‹ L'honneur de la maison drame en cinq actesChapitre 57 sur 59 · PAUL, ÉLISE · texte numérisé non relu

PAUL, ÉLISE

élise, à part

Que s’est-il donc passé, mon Dieu?... (7/auf.) Paul... jamais je ne t'ai vu ainsi avec moi... Comme lu me regardes I... Tiens, lu ma fais peur !... Voyons, tu as quelque chose u me dire... 'parle vite, car, je te jure, cette incertitude est cruelle... Qu'} a-t-il donc?... qu'as-tu à me dire?

PAUL

J’ai & vous demander l’explication de toutes ces choses qt: je ne comprends pas, de ce mystère où ma tête se perd.

ÉLISE

Quel mystère?...

paix.

Et ouïr, ma ir.i ir, cl juge b 'il n’y a nas <le quoi me rendre fou... Hier, j’an.ve d'Afrique, plein de bonheur et d'espoir, pour vous en. briser tous. Je te trouve, ainsi que Mathilde, tonne et tendre f en tue toujours... Je vais pour me jeter à cœur ouvert dans les Lias de mon pète, et je rencontre entre lui et moi une muraille de glace... ses bras me restent fermés... Mais pourtant un père donne sa tend rose à son enfant bien avant de lui donner «on nom... Un lits!... on l'aime avant qu'il soit né, et le baptême r.e vient qu'aptes... Pourquoi mon porc no maimc-l-il pas?... voilà ceqte j'ai à te demander!...

Mats Paul, tu te trompes!

PAIX

Soit!... mais ce n'est pas là le plus inexplicable!... Le soir, je vais au bal... Dans c<? bal, on t'insulte, je prends ta défense, et tu m’en fais reproche... Tu me dis... je m'en souviens, tu me dis ceiiu nuit que ce duel est impie... Pourquoi?... Voilà te que j’ai à te demander I

ÉLISE

Mais je ne sais ce que tu veux dire... Cette nuit, j'étais folle... je crevais le perdre, je ne songeais qu’à te sauver, qu’à te retenir..'. et j’ai dû laisser échapper nulle paroles qui, sans doute, n'av aient aucun sens...

PAIX

Soit!... mais enfin ce propos infâme qu’on a tenu, tu ne t’en es pas révoltée... au contraire, tu pariais de l'étouffer, me on étouffe une vérité...

ÉLISE

Paul!...

PAIX

Oh! pardon, pardon, ma mère. Vous savez si jamais j’ai manque près de vous à ce respect, à cette adoration qu un OU doit à sa mère... Muis aussi, ce n’est pas ton fils qui l'accuse, t cm loi, c’est ton silence, ce sont toutes ces hésitations !

ELISE, o port.

Que lui dircl...

PAIX

Et quand à ce propos je réponds par un deceB outrages après csquels tous !e$ regrets, toutes les excuses sont inutiles , par un de ces outrages enfin pour lesquels une seule réparation est possible... cette réparation, je l’offre, et on me la refuse... L’homme que j’ai mortellement oftensé, refuse do se battre avec moi I... Pourquoi?... pourquoi?... Je pense qu’il est fou, j'insiste, et il sc contente de me répondre ces mots : <• Allez dite partout, si vous le voulez, que le colonel de Maubrcuil est un lâche!...» — Ab I si je pouvais le croire I... Mais non... en disant cela, son accent n'est pas celui d’un homme qui tremble... Et d’ailleurs!... trembler I... le colonel de Maubrcuil est connu comme la bravoure, comme l’honneur mémo... Il fallait assurément qu'il eut un inotir bien puissant, bien impérieux pour se conduire ainsi.... Mais, ce motif, je te le demande, rar lu lésais sans doute, car loi seule peux me le dire I Tu te lais... tu ne me réponds pas?... Eli bien ! moi aussi , je l'ai deviné... je vais te le dire...

EllsE.

PAIX

Le peu de mots qu’il m’a dit étaient plus tendres, plus affec tueux qu’aucune parole que m’ait jamais adressée... celui que l'on m’a toujours lait «i ppc 1er mon père... Il me regardait avec un intérêt que jamais les regards de... mon pere ne m'ont témoigné... et alors... oh I pardonne- moi, ma mère... mais alors je n e suis demandé si ce nom que jj porte, j’avais bien le droit de le potier?

elise, ti part.

Ah! mon Dieu ! vous êtes juste !... mais vous êtes bien sévère ! .. ce châtiment me manquait... celle nouvelle torture, jo i.e l'avais pas pi évue !... *

PAUL

Tarie sans crainte, va, je suis prépare à iout. Cvoms-Iu que je l’en aimerai moins? Non, va, non... tu seras toujours ma mere; mais au moins je ne mendia ai plus près de ton mari un peu de cette tendresse qu’il ne veut pas m'accorder. (J/rrortce mire j or le fond.) Je n’occuperai plus une place à laquelle je n’ai ; ..3 droit. T’aul... c’est un nom comme un autre. ..je pourrai peut- « ire l'illustrer!... Tu no ne réponds pas !... niais, dis-moi donc un mot I dis-moi donc que je suis fou, qu’il n'y a pas un mol de viüi dans tout cela

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