‹ L'honorable Conque, députéChapitre 15 sur 28 · APRÈS LA TOURNÉE · texte numérisé non relu

APRÈS LA TOURNÉE

Eli province, il faut trotter, trotter d(^ Saiut-Jude à Saint-Barnabé, à cheval, à pied, en voiture, — ou en chemin de fer d'intérêt local, ce qui est pire.

Le métier de candidat est un métier de juif-errant.

Mais avec cinq sous dans la poche, ça ne suffirait pas.

M. Conque ne se dissimule pas que son élection lui coûtera une •■"ntaine de mille francs.

M iis il fait ce calcul :

— Ma fille épousera un fonctionnaire, pour qui mon titre de député représentera un avancement d’au moins trois mille francs par an, soit la rente de soixante mille francs de dot.

M. Conque estime donc qu'il gagne encore trente mille francs au coup.

La personnalité, non plus morale mais physique, du candidat, joue un rôle peut-être plus important encore en province, que dans les élections parisiennes.

Le candidat est presque toujours un enfant du pays, sauf dans quelques rares départements assez pauvres d’hommes, pour qu'on soit forcé d’y accueillir des rédacteurs du Temps, des Débats, de Y Autorité et de la Tibre Parole.

— Vous êtes d'icil

— Non, je suis de la Libre Parole...

Quelle tristesse 1

Mais, en général, le candidat, on le connait, on connaît Les siens: c ’est le fils à Jacques, — c!est le neveu de Jérôme, — c’est le gars à Sébastien.

— Si on ne le connaît pas parla figure, il faut qu’il se montre, il faut qu’il puisse dire à l’électeur :

— J’ai bien connu votre père !...

on

— Votre père m’a vu pas plus haut que çà !...

Voilà de l'excellente propagande.

Heureux surtout les candidats qui parlent patois !

Je n’ai pas le temps d’aller dans le Cher, mais je devine quelle consommation effrayante d'histoires berrichonnes et d’airs de cornemuse doit y faire le sculpteur Jean Baffier qui, après avoir autrefois tenté d’assassiner un député, veut être député à son tour.

Il est fâcheux que l’on n’exige pas de tous les candidats qu’ils aient tué, (et alors complètement tué, et non commencé seulement, comme fit Baffier pour Casse), que tous les candidats aient supprimé un député : les renouvellements de la Chambre seraient bien plua normaux et il y aurait moins d' encombrement dans les collèges.

Baffier joue de la cornemuse, il parle le patois berrichon, il fera lebuste'des maires et des mairesses de l’arrondissement. Qu’a-t-il besoin d’autre programme ? Il n’a vraiment pas besoin d’ajouter qu'il a appris la politique en modelant Danton et Saint-Just. Qu’il modèle des petites berriates, ça lui servira davantage pour son élection.

Pénétrons donc hardiment dans l’intimité des électeurs,

Embrassons leurs femmes, sans compter, — et sans mesurer leur plaisir au nôtre.

— 11 n’est pas fier, dira-t-on.

Et nous n’en serons pas plus fiers pour ça.

Et n’hésitons pas, au besoin, à torcher les mioches :

Torcher les mioches, c’est encore une façon de manier la patb électorale.

Lo.rsqu’en temps ordinaire, on voit un monsieur d’un certain âge chercher à capter les bonnes grâces des petits enfants des écoles, en leur donnant des gâteaux et des cornets de bonbons, la foule spupçonneuse dit : — c'est un satyre 1

Eu période électorale, le monsieur qui distribue des bonbons et des gâteaux aux petits enfants dos écoles, est acclamé par la^foule. sympathique et conquise qui crie : Vive le candidat!

Des bonbons à l’enfant, des cigares au père de l'enfant : des cigares, et surtout des bureaux de tabacs.

C’est le préfet qui donne les bureaux de tabac, mais c’est le candidat qui paie les cigares.

C'est le préfet qui parle , c'est l’électeur qui fume, et c'est le candidat qui crache.

