SCENE X
BROGHILL, WILLY.
( Broghill , après avoir suivi Flokart jusqu’k la porte dit fond qu’il referme avec soin , prend un fauteuil, s’asseoit, se recueille un instant, puis frit signe à Willy de s'approcher.)
wilit Permettez -moi, mylord, de vous expliquer.
broghill. impérieusement. Pas un mot !..
J\uui>rau silence.') Vous vous êtes fait mon confident!., savez-vous à quel prix ?..
Vous vous êtes dès ce jour vendu à moi corps et ame; vous m’appartenez.... vous resterez à mon service... je vous ferai du bien sous le rapport de la fortune; mais $i jamais un mol inconsidéré vient à sortir de votre bouche, si jamais vous donnez ieu à mes soupçons ou à ma défiance, attendez-vous à 1 expier par votre mort... ou peut-être plus cher encore... Vous venez de conclure un terrible marché... il est M'Op lard pour reculer... partout ce qu’il
y a de plus sacré et de plus épouvantable au monde, songez à garder la foi , que j’exige de vous... Maintenant, regardezmoi, regardez-moi bien... je suis l'ass issin de sir Robert Aslilun !..... (.V ce mot Willy recule arec horreur , un cri se fuit ente mire dans tu chambre. )Ainély !... elle était là... Malheur ! malheur sur moi !
amély, qui a repris ses sens . Rassurezvous... votre secret de honte et d infamie est mort en moi.
•aor.HUL. Tu me le jures.
amély. Par notre enfant, à qui je dois compte de l’honneur de son père... ( Cris au dehors. ) Le peuple se presse sur la
E rande place... Ah ! qu’ai-je vu?., un échatud !...
wtLLY. Celui de l’innocent !
RBOGuiLL. L’innocent est sauvé, et le coupable aussi... L'assassin ne passera pas
sous la main flétrissante du bourreau
( Saisissant Amély et Willy. et les attirant tous les deu. r à lui.) Vous l’avez juré ? ...Toi, par notre enfant?... et toi ?...
willy. J'appartiens à mylord.
RBOGUILL. Oui.
FIU nu TROISIEME ACTE.