‹ L'Honorable L.A. Dessaules [i.e. Dessaulles] judiciaire des Etats-pontificaux [microforme]Chapitre 4 sur 14 · LA · texte numérisé non relu

LA

rigoureusement les conclusions de vos prémisses, vos

n'aurez rien à redire, car vous savez où vois ne Savez

pas que tout discours sensé doit pouvoir revêtir la forme | probante.

Vous ne savez pas si le duc de Gramont est satisfait, si le général de Goyon est satisfait ; et comment le sauriez vous, si vous n'avez sous les yeux que le | Siècle ?

Ce n’est point vous qui parlez dans vos remurques incidentes ; c’est le Siècle: on le voit bien, car je ne reconnais pas le mot prévenu comme venant dit droit criminel qui nous régit.

Je vous dois cependant l’occasion de récidiver et d’argumenter de nouveau ex etymologia. parce que cette argumentation fait partie de Ia logique judiciaire : chacun sa langue.

“ Prévenu est celui qu'on présume coupable d’ün crime.” dit Bescherelle.

Mais cela est trop faible ; prévention est beaucony: plus fort que présomption ; prévention est une opinion ai bien arrêtée, que l’on n’en revient que difticilement. C’est sans doute pour cela que, quand on est une fois entré dans la hoîte de la justice ou ?njustice criminelle, on est taré de cela seul, lurs même qu’on ne succombe

A propos de votre dictionnaire Italien, je remarque que vous n'êtes laconique que quand vous citez ; citez donc 22 extenso, surtout si c’est un dictionnaire de jnrisprudence. Si vous étiez dans le cas de le faire, votre sagacité devrait encore n’être pas si en défaut que de ne pas vous attendre à ce que je vous demanderais encore quel dictionnaire de jurisprudence italienne vous citez—romain, piémontais, napolitain, toscan, modénois, parmesan où autre; car ik n’est pas permis d’ignorer qu'il n’y à pas qu’un seul code criminel en Italie, et c’est du droit criminel romain qu’il s’agit. Vous trouvez mauvais qu'à Rome on emploie en justice la langue latine (*) ; sion y emploie la langue latine, on n’y r dit donc pas À rec.

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J’oubliais de dire tout-à-l’heure que quand Bonaparte a voulu imposer le Code Napoléon à Pie IX, celui-ci lui a offert de nommer une commission de jurisconsultes tlaliens, pour discuter avec des légistes francais, nommés d’autre part, le mérite comparatif des deux législations, et que empereur des Français, qui aurait voulu l'emporter de haute lutte, n’a point jusé à propos de se commettre.

Parmi les pièces que j'ai regretté de ne pas vous voir reproduire, je puis encore vons citer une remarqu able Icttre du général Ulloa à lord Palmerston, voire nême celle d'un ministre anglican sur les épouvania es cruautés des Piémontais dans le reine de

Naples. Vous ne nous avez point dit combien de villes ils ont incendiées. Vous nous avez dit qu’une iaculté de Palerme s’est pi ‘ononcée contre le pouvoir temporel du Pape 3 MS VOUS avez oublié de nous dire que toutes les faculiés avaient été consultées, et qu’en général elles avaient répondu défavorablement aux Piemontais, Vous vous êtes borné à vouloir nous faire aceroire que Chiavone est un wzx/andrin. Comment comprendriez-vous le patriotisme, n'étant vous-même qu'un homme de parti? Vous qui procurez si bien la victoire aux hordes du Nord sur lu Confédération du Sud,

que n'ailez-vous à l'aide des sent où huit lieutenans du rot galant bomue qui se sont déjà succédé à Naples,

pour le déloger d2 ses imoutagnes? Vous avez reproduait une Je ue la chancellerie autrichienne dont

vous dépreciez fort le style, bien qu'il soit infiniment moius obscur, redoudant et ridiculement exagéré que