On dit aue les pâtissiers ne mangent jamais de gâteaux.

11 est inconcevable qu’après tout ce qu’ils ont été forcés de boire, quand ils étaient candidats, les députés aient encore le cœur d’installer au Palais-Bourbon une Buvette.

La semaine prochaine, nous nous ferons un devoir d’accompagner Monsieur Conque dans une des réunions publiques qui décideront de son élection.

Mais aujourd’hui, avec les cahots de la voiture, par-dessus tant de verres vidés à sa santé et à la santé de la République, — de la République, peut-être, mais de la sienne...

Avant de songer à tenir tête aux gens, il conviendrait d aliord qu’ont lui tint la tête...

Monsieur Conque à la mélancolie un peu pâteuse des gens qui ont la migraine et le mal de cœur.

11 y a beaucoup de choses qu’il n’a pas pu digérer, certainement, et de toutes façons.

Mais une entre autres lui revient {ce n'est qu’une calomnie), particulièrement pénible.

Le journal de son adversaire n’a-t-il pas insinué, et un certain nombre d électeurs ont semblé y ajouter quelque créance, que son nom devait s'orthographier en réalité Conch ou Conck, et dissimu lait vraisemblablement une origine juive et germanique?

Et dans la sérénité du soir, Monsieur Conque s’émeut et s'attriste :

— Pas un nom français, — Conque? — Qu est-ce qu’il leur faut donc ?

Edmond Chatenay, Editeur.

l'lraprimeur-Uéraut:J. Werner.

Imprimerie spéciale de VOfflcicl, 51, rue de Uichy

27 Avril ii>Ô2

l* Année. — No 3. 10 Centimes.

~ L’OFFICIEL

Un An : G francs. 14, Rue Damrémont. PARIS

Une boîte est une boîte, un pot est un pot. un pot n'est pas une boîte, l’urne est un pot : on recueille les bulletins dans une boîte; pourquoi, cette boîte, l’appeler une urne ?

Premier mensonge, mensonge initial, à la base même du suffrage universel : on montre une boîte à l’électeur, et on lui persuade que c’est une urne.

Expressions dérivées :

— Bêle comme un pot.

— Se laisser emboîter.

— C. . . comme l'urne.

Collèges électoraux : pourquoi collèges ?

Parce que les électeurs sont de grands enfants?

Parce que les réunions publiques se donnent au préau des écoles?

Collèges électoraux : classe enfantine et cours d'adulte.

— On ne vous y apprend guère la pclitesie, dans votre collège!...

Collège, c’est du latin ; urne, c’est du latin : ah! nous sommes bien les fils des Latins !

On ne pourrait pas un peu rajeunir ces mots-là ? Il est vrai que le vocabulaire politique ne se rajeunit guère, qu’on dit toujours crapule , lâche , voyou, menteur ; mais au moins, menteur, voyou, lâche, crapule, tout le monde comprend, tous les électeurs qui savent lire, et ceux qui ne savent pas se le font expliquer.

Tandis que l 'èUjmoloyie latine !

Je m’étonne que l’on ne voie pas dans ce langage suranné la main et l’influence des prêtres, les derniers vestiges de la vieille éducation ecclésiastique.

Latin de cuisine, latin de cuisine électorale , — latin d'église !

M. Conque a été baptisé, il a fait sa première com munion à l’école des frères, il y a même servi la messe, et il s’est marié à l’Eglise ; il ne fait pas maigre le vendredi, mais il ne mange pas du curé.

Seulement il ne veut pas de la domination des prêtres.

Il dit volontiers :

— Je ne suis pas athée , mais je suis vollairien.

Il dit encore :

— Dans liberté, il y a liberté de conscience! et :

— Je n'admets pas plus qu’on me force à aller à lamesse,s/ je n’en ai pas envie , qu’on me défende d’y aller si dest ma conviction.

Ce n’est pas sa conviction, il respecte celle des autres.

