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Bases psychologiques de l’honneur
Après l'exposé que nous venons de faire de la nature de l'honneur et de ses principales subdivisions, nous avons à montrer sur quels actes de notre volonté et de notre intelligence il repose et quels sont les éléments intérieurs ou extérieurs à l’homme qui concourent à son développement.
Il faut se rappeler que nous avons défini l'honneur un acte par lequel nous rendons extérieurement témoignage de l’excellence de quelqu'un. ù
L'honneur suppose donc, en premier lieu, un acte de connaissance, une perception de notre intelligence, car nous ne pouvons témoigner de ce que nous ne connaissons pas. Il faut plus qu’une simple perception, il faut un jugement, puisque l'honneur est le témoignage de l'excellence de quelqu’un. Nous devons comparer à la loi morale les actes de notre prochain. Conformes à cette loi ils sont dignes d’honneur, contraires à cette même loi ils ne méritent que du mépris.
Par conséquent, quiconque est incapable de jugement, soit qu'il n’ait pas encore, soit qu’il n'ait plus l’usage de la raison, est incapable de rendre honneur soit à lui-même, soit à autrui : il peut subir l'honneur, non le donner ; 1l peut recevoir l’honneur humain auquel tout homme a droit, mais non pas l’honneur qui suit la vertu.
Aristote et saint Thomas donnent aussi le jugement comme première base de l'honneur, quand ils disent que les
hommes recherchent surtout les témoignages d'honneur de