MAUBREUIL, BEAUSÉANT
Ah ! que je suis content, cher ami, que tu prennes cette affaire de la sorte! Je craignais que tu ne poussasses cela... diable J’aime bien mieux être témoin dans un déjeuner... c'est moi qui le commanderai, n’est-ce pas?... Tu sais que je m’y entenusl maubreuil, avec colère.
Malheureux!... tu n’as donc pas compris que si je parle ainsi, c’est pour rassurer cette femme, pour qu’elle ne s’inquiète pas vainement sur les suites inévitables... Mais quelles idées as-lu donc sur l’honneur? Comment ! une main insolente a osé menacer ce signe sacré... (Il montre son ruban.) et tu ne devines pas que la rage m’étouffe, tu ne comprends pas que c’est là une affaire de vie et de mort?...
beauséant, effraué.
Ah bah !...
MAUBREUIL
Parle ! qu’as-tu dit ? car c’est de toi que vient tout le mal... on t’insultait quand je suis entré... là n’est pas la question... tu as le cœur débonnaire, apparemment... Enfin... tu peux encore en montrer on me servant de témoin, car il faut bien me contenter de toi... Qui trouver à celte heure ?... Mais parle donc, bourreau ! qu'as-tu dit? qu’as-tu dit?...
beauséant, très ému.
Je ne peux pas te répondre, mon ami... tu m’épouvantes... maubreuil, avec une colère concentrée.
Parle à présent... je suis calme... Tu as brisé mon bonheur,
* Beauséant, Maubreuil.