M. Conque est comme Victor Hugo : il croit en Dieu, mais . refuse l'intermédiaire du prêtre.

L’ingérence du clergé dans les affaires publiques, seule le fera sortir de ses gonds, et quand il s’emballe :

»! — Que le curé reste dans son église, qu'il dise sa messe, et

qu’il nous foute la paix !

M. Conque trouve très bien que le préfet écrive à l’évèque : — Monsieur l’ Evêque, et non Monseigneur: Monsieur l’Evêque, c’est la formule de Gambella.

Mais il réprimande le jeune Fernand Conque qui appelle les curés, les rulichons-, et il juge inutile que cet enfant prenne, quand il rencontre un prêtre, l'habitude de toucher du fer !

— C'est remplacer une superstition par une autre.

Pas de superstitions !

C’est dans des gourdes que l’on conserve l’eau de Lourdes.

Mais le respect et la sympathie deM. Conque demeurent entièrement acquis aux missionnaires et aux petites sœurs des pauvres, ainsi qu’aux religieuses qui soignent les malades ; il reconnaît la nécessité des aumôniers de la marine, et ne croit pas que ce soit une excellente chose de laïciser les hôpitaux.

Au cours d’une réunion publique, quelqu’un a fait à la tribune la déclaration suivante :

— Nous mettons au défi le citoyen Conque de protester contre un renseignement particulièrement grave et que nous tenons de bonne source : quand le citoyen Conque a eu sa fièvre typhoïde, il a été gardé et soigné par des religieuses du couvent des Sœurs Auxilialrices !

C’était vrai.

Il semblerait pourtant que ce cpii paraissait de nature à inquiéter davantage les électeurs, ce n était pas que le citoyen Conque eût été gardé par une sœur auxiliatn.ee, mais bien plutôt qu'il eût eu la fièvre typhoïde.

Le préfet a demandé à M. Conque :

— Etes-vous maçon ?

Cela voulait dire : Etes-vous franc-maçon ?

Et il a ajouté :

— Vos adversaires diront toujours que vous l’êtes; par conséquent il vaut mieux nue vous le soyez en effet.

Quanddeux candidats sont en présence, il y en a toujours un qui est le prisonnier de la loge et l’autre qui est le prisonnier de l Evêché.

1/Evêché est contre vous, ayez au moins la loge.

Vous en serez quitte après pour vous fairemetlre en sommeil :

Ç>ui dîne, dort.

— Vous êtes en sommeil, monsieur le Préfet?

— Oh! moi, je suis louveteau... J

--Ah !

— - Emile ! je ne ne veux pas que tu entres dans la franc-maçonnerie !...

\jme Conque est bouleversée.

Non que M ,n * Conque soit d'un cléricalisme outré; elle pra- •'.que, certes, et fait ses Pâques, parce que « une femme qui na pas de religion... »

Pourtant M m * Conque n’est pas bigote; son père, lui aussi, était voltairien.

Mais elle a, pour la franc-maçonnerie, une sorte d’effroi mystérieux et superstitieux.

La franc-maçonnerie, c’est une exagération, et les gens bien élevés ne doivent rien exagérer.

En somme, lous les ro 's de France étaient francs-maçons, et il y a même eu des papes ..

Mais pour M m * Conque, les francs-maçons sont simplement I des gens qui, aux enterrements, affectent de ne pas entrer dans l’église, et demeurent par groupe, devant le porche, avec un petit bouquet d’immortelles rouges à la boutonnière.

pet!nï?fcfe.

Mais il faudra Lien en passer par là; sinon la loge serait capable de susciter une autre candidature, qui, au second tour, ferait le jeu du c ndidal de l'Evêché.

Car un candidat nettement hostile apparaîtra toujours moins suspect qu'un autre qui, simplement, n aurait pas voulu donne son adhésion.

Qui dit loge dit toujours plus ou moins potins de concierge.

11 a été convenu que ses amis M. Lajambe, chef de division à la préfecture, et Turquet, le quincaillier de la rue Grande, viendraient prendre chez lui, après dîner, le néophyte.

