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ches parens, sont amenées jusqu'au même degré que mon grand-père et mon père.
La souche des Morin de ma famiile s’äppelait Pierre ; sa femme était une Giasson et uue fort belle femme. Il eut huit garçons.
On dit que l’un &’eux, dont j'ignore le nom, partit pour les pays hauts et ne revint pas. [1] Pierre, . l'un des autres sept, est le père de mon quadrisaïeul ; Michel, le, plus jeune, était fort célèbre par son excentricité, ses bons mots ct sa paresse. Il vécut de pêche ét de chasse, huit ans, sur les bords d’un lac qui porte son nom, plutôt que de travailler. Il disoit qu'il prendroit une torre, s’il savoit que tous, les arbtes fussent creux. J’ai entendu chanter des chansons faites sur son compte. C'était un homme grahd, sec et maigre. Vers la fin de 3es jours, le courage lui reprit : il alla ouvrir une terre à la Rivière-Ouelle, ou plus bas ; il acquit de l’aisance. Son fils a été lieutenant-co!'onel de milice ; ses fils ou d'autres de ses fils, capitaines, ctc., établis à Saint-Roch-des-Aunaies, à la Rivière-Ouelle, à’ Cacouna,etc.
Pierfte. Morin, le père de mon quadrisaïeul, était instruit pour un cultivateur, ainsi que Pierre, son fils aîné, qui fut major de mitice.”
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(1) Dans une note, que l’on retrouve plus loin, M. Morin a écrit : ‘ Sébastien est cefui qni partit.”
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Nous avons déjà vu que Pierre Morin, forman* la souche de cette famille, mourut en 1747.
Nous continuous le manuscrit de M. Morin.
*Mog quadrisaïeul, Pierre Morin, était marié à une Bot, $, petite femme maigre et maligne. Elle portait twujcurs des sabots et de courtes jupes de droguet. Pierre Morin mourait subitement en 1767, le dimanche du jubilé au matin, en tenant un livre de plain-chant à la main. Ses enfants, qui étoient dans l’église, apprirent sa mort en entendant sonner ses glas. Il avait r1 enfants : 7 garçons et 4 filles. Ayant 11 arpents de terre de front, il leur en donna chacun un arpent. Ses filles furent mariées, l’une à Malbœuf dit Beausoleil, père de l’ancien représentant d'Effingham. [11 Les trois autres filles se marièrent à Jacques, Pierre et René Picard.
Pierre, l'aîné, major de milice et parrain de mou grand-père, n'eut pas d’enfans, C’est lui qui a fait une table de bois ovale, ui doit tubsister encore chez mon père.”
Les enfants de ce Pierre Morin s'établirent tous à Saint-Picrre de la rivière du Sud, moins le plus
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(1) Effingham a fait plice au nom de Berthier. En 1792, lors de la division du pays en comtés, on les avait baptisés presque tous de noms anglais. En 1829, où eut l’heureuse idée de mettre à la porte ces noms étranges dans un pays de ulation française, et on
tes remplaçà par des noms plus qiphonques
. jeune, François, qui alla se fixer à Saint-Henri de Lauzon,
Parmi les nombreux descendants de cette fa mille, il y en eut un, Antoine, qui ne revigt pas Fe guerres de 1759 ; et un autre, Jean-B' .tiste, en: revint infirme et blessé, Il avait été tit prisonnier.à l’île d'Orléans. Le fils de celui-ci ‘se retira à la baie de Saint-Joseph, lac Michigan ; il y alais: sé une famille.” Un autre, Jaeques, vécut assez vieux pour ‘‘ renouveler s2 6ome année de mariage ;”? et son fils Jean-Baptiste fut notaire, M. Morin dit, au sûjet des descendants de ce Jacques : ‘On les appelle communément Ducharme.” Laurent Morin eut plusieurs enfants : deux, Louis et Augustin, s’établirent à Saint-Hyacinihe, et leur sœur Marguerite se mariait à Abraham Daigueau dit Laprise, aussi de Saint-Hyacinthe.
M. Morin, pour la généalogie de son trisaïeul, Augustin, renvoie au tableau À À. Ce tableau, s’il a été fait, a. dû être perdu, car on ne saurait le trouver parmi les manuscrits qu’il a laissés.
On sait, cependant, que le trisaïeul, marié à Judith Talbot dit Gervais, n'eut qu’un enfant, Augusün, le prand-père de l’hon, A.-N. Morin.
Ce grand-père du sujet de cette biographie était le desxième du nom d’Augustin, et son fils et son petit-fils ont porté ce même nom.
1l eut plusieurs enfants, dont Taîné [Augustin] fut le père de M. Augustin-Norbert me lui aussi Vaîné de la famille,
int-Henri inscripti | enr! de : Après l'inscription de son rom, M. Morin a
ajouté ; “ Le très humble serviteur de ceux qui liront ceci ; avocat, Montréal, 26 anis” Il avait dônc commencé cette généalogie de sa famille à Montréal, en 1829, un an après avoir été reçu avocat. Il est fâcheux qu’il n'ait point complété cette étude qu'ii pouvait si bien rendre intéressente à plus d’un titlar Par le canevas suivant qu'il s'était tracé, on ve&ia lés points qu’il entendait toucher
de cette fa. ù revigt pasdes -B .tiste, en .
fuit prison.
-Ci se retira 1; ilyalais. - Vécut assez
de mariage ;” ‘ FES: dans son travail :
M. Morin ques : “On ‘rère genération. Beaubassin. L'Acadie. Les W . Laurent: provinces du golfe. Mons. Raudot. Les Morin, Louis et Au- Ê celtiques ct romains, et leur sœur | zme génération. Gaspé. Migrations, Canada. aigneau dit Co!onisation.
gme génération. Foi. Crédulité. Guerres avec
on trisaïeul, les Sauvages.
tableau, sil
D 4me génération. Guerre de la Cession.
saurait le
SÉS, gme génération. Guerre de ‘75. Bataille de arié à Ju- Saint-Pierre. Responsabilité des familles. Solidarité,
nt, Augus- | | 6me génération. Troubles de 1837 ; droit et
. fait ; assemblée. St.-Janvier.
aplue étai 4 Î : .
à né se ‘me génération. Edncation, bonheur. Souvenirs.
Voyage en Acadie, cte, ; LA Augustin] | 8me génération ?
1, lui aussi gme génération ?
Générations étrangères. Valeour ; prêtes, ete.”
‘Un tel canevas entre les mains d’an tel homme é e # .® « es nous aurait valu un volume inappréciable : c'est une perte fort regrettable.
On verra, par les quelques lignes suivantes, les dernières du manuserit, que M. Morin avait l’inter tion de faire ce travail complet. Ildit : ‘ Continuez, vous les autres descendants de Pierre Morin ; menez cette généalogie jusqu’à la f ‘du monde, s’il ya licu. Vous pourriez aisément, hème dans 50 ans, trouver tous les descendants de mes frères et de mcs sœurs.”
Il ya 59 ans qne M. Morin a écrit ces lignes, et lon pourrait en effet, même au moyen de son travail incomplet, continuer, jusqu’à 1895, la généalogie de sa famille.