SCENE II
Lits Mêmes , WILLY.
wiLiY, accourant. Ah ! mylord , si vous saviez...
amély, g ai ment. Encore quelque merveille que 1 infatigable curiosité de ce pauvre Willy lui aura découverte.
broghill. Parleras-tu, voyons ?
willy. Ce n’est qu’a mylord seul...
amély. En ce cas, je me retire... Adieu, mon ami.... Reviendras- tu bientôt?
broghill. Dès que je pourrai décemment m’échapper de la fêle.
amély. Adieu donc.
BROGHILL. Adieu.
( Il 1» reconduit jusqu'à la porte du jardin. Elle sort, suivie du domestique qui l'accompagne.)
SCENÉ Itï.
BROGHILL, WILLY.
willy. Mylord se souvieut-il du fermier Hougton ?
broghill. Oui certes ; cet homme dont la noble fierté ne craignit pas, il y a un an, d’entrer en lutte contre l’orgueil de sir Robert Ashlon.
willy. Sir Robert Ashtoo devait l’emporter, et c’est ce qui est arrivé La
haine du baronnet, prenant sans cesse de nouvelles forces, s'est étendue sur lui; elle l’a entouré, enveloppé de tontes parts , et quand, fort de son droit, il s’est présenté , ce matin, devant la justice sous les traits de M. Jakman, la justice Ta repoussé parce qu’il était faible , l’a condamné parce qu’il était obscur... Oh! alors, jetant de côté tout respect pour un juge inique, Ilougton s’est levé et l’a frappé au visage.
broghill. Ciel !... il est perdu !...
willy. Pas encore... il espère éviter les poursuites.
rroghill. Qui te l’a dit?
willy. Lui-même, broghill. Où?
willy. A l’entrée du petit bois qui touche à celte maison... Il demande à vous parler.
broghill. Dans quel but ?
willy. C’est justement ce que je voudrais savoir... Venez, venez vite.
broghill. Oui, courons...
(lli vont pour sortir; Hougton sc précipité en scène rt rdVrmc brusquement derrière lui U porte du jardin.)