M. Con.que est plus ému qu’il ne le voudrait paraître ; . au coup de sonnette il a légèrement blêmi.

Et, cependant, il a bien souvent joué au billard avec M. Lajambe, et il n’y a pas si longtemps qu’il faisait réparer une lampe à M. Turquet.

M. Turquet est l’orateur de la loge, et M. Lajambe est quelque chose, également de très considérable ; ils n’ont pas IV' fléchants, ni formidables.

M. Lajambe s’asseoit:

— Nous avons bien le temps, nous avons bien le temps !

El M. Turquet plaisante, même:

— On ne commencera toujours pas sans nous!...

M"® Conque est un peu rassuré; elle apporte des prunes à eau-de-vie.

M. Conque a remarqué que M. Lajambe était en veston, et pie M. Turquet avait son chapeau mou de tous les jours; icanmoins, il croit préférable de prendre son chapeau hauteorme et sa redingote :

— C’est une marque de déférence, dit-il à sa lemme.

i/Goos

Et, en l'embrassant pendant que ces Messieurs allument un cigare dans l’antichambre :

— C’est égal, murmure M. Conque, il vaut mieux nen rien dire aux enfants...

On entend la voix de Turquet qui discute avec Lajambe :

•— Remarquez bien que j’avais le manillon troisième...

Des camelots passent en rriant d’une voix caverneuse :

— Les mystères dévoiles de la Franc-Maçonnerie !

— C’est vrai. Madame, demande Olympe, la bonne, frissonnante, que les francs-maçons se réunissent, la nuit, pour écarteler les femmes vierges?...

La vérité est qu’au sortir d’une tenue de loge, — comme après toute réunions d hommes, société de secours mutuels ou association d’anciens élèves, — la vérité est que des francsmaçons ont pu aller au bordel.

Admettez qu’un curé les y ait rencontrés, voilà comment naissent les légendes.

Mais d’abord il ne s'agissait pas de vierges.

Et nuis, qui était au Dordel, ce netait pas le franc-maçon mais l 'homme privé.

Le candidat est le prisonnier de la franc- maçonnerie.

Les électeurs sont tes esclaves delà discipline républicaine. A part cela, tout le monde est libre.

Rien qu’on laisse tout le monde libre, on a quin telairer le suffrage universel , et faire l'éducation

C’est alors que, da: s les comttiunes les plus reculées, pé nètrent pour la première fois lés théories les plus ardues de I ‘économie politique: libre-échange et protection; échelle mobile ; impôt global et progressif ; a)àrrdhi àgricole ; centimes additionnels.

Je mets un fait que lorsqu’on affirme à l’électeur :

Que les centimes communaux ont augmenté de DOO.OOO centimes ;

Que la dette communale à elle seule est de 4 milliards ;

Que la dette publique est de 33 millàrdb ;

On beau ajouter que cela fait à chacun ütte dette publique de mille francs en dehors de ses dettes persbfinellés, je tous garantis que si mué lui ptiyez d'abord ses dettes personnelles , ce ne sont pas ces mille frahcs 1& qui cmpêeüei’ont l’élecleUt* de dormir.

M. Conque a donc bien tort de se casser la tête; car M. Con- <|ue est un consciencieux ; il a acheté et il pioche le dictionndire- •administratif de Bloch.

Mais la première fois qu’il a voulu citer son auteur :

— Qu’cst-ce qui a dit <ja?

— C’est Bloch.

— A la porte ! encore un juif!... Bloch ! Bloch !

Et d’autres, en conspuant Bloch, croyaient qu’il s’agissait de M. Clémenceau.

L’éducation des électeurs évoluera toujours entre ces différents pôles :

Èv^Gooq

Ce n'esl pas à «lire que l'électeur français soit indifférent à une répartie bien lancée, à un coup de gueule bien envoyé.

Je suis persuadé que M. Jules Lemaître, comme je le connais,

sui?^.

— Payer le moins d 'impôts et avoir le plus grand nombre de routes , de ponts et de chemins de fer.

— Ne pas faire de service militaire, et avoir une armée vaillante et forte.

