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plus de la moitié furent rejetés par le Conseil Législatif. Finalement, elle résolut, sur une division de 42 contre 81, de voter des subsides seulement pour six MOIS. :
La minorité, MM. Caron, Vanfelson et de Bleury entre autres, voulut accorder des subsides pour un an et rembourser les arriérages, dans le but d'éviter une rupture inévitable entre les diverses branches de la Législature et de mettre le gouverneur en état de faire fonctionner les affaires publiques. |
M. Caron parla avec énergie en faveur de cette sage politique, et se trouva par là en désaccord avec un grand nombre de ses constituants, qe présentèrent une adresse à M.
apineau, luiexprimant, ainsi qu’à ses amis, leur approbation sur le vote des subsides. M. Caron tint ferme dans ses opinions. Suivant une conduite digne de tout éloge, il remit son mandat après avoir motivé dans un discours éloquent la résolution qu'il avait prise. Il fut peu après appelé
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au Conseil Législatif par Lord Gosford ; mais les troubles qui suivirent l'empêchèrent de prendre son siége.
Les chefs du parti libéral décidèrent de continuer la résistance et de faire face aux événements qui se préparaient. Il est vraiment étonnant de voir que des hommes politiques tels que MM. LaF-untaine, Girouard, Leslie et Morin aient montré si peu de prudence dans ces temps critiques, lorsque leurs actes postérieurs dévoilent une conduite tout opposée. Quelques-uns d’entre eux s’efforcèrent de prévenir les malheurs inévitables.
Il était trop tard. L’insurrection éclata avec toutes ses horreurs. Le peuple malheureusement abandonné de presque tous les chefs sur lesquels il auraït dû compter, fut contraint de fléchir devant la force armée.
Les événements donnèrent raison aut membres du parti modéré ; car, sans aucun doute, le triomphe de leur politique eût empêché les nombreux malheurs de l'insurrection. Lorsque le calme fut rétabli, les citoyens de