifs ; et, dans ce dernier cas, ils
n'ont d'autre valeur que celle de beaucoup de.
LA MOITIÉ des députés À VOTÉ pour, et l'autre MorTIÉ contre le projet de loi.—La mortit des recrues EST DIRIGÉE sur Paris et l'autre sur Lyon. Dans ces deux exemples, /& moitié exprimant un nombre fixe, une coilection distincte, est collectif général.
Que-sur dix tonneaux de pommes j'en aie vendu cinq, je dirai, LA MOITIÉ de mes pommes EST venDus. Co terme /a moitié n'est ni un à peu près ni une exagération,
. il est l'expression d'une quantité fixe, d’un tout déterminé ; et c’est essentiellement , uniquement là. ce
qui constitue le collectif général, Mais après avoir "visité mon fruitier, je dirai, LA MOI- TIÉ, LE TIERS, LE QUART de’mes fruits SONT GATÉS,
parce qu'ici il ne s’agit pas d’une moitié jize, d’une
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quantité réelle ;. ce terme, ‘employé: par ef agération, n'a dans ma pensée, n’à en réalité d’aûtre valeur
tance.
| |. que cèlle de beaucoup de, quantité de ; éffectivement, es N. « c'est/comme si j’eusse dit, beaucoup de mes fruits, grand adjec F\ nombre de mes fruits sont gâtés. “+ Or Ï hs: Y Rite ee : ; il C'est d’après les mêmes considératigfé/qu’il faut dire, CN mn UNE DOUZAINE d'exemplaires de cette/ grammaire vous. bien Le COûTERA quinze francs. Ici, en effet, il &’agit d’un nombre ss l) n… fixe, réel, d'un tout déterminé: or c’est un collectif géné- À dire il ‘ral. UNE DOUZAINE de livres ÉTAIENT épars sur son bu- : et n 1 - reau, C.-à-d. environ douze livres étâient sur son büreau. ” | {. . ee | LE =: Pour le redire encore, ces “mots moitié, Hers, quart, 4 FE D i / cinquième, dixième, etc. ; dizaine, douzaine, vingtaine, CAPAI fi /. centaine, etc., doivent exprimer précisément, réelle- totali 14 lement une moitié, un tiers, éte., ce sont des collectifs 4 Ma l | À énéraux ; dans ce cas, ils sont le sujet du verbe; sont. ARMÉ 40 ils appelés à n’exprimer qu’un à peu près, ou em- ‘ es ployés par exagération, ce ne sont plus que des collectifs on pe partitifs ; dans ce second cas, c'est le nom qui suit ce desce: collectif qui devient le sujet. ce Or, selon le besoin, selon le cas, on peut dire, UNE ds ‘ MOITIÉ ou LA MOITIÉ de ses soldats SUCCOMBA, PÉRIT À Le se dans cette journée.— LA MOITIÉ, UNE MOITIÉ de ses sol. Ru dats SUOCOBÈRENT, PÉRIRENT dans cette journée. On | dire dira comme dans le premier exemple, si l’on a à exprimer À condu une. moitié réelle, parce qu’alors {a moitié est un col. . Fe lectif général ; on dira comme dans le second exemple, de si le mot moifié n’est qu'une exagération, paree qu’alors lautr moitié n’est plus qu’un collectif partitif. Commeonle © À à tou . voit/ la première de ces phrases dit beaucoup plus que de la | la geconde, : Ho | / Jemm | / Le PEU, LE RESTE sont toujours collectifs généraux, v parce qu'ils sont l'expression d’un tout: LE PEU de livres que vous lui avez laissés À SUFFI pour son ins- Le [ truction.—LE RESTE de ces fruits se GATERA si vous qu’au H , É Ù p ui l n'y prenez garde. : | pr À * Outre ces règles, nous avons à faire sur les colleo- Ga tifs généraux deux remarques d'une certaine impor- eten À : ;
ration, valeur rement, grand
it dire, re VOUS nombre f généson busureau.
À 0 gtaine, réelle- Ilectifs 5 Sonfc ju emllectifs suit ce
re, UNE , PÉRIT ses sole. On primer un çol- .
cemple, çu’alors e on le lus que
néraux, ,
PEU de on inssi vous
collecimpor-
. LE NOMBRE des élèves cAPABLRB de suivre avec fruit ce cours est
CONDUITE OU CONDUITS par le maire de la commune, VINT à nous el nous REMERCIA de notre dévouement. Comme on peut
SELON L'ACADÉMIE, d19 ”
1re REMARQUE. :
Quoïqu'un collectif'soit général, ce n'est pas une raison pour que le nom qui suit ce collectif ne puisse être qualifié par un adjectif. -
Or, et contrairement à la règle de M. Chapsal, nous dirons,
bien limité ;=—cependant LE NOMBRE de ceux QUI LE BSUIVENT EST considérable—La TOTALITÉ des hommes PRÉSENTS au. corpsde-garde SÉLÈVE à vingt, et on, comme nous enjoint de lé dire ce grammairien, le ‘nombre des élèves CAPABLE de suivre, et non a tolalité des hommes Présente au corps-de-garde. Pas plus que nous ne dirons avec le même auteur, LA ToTa- . MATÉ dès enfants, INCAPABLE de prévoyance, ne VOIT que le pré senl,. CAT nous ne savons pas plus ce que c’est qu'un nombre
CAPABLE Ou éntelligent, que nous ne savons ce que signifie une
totalité qui VIT, ÿ
Mais nous dirons indifféremment, {a MULTITUDE de barbares ARMÉE el RÉSOLU qui, à celte époque, DESCENDIT du Nord, ou |; la MULTITUDE de barbaïres ARMÉS: et RÉSOLUS qui DESCENDIRENT du Nord, FONDIT sur une province française et sen emparA. Comme ‘ on peut dire d’une multitude qu’elle est armée, résolue, et qu’elle descend; et de barbares, qu’ils sont armés, résolus, et qu'ils descendent, il est indifférent que l'accord de ces mots ait lieu avec le collectif ou avec le nom qui suit ce collectif.
