POÉSIES DE M. MORIN
Nous avons déj} donné, à la page 18, une chänsonnette composée sur les bancs du collége, Nous ajouterons ici ce que nous avons pu recueillir de ces poésies fugitives de M. Morin, dont la mieux réussie est la suivante ;
ua Moi t'oublier est-il en ma puissance ?
18e Effort crucl qu’on exige de moi !
is Si tu le”’veux, le repos, l'espérance, ien Li. Je perdrai tout, mais je garde ma foi. f : Je t’oublîrai quand la biche timide | Viendra s'offrir au chien qui la poursuit ; R Je t'oublirai quand le torrent rapide Om + Remontera vers la source qu'il fuit !
de L Je t'oublirai quand on verra l'abeille que | Fuir le travail et goûter le plaisir ; plus Je t'oublirai quand la rose vermeille À Refusera les baisers du zéphyr.
ions ar,” Oh ! laisse-moi le plaisir de mes larmes ! t les | st il un bien qui vaille mes douleurs ? t ao J'aime ma peine ; elle a pour moi des charmes, bgra- à Puisque c’est toi qui fais couler mes pleurs! que D ds ‘ 1841. :