‹ L'Honorable L.A. Dessaules [i.e. Dessaulles] judiciaire des Etats-pontificaux [microforme]Chapitre 3 sur 14 · SAVANT MONSIEUR · texte numérisé non relu

SAVANT MONSIEUR

Ce n’est point au troisième, mais au treizième siècle, que le Saint-Siége a condamné les ordalies.

Vous me reprochez mon laconisme ; pour sûr, je n'ai pas beau à rétorquer, car vous vous montrez d’une imperturbable loquacité.

Quelqu'un dira: Pourquoi, aussi, choisit-il des earactères si apparens pour ses divagations, et des caraetères de notes pour la lettre de son adversaire? Ne voyez-vous pas qu’il se donne le haut du pavé?

Pour moi, je n’entre point dans une aussi petite dis .

pute.

Muis vous me fournissez bien des prétextes pour. persister dans ma brièveté. Il devient, en effet, iputile d’ennuyer vos lecteurs d'iine discussion touchant les .

sources de la législation des Etats-Pontificuux, puisque non-seulemeut Mgr. de Montréal, aui connuit l'Halie

pour y être allé trois fois, nous les fait connaître dans son excellente lettre pastorale ; mais vous-même aussi,

monsieur : telle est composée, dites-vous, de l'ancien droit romain dubord.”? Voilà bien lu buse trouvée, je crois. .

Vous admettez ensuite des abus en Angleterre, (où :

la justice est si expeditive IT) et même en France.

Qui doute que cela n'imvite aussi à être court 7... car, à :

quoi bou discuter des admissions? Ne vaut-il pas micux lire les œuvres de Jérémie Bentham, et le discours du eardiual Mathieu duns le Sébat ?

Je ne puis résister, cependant, à la tentation de citer : | Î ;

deux ou trois exenples,

Trouvez-vous bien rationnel d’enfermer douze citoyeus dans une chambre, au nnlieu de toutes les privations, jusqu'à ce que leur jugement soit à l’unisson 7? Lnest pus matériel le peuple qui à imuginé des moyens physiques de suisir la vérité !

e prisougier n'a droit à copie des dépositions qwen payant; trouvez-vous cela noble ?

Alfred de Vidil est condamué pour n'avoir pas voulu déposer coutre son père; cela vous paraît-il naturel, gentil?

Muis ne prétendez-vous pas que je ne me suis attaqué qu'à une remarque incidente de votre diatribe ?

Dabord,on voit de suite que je n’ai pas prétendu .

vous prendre à partie sur tout ce qui fait le sujer de la polémique : il n'aurait fallu, pour le fire, avoir un journal à avwi. Je n'ai fuit qu'intervenir pour relever un quiproquo. Sachez, au reste, que ce n’est jamais

dans le conseil de mes ennemis que je vais chercher .

des inspirations, et que, commè le vieux Frédéric, comime Napoléon Ter et autres gens d’esprit, mon ordre d'attaque est toujours l’ordre oblique ! Vous ne pouvez

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prétendre que le paragraphe sur lequel je tombe n°é- -

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tait qu'une remarque incidente qu'en, tomb:nt dans. une erreur de jugement bien palpuble. 11 ne dépend pas que de vous, en effet, de fure un incident d'une horreur telle que celle de présumer un accusé cou- Pr ce serait peine bien inutile que de vous prendre à partie sur toutes vos dénonciations, Car vous ne les uveZ point prouvées. Quand vous L “urez fait, en allaut dabord vous informer sur les lieux, je ferai peun-être le voyage de Rome, pour revenir couvrir de ma voix vos clamenrs. Quand le député turinois Margotti, dont le Pays n'a jumais rien cité, à voulu écrire Rome et Londres, il est allé voir ce que € est que l'Angleterre, et il a bien vu. Corument ! M. Guizot nous dit que, de Paris, il ne peut pus bien juger entre les détracteurs et les défenseurs du régime pontifical, et vous, vous prétendez porter des jugements péremptoires de la ruelle Suinte-'i hérèse ? Je produis un exemple des e:reurs que lou conmet à distance ; vous vous trompez lei eu réputunt 1e chanoine Liverani évêque, conrme on se troniperait à Rome si le bruit de votre deruière rencontre y parvenait, en supposant que vous y avez lait preuve de bravoure. Tout ce que Je connus de Fialie, moi, ce sont les traités de la Justice et des Lois de Liguori, S'ils étaient traduits en : inglais et répandus, les Augluis, qui ne sont libres que fictions chürlw. pourraient le devenir “Scenes ils connaîtraient lu rois lep/hie, belle et bonne chose que ces iusulaires ne soupçounent pas même.

Il est heureux, après tout, que vous vous soyez fâché, car si vous n'ecrivieZ point ab irato, vous ne chargeriez pas tant le tübleau que vous faites des abus réels ou pretendus du regime pontifical, et je n’aurais point si beau à vous appliquer l'axiome de la dialectique: que n'mis, nl probat. Vous faites comme le brigant Garibaldi, qui dit de Pie IX qu’il salit tout ce qu'il touche, où comme Île charlatan Gladstone, qui lappeile #2 mendiant sans utinaire. (Voir le Pays.) Je me réserve, du reste, de mettre prochainement toute votre urogumeutation en forme sy'logistique. Il y aura des ergo qui seront incompatibles avec vos protestations extérieures de respect pour le Pape ; mais si je déduis

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