Uné TROUPE de paysans, les uns jeunes, et les autres vieux,
dire d'une troupe qu'elle est conduite, et d'hommes| qu'ils sont conduits, il est indifférent que le rapport ait lieu dvec troupe ou avec paysans. Cependant on n'aurait plus:la liberté du choix, si, au lieu d'un adjectif, il s’en trouvait plusieurs, et que l’un d'eux, par sa signification, dût se rapporter plutôt à l'un qu'à l'autre des noms. ‘Il faudrait dire, en donnant le même rapport à tous les adjectifs, une TROUPE de paysans, CONDUITS par le maire de la commune et suivis de leurs femmes et de leurs enfants, vint à nous el nous REMERCIA, ef non une lroupe conduite et suivie de ses femmes et de ses enfants.
Se
. 2e RexaAnque.
Le collectif général La totalité n’est régulièrement employé qu'autant que le verbe dont il est le sujet, ou que l'adjectif qui s'y rapporte, exprime des faits ou des qualités qu’on puisse attribuer à ce collectif. 1 #
Gardez-vous donc bien de dire, à limitation de M. Chapsal, et en vous appuyant sur sa règle no 523 : ce
La ToTauTé des enfants, incararie de prévoyance, ne VOIT
LA GRAMMAIRE
-que le présent, car cela autorise les manières de ‘parler suivantes, lesquelles tombent dans le ridicule, si toutefois elleg ne vont Us pas jusqu’à l'absurde : | N2 La TOoTALITÉ des hommes Est INTÉRESSÉE ; 7 La ToTALITÉ de ces jeunes gens est FoLLE de joie : ‘La TOTALITÉ de ces jeunes personnes EST COQUETTE ; La ToTALWr£ de ces élèves ÉCRIT, FAIT SON devoir ;' + La ToTALITÉ de, ces enfants EST GENTILLE, LÉGÈRE; + Le NômBLEe entier de ces jeunes filles est vif, actif, p: SeUT, toutes phrases où il existe une incompatibilité choquante entre le collectif général et le fait qui s'y rapporte. En effet, une totalité, sorte d'expression arithmétique, ne ‘peut être ni énéresste, ni folle; ni coquette, ni légère; elle ne peut ni voir, ni . écrire, ni faire son devoir, pas plus qu'un nombre ne peut être ‘vif; actif, paresseux, etc. e \ Mais dites, en traduisant la totalité par le mot tous: Tous les enfants INCAPABLRg de prévoyance ne VOIENT que le présent. Les hommes ou Tous Les hommes sont intéressés ;
TOUS ces jeunes gens sont fous de joie; - :: É TOUTES ces jeunes personnes som coquettes ; : Tous ces élèves ‘écrivent, font leur devoir, etc., etc. Je
Remarquez bien qu'on ne peyrrait remédier au vice de’ ces phrases en faisant accorder le vèrbe avec ke nom qui suit le
ployé, est forcément le sujet du verbe. Vous ne direz donc pas de LA TOTALITÉ de ces jeunes filles kST PARESGEUSE. AE. Ni la TOrALITÉ de ces jeunes filles SONT PARESSRUSES.
Ainsi que nous venons de.le. dire, vous supprimerez le col-
lectif général, La totalité, et vous direz: TOUTES ces Jeunes filles : s0nf paresseuses, etc. :..
à Des nons composés.
317. — On appelle noms compéés ceux qui se for-: ment de plusieurs-parties ; tels sont corps-de-garde, avant- ; scène. d
Les parties qui entrent dans un nom composé sont de leur nature variables ou invariables ; les seules parties variables sont le nom et l'adjectif. Mais les noms et les adjectifs qui entrent dens un nom composé, ne prennent pas toujours un s au. pluriel ; il existe À ce sujet différentes règles. : ‘ w” |
318.—1" RÈGLE—Un nom composé de deux: noms immédiatement suivis l’un de l’autre, prend la marque du pluriel aux deux parties composantes :
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collectif, attendu qu’un collectif, lorsqu'il est général et bien em.
suivantes, ) ne vont
pahèsseux, inte entre effet, une > mi inéé-
Ï voir, ni
peut être