L HONNEUR DANS LA CONSCIENCE CONTEMPORAINE
est fortifié par rimilation et l'éducation qui sont des phénomènes sociaux ; il est soumis aux sanctions sociales de l'opinion : or Ihomme, qui est un être social, se trouve, à ce titre, plus accessible aux prescriptions de l'honneur qu'à celles du devoir abstrait.
El c'est pourquoi, malgré les insuffisances et même les dangers que nous avons reconnus et signalés, nous conserverons à l'honneur une place dans l'art de l'éducation, à condition de voir dans ce sentiment, non pas l'équivalent du devoir ou de la vertu, mais un simple moyen pour les acquérir, une gymnastique destinée à nous purifier, à nous améliorer en nous faisant mieux comprendre ce que nous devjns abdiquer de nous-mêmes et sacrifier à autrui, pour devenir vraiment moraux.
Pour toutes ces raisons, l'honneur nous a paru intéresser le moraliste et le pédagogue aussi légitimement que le psychologue. Il fait partie de la morale, sinon de cette morale pure et rigide que se dicterait une volonté raisonnable, ne cherchant qu'en elle-même la maxime de sou action, du moins de la morale sociale qui s'occupe aussi des besoins et des intérêts collectifs. Il imprime aux aspirations ou aux tendances sociales la forme de l'impératif moral et il contraint l'impératif moral à tenir compte des nécessités de la vie sociale : il est donc bien la torme sociale du devoir moral d'obligation.
Arcachon, août 1910. — Carcassonne, mars 1912.
EFIFI^^TA.
[Intbodiction BiBLioGRAPHiouEj ; page (3), ligne 17, au lieu de:
Hoflding. lire : Holïding ; Page 7, ligne "2 de la note 3, au lieu de : Calman-Lévy, lire :
Calmann-Lévy ; Page 1"2, ligne 4 de la note *?, au lieu de : Essais de Morale
nouvelle Edition, //>e ; Essais de Morale; Nouvelle édition; Page 13, ligne 9, au /«eu de .liberté; l'esprit, //re: liberté, l'esprit; Page 30, ligne 22, au lieu de : il l'a lait, lire : il la fait ;
— 39, — 6, — bon, lire : bons;
— 39, — 11 de la note 1, au lieu de : Calman-Lévy, lire : Calmann Lévy ;
Page 60, ligne 1 de la note 1 ; après Croisade, ajouter : Toulouse 1863 ;
Page 72, ligne 4 de la note 3, au lieu de : protérité, lire : postérité ;
Page 107, ligne 1 de la note 1, auUeude: Pallante, lire: Palante;
— 116, — 2, — CoLJAM, lire : Gola-
JANM ;
Pnge 117,ligne4de la note \,au lieu de : aurait, //re : l'aurait;
— 150, ligne 1 de la note 1, au lieu de : Durckheim, lire :
DCRKHEIM :
Page 153, ligne 4 de la note 1, au lieu de : Falentius, lire ;
Filictus ; Page 153, ligne 7 de la note 1, au lieu de : les livres de
M. l'abbé Mignard, lire : les Provinciales de M. l'abbé
Maynabd ; Page 160, ligne 25, au lieu de : valaient, lire : valent ;
— 164, — 16, — vu, lire ; vues ;
— 166. — 14, — aussi, lire : encore ;
— I6S, — 1, — zone, lire : zone ;
Page 172, ligne 4, de la note 1, au lien de : Durckheim, lire :