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+ d'hui en un seul mot : un becigue, des becfiques. (AcAn.) \
È : . Excepté des terre-pleins, c-àd. des lieux pleins de |" terre; —des chevau-égers (autrefois compagnie de ca-
o . SELON L'ACADÉMIE, SR
Un chef-lieu, des chefs-lieux ; De malleposte, des‘: | malles-postes ; une rose-pompon, des, roses ons;un Che rave, dei cioua re seit s A 2 “1
Excepté ün appui-main, des appuis-main, c.-à-d. des appuis pour £a main.—Un Hôtel-Dieu, des Hôtels. Dieu, c.-à-d. des hôtels de Dieu.—Un ‘brêche-dents, des: brèche-dents (1). de re OA . Becfigue, qui faisait autrefois exception, s'écrit aujour-
319.—2" RèGLE.—Un nôm composé de deux noms unis par une préposition ne prend la marque du pluriel qu'an * premier des noms. : ».. HT Le .. Un ver, &’svie, des vers à soie ; un chef-d'œuvre dès \.
-chefsid'œuvte ; un bpot-de-vin, des pots-de-vin ; un cu À de-3ac, des culs-de-sac, ete. es | 4
Excepté un cog-àl'âné, des ‘cog-à-l'âne ; Un pied-à à terre; des püied-à-teñre ; ün pot-au-feu, des Dot-au-feu ;: un tête-à-lête, des tête-à-tête; un vol-au-vent, des vo. | au-vent. .
Remarque.— Quoique au pluriel ces mots soient in-, variables, les adjectifs qui pourraieït s’y rapporter prendraient un s: de fréquents tête-à-tête * d'excellents pot-au-feu. : : 1108
320.—3° RÈGLE.—Un nom composé d’un nom et d’un adjectif prend la marque du pluriel à ses deux : parties: une cairevoie, des claires-voies ; un coffre : fort, des coffres-forts ; une belle-mère, des belles mères: . | pis pRe ne, des plates-bandes.. ; :
Valerie) ; — des blanc-seings, c.-à-d. des' signatures en blanc (2) ; — grand'mère, grand'tante, grand'messe ; ce
dernier fait aussi grande messe, grandes messes. (Acap.)
(1) Toutefois l'Académie, fidèle au principe qu'elle semble s'être fait de ne donner, sauf quelques cas très-rares, le signe 4 du pluriel qu’au Pluriel même, écrit ainsi ce mot: un. brèche- a dent, et ne s'explique pas sur le-pluriel, Il serait peut-être pré- . | férable de mettre toujours un s à dent, parce que cette expression se dit d’une,brèche qui ne peut être qu'entre plusieurs dents:
Remarque. — Lorsque dans un nom composé il se . trouve un mot qui ne s'emploie pas seul, comme cervier ” dans Zoup-cervier, ce mot, le plus souvent, prend le nom- ‘bre du nôm auquel il est joint: | Un loup-cervier, deg loups-cerviers ;
… Une épine-vinette, des épines-vinettes, ete. : Excepté 1° un havre-sac, des havre-sacs ; un pique-
.… nique, des pique-niques: 2° et tous les noms commen-
ant par vice: des vice-présidents, des vice-consuls, etc.
7 321.—4* RÈGLE.—Un nom composé d’un nom joint . à un verbe ou à un adverbe, ou à une préposition, ne
prend la marque du pluriel qu’à sa partie variable, o.-à-d.
au nom. Et ici le pluriel se détermine moins par l’article que par l’idée que:présente le nom par lui-même.
On écrira donc, parce qu Un tire-bottes, un cure-dents, un essuie-mains ; c.-à-di objets qui servent à tirer les boites, à curer les dents,
à essuyer les mains; Une garde-robes, c.-à-d.une cham- - bre où l'on garde les robes. A .. -822.—Mais il faut écrire sans s, parce qu’il y a unité
. dans l’idée, UN ou DES coupe-gorge, c.-à-d. lieux où l'on
- coupe la gorge, et non les gorges.—UN ou DES crèvecœur, c.-à-d. Aouleurs qui crèvent Ze cœu cœurs. — UN ou DES porte-drapeau, c.-àportent le drapeau, et non les: drapeaux.— UN ou DES casse-cou, C.-à-d. lieux où l’on se casse le cou, et non Les
cous, etc.