— Réduire le nombre des fonctions publiques et être nommé à celles que l'on conservera.

Tout le reste n'a aucune importance : ce sont des mots en l’air et des façons de parler. Lt’ailleurs, au début de chaque période électorale, quelques personnages importants se chargent toujours de prononcer les formules définitives, qu’il restera seulement à découper par tranches, et à répéter sur les différents points du territoire.

Nous avons eu le discours de Remiremonl ;

Le discours d ’Oloron ;

Le discours de Nogent-le-Rotrou.

Puis le discours de Remiremonl devient aussi bien le discours deJîourges, celui d'Oloron, le discours de Lons-le-Saulnier, et le discours de Nogent le-Rolrou fera merveille à Libourne :

Salade géographique, merveilleux exemple de l’unité des vues, des desirata des électeurs dans toutes les circonscriptions françaises !

M. Conque est partout : Vive la République! vive la France!

La France prospère à l'intérieur, respectée et forte à l' extérieur ] 1

Un des meilleurs effets de tribune fut celui de Lagasse, qui se présentait contre Darlan, alors ministre de la justice.

Eu entrant dans la salle, on voit Lagasse donner une poignée de main à Darlan : Adversaire loyal... lutte courtoise... réciproque estime... après comme avant , etc.

Le président de son comité prend Lagasse à part : — Mais c’est fou... mais vous vous coulez... on va dire que vous êtes de mèche!...

Alors Lagasse bondit sur l’estrade, et l’index menaçant tendu vers Darlan : m

— On m’a vu approcher de cet homme... on m’a vu lui prendre la main : je ne lui louchais pas la main, citoyens, je lui Itilais le pouls : cet homme est malade, cet homme e l mort , mort à ia vie politique : charogne, déjà guettée par le charnier...

... Mais évidemment, cela n aurait pas suffi à le faire élire.

• Digitize

i J^Sogîe

a dû s’attirer, au cours de ses voyages, bien des ovations flatteuses! par l’ingéniosité de ses aperçus et la finesse de ses traits • comiques.

L’électeur n’est pas indifférent en tard que Français né malin ; mais en tant qu’électeur, je crois qu’il s’en fout.

Margaritas ante porcos.

Mais voilà une citation qui serait joliment inutile dans une réunion publique.

11 ne faut pas, surtout, que le candidat ait l’air de vouloir faire le malin. Je soupçonne que le pauvre Scholl, qui vient de mourir, aurait été conspué dans les comités, à cause de son monocle.

L’esprit est plus souvent dans la salle.

C’est le tili redoutable qui crie, voyant les orateurs se succéder devant le même verre et la môme carafe :

— C’est comme des Anes, ils boivent tous dans le même seau !

Je ne prétends pas que ce soit très drôle : mais quand on voit à quelles plaisanteries s’esclaü'e la Chambre, et que M. Lasies et AI. Charles Bernard y ont réputation de brio et de verve!

Demandez les mois à l'emporte-pièce de M. Lasies, les lazzi lie M. Charles Bernard!

A quoi bon se gêner ? Est-ce qu’une réunion publique a jamais convaincu personne?

Les orateurs feignent de se plaindre qu’on les empêche de parler; si on ne les empêchait pas de parler, neuf fois sur dix ce sont les électeurs qui se plaindraient.

Le mieux est d’emmener avec soi une soixantaine de gaillards résolus, à qui l’on fait, par avance, envahir la salle, et qui gueuleront, quoiqu’on dise.

Les électeurs de la commune n’ayant pas de place où se réunir vont à l'auberge ; et comme l’aubergiste est enchanté que vous ayez amené dans le village soixante clients étrangers eh plus de sa clientèle ordinaire, l'effet produit est excellent.

Il faut bien croire que tout cela, ainsi que nous le disons, h’â aucune importance, à voir le peu de recherche et d’imagination que l’on apporte dans la propagande, dans l'at(àque et dans la défense:

Réponse a une calomnie

Réponse

Page 1