celui de là chancellerie anglaise. T! s’est passé de fraîche date bien des horreurs en Irlande ; mais les Trlanduis ! ous vous souciez bien peu de ce peuple-là. Vous ne paraissez point vous intéresser davantage à e petit peuple hellénique qui, dans les Ties Toniennes, lutte contre la tyrannie anglaise. N’auriez-vous pas pu nous donner quelques extraits du livre intitulé Révoluti ons des Deux-S'ciles, où un Canadien d’origine, le baron Juchereuu d'Harvey, fait justice des odieux mensonges d'un Gladstone? Avec tant soit peu de bonne volonté, ne pourriez-vous point reproduire quelques passages des derniers écrits de M. Guizot et de

lord Normarby?... Mais vous me direz, comme vous avez dit à Minerve au sujet du désaveu du cardinal Marini : J'avais coupé tout cela, maïs le tout s'est envolé…. Le Siècle n’a pas dit, et le Pays non plus, qu’à l’heure qu'il est, l'Anglais, qui donne la chasse aux négriers, vend ses captures aux habitans de l’île Sainte-[lélène sous le nom spécieux de luboureurs. Vous avez fait du persiflage au sujet d’un article du Propagateur Cathodique de la Nouvelle-Orléans ; mais ne l'ayant point cité textüellement, vous vous êtes ainsi fait votre propre témoin.

Je regrette encore que la glose que vous faites de ma lettre contienne autant de fiel contre ceux qui ne pensent point comme vous, que la lettre du chanoine Liveraui en décèle contre les défenseurs du Pape.

Au fuit, vous avez une maniére tout-à-fait gentille d’accuser réception des travaux qu’on vous envoie. Pour moi, comme je ne me mêle point, comme vous, des élections politiques du noble système anglais, je m'avoue peu capable de lutter avec vous d’incivilité. Mais je vous dirai, comme Thémistocle à Euribiade : Frappe, mais écoute !

Vous vous troimpctez beaucoup plus instruit que moi. Que dirai-je ? Puis-je me juger moi-même ? Mais devraije m’avouer aussi que ça été en ane de ma part une grande pré somption que doser m'évaicr à vous comme enr te? Pour ce quiest de vous, j'avoue qu’elles doivent être bien variées les count uissances d’un rédacteur de Journal, AUS, de grâce, est-ce là une preuve que vous les possédiez? Im le Souvestre « bien raison de dire que, D our passer pour savant aujourd'hui, il ne faut que se € suspendre un écriteau par derritre.

Vous vous gaussez à HRpert de mon mot d’écollé ; il ne faut point avoir peur d’un mot que je dérive sans travail de la belle langue latine ; mais moi, j'ai à bon

droit frayeur des mots exclusirisine, conservatisme, escavagisir, libertaire, st: nes dipéômé, politicien et de tant d'autres mots vandales, Les Ir oquois ont leur

harmonie peut-être ; mais les Italiens et les l'rançais ont Lien aussi la leur! je conjugue encore mes verbes comme 1e l'ont appris mes précepteurs, et non comme je fait le prince des poètes francais du jour, par l'inter-

vous linal olé…..

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s de ui ne ovine htille voie.

vous, IS, je alité.

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moi.

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leur nÇais erbes mme inter-

médiaire de madame de Lamartine ; je ne marie point

une fille, Je n’adresse point un auditoire, je n’oppose pas un parti, je ne réponds pas une lettre, parce que Je ue juge point la langue angluise assez belle pour sentir le besoin de lui prostititer lu nuienue,—qui fut assi celle de Fénélon et de Rucine. Je n’absous pas même du défaut de patriotisme la plupart de ceux qui parlent de Ja sorte,

J'étais peiné des épithètes que vous prodigue 'ournellement Minerve; mais après tout je ne vois que trop qu’elles sont à bonne adresse.

Je suis, Monsieur, Votre très-humble serviteur,

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