. .823.— Les
LA GRAMMAIRE
| y a pluralité dans
Es composés formés d’un nom et d’une réposition ou d’un adverbe, suivent la même règle que La récédents. On écrira donc avec le signe du pluriel, n avant-coureur, des avant-coureurs, c.à-d. un coureur ou des coureurs qui vont en avant ; — un sousfermier, des sous-fermiers, c.-à-d. fermiers qui sont sous un autre Et, sans le signe du pluriel, un’à-compte, des d-compte, -. C.-à-d. une somme donnée ou des sommes données sur un compte ;—un contre-poi des remèdes contre le pot:
n fermier ou des sous d’autres, etc.; .
Le
bag =
eo en ee Am em ee
D QOMmOIe A.
(1) Mais cett quatrième règle, nous devons le dire, n'est pas
sé il se ) cervier | le nom-
n piquecommens, ete.
om joint
tion, ne e, c.-à-d.
l'article
8 l'idée, ; C.-à-dè
s dents,
e cham-
a unité où l'on 8 crèvenon les ux qui ou DES non Les
et d’une ègle que pluriel, un Couin SsOusou des es, etc. ; compte, ées. sur y Cà-d.
n'est pss
| SELON L'ACADÉMIN, 123 324.— Ge RÈGLE.— Un nom composé, formé de parties ne .invariables, ne prend conséquemment la marque du pluriel
à aucune de ses parties ;
* Des garde-manger, des passe-partout ; Des on dit, des oui-dire. :
CHAPITREIII. - DE L'ARTICLE, | 325.— Outre que l’article marque le genre et le nombre
des noms communs, il leur donne encore ou concourt à il
leur donner un sens déterminé. Re
326.— Seuls et sans le secours d’aucun autre mot, les articles simples le, la, les, déterminent le nom, 1° lorsqu'il s’agit de la généralité des personnes ou-des éhoses exprimées par ce nom: LES hommes sont créés à l'image de Dieu, c.-à-d. tous les hommes : LES Français sont vifs
et gais,-c.à-d. les Français en général; 20 lorsqu'il est A
question de désigner un seul homme, une seule chose #
LE général donna LE signal de L'attaque; LA mer cou |
vre les deux tiers de LA terre.
327.— Ils concourent à déterminer une certaine classe de personnes ou de choses : LES enfants qui perdent leur temps se préparent bien des regrets. Ici l’article les con-
RE CE CE eme ue AE US
en harmonie avec le sentiment de: l'Académie, qui ne donne
guère ls au singulier que dans le cas d’une nécessité absolue,
comme dans .un porte-mouchettes, mot composé du nom mou-
chettes, qui ne s'emploie pas aû singulier; comme encore dans
serre-papiers, parce que, pris dans le sens de notes, méinoires,
le mot papi:r ne s'emploie qu'au pluriel. » € ‘ Elle écrit donc : ; Ste.
Un couvre-pied, des couvre-pieds ; ‘
Un cure-dent, un cure-oreille; ©
Des cure-dents, des cure-oreilles ; È
Un emporle-pièce, des emporte-pièces ;
Un essuie-main, des essuie-mains ; .
Un garde-meuble, des gardes-meubles:
Un tire-botte, des tire-bottes, étc., etc. (QE
Cette façon d'orthographier a le mérite de rentrer dans la .
règle générale, qui ne veut d’s qu'au pluriel, et eonséquemment
d'être d’une application plus facile. Il est À regretter que quel-
ques exemples, peu nombreux, il est ‘vrai, mais parfaitement |
identiques, viennent empêcher d'en faire un principe absolu,
| LA GHAMMATRN
cout, avec ces mots qui perdent leur tem 8, à détermi nei « une certaine elasse d'enfants. -
828.— Les articles du, des, le P, de la, avant un nom commun, n'ont pas, comme On nous le dit, pour seule. fonction d'exprimer un sens partitif; ils désignent la.
généralité des personnes et des choses ‘toutes les fois qu'ils se tfouvent entre deux noms, et qu'aucune expression ne modifie le dernier. Quand je dis, /& vie DES hommes est plus courte que celle DES cerfs ct DEs, torneïlles, j'emploie trois # fn + général,-tar je parle de tous les hommes, de toiles cerfs et de ‘toutes les corneilles: l'emploi de l'article est alors de rigueur. °