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L'honorable F.-A. Quesnel [microforme]

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M. Frédérick - Auguste Quesnel naquit à ontréal, le 4 février 1785, et fut baptisé le endemain. Fils de M. Joseph Quesnel, qui Dccupait un rang distingué dans la litté rature canadienne, le goût des beaux-arts fit partie de son héritage, Il dessinaiït bien, et quelques vers échappés à sa plume prou vent qu'il aurait pu cultiver la poésie avec succès.

Ses premières années se passèrent chez sou aïeul, M. Blondeau, un des citoyens les pius estimés de Montréal, qui eut pour lui oute l'affection dont, en À am les

M. Quesnel eut l'avantage de faire son!

cours d’études sous la direction de quelquesuns des Sulpiciens que la révolution française avaient jetés sur les bords du Saint- Laurent, et qui, en échange, de lhospitalité reçue, donnèrent l'exemple de grands dé.

vouements et de grandes vertus. Il suffit, pour faire connaître leur mérite, de nommer des hommes els que messieurs Des garais, Thavenet, Rivière et Houdet. - Le souvenir -bien conservé de ses professeurs et la manière dont il en parlait, faisaient voir. qu'il avait su apprécier leur talent pour l'éducation de la jeunesse. Un élève aussi intelligent ne pouvait manquer d’inspirer de lintérêt à ses maîtres, et les relations qui s’établirent entre eux et lui ont contribué, sans doute, à lui procurer l’avan tage de parler le français avec la pureté et l'élégance que ae a toujours er chez fui. | :

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et y obtenir les mêmes succès qüe lui, mais il se livra à des études plus sérieuses. Ses talents, la facilité et l'élégance de son élocu: tion, l’appelaient au barreau, théâtre où ses qualités devaient lui acquérir bientôt une belle réputation. Il fit son droit sous M.

Stephens Sewell, depuis solliciteur général, et frère du célèbre juge en chef du même nom.

Pendant sa cléricature, M. Quesnel acquit une connaissance assez étendue de l’Anglais, qui lui permit, dans la suite, de le parler et mème de l'écrire avec presque autant de facilité que sa langue maternelle.

Admis au barreau en 1807, il exerça sa profession pendant plusieurs années et avec distinction.

Remarquable par les quulités que nous avons signalées et l'étendue de ses connaissances légales, il mettait au service des causes qu’on lui confiait des ressources qui lui procurèrent bientôt une des premières places parmi ses- confrères. Ses plaidoiries

contenaient souvent des souvenirs classiques qu'il avait puisés dans les littératures ancienne et moderne, et qui intéressaient au tant ses confrères et ses auditeurs sous le rapport littéraire que sous le rapport légal.

Il était désirable que d'aussi précieuses qualités, un aussi beau talent, pussent se déployer dans une sphère plus élevée, où les intérêts, par leur grandeur et leur importance, fussent plus dignes de l'ambition d’un jurisconsulte éclairé et d'un orateur distingué. |

Choisi en 1820 par les élécteurs du comté de Kent, il le représenta pendant plusieurs années, avec M. D.-B. Viger. Dès son entrée au parlement, M. Quesnel.prit part. aux discussions, et joua le rôle que lui assignaient ses talents et ses connaissances, à côté des Viger, des Papineau, des Nelson et des Vallières. Il portait dans les débats les qua lités qui l'avaient àistingué au barresu, en même temps qu'une intelligence profonde des’ questions qui se traitaient dans la Chämbre' d’assemblée. Son goût pur ‘et

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