DR US D
RE
D nn mt D LE 20e US SE
nn D or
Pendant cette session, la Chambre biffa du Journal des délibérations le discours du gouverneur prononcé lors de la prorogation du parlement, à la session précédente, discours qui contenait des réflexions insultantes à l'adresse des députés. Elle demanda ensuite au gouverneur d'avancer les sommes nécessaires à ses dépenses contingentes. Celui-ci s'y refusa, donnant pour raison que la Chambre devait voter auparavant les subsides avancés sur la caisse militaire, Les membres, blessés de cette infraction aux règles constitutionnelles, s’abstinrent, pour la plupart, d'assister aux séances : cette attitude significative força le gouverneur à clore la session. Lord Aylmer les congédia par un discours très-modéré, si on le compare à celui de l’année précédente. Il partit quelques mois après, laissant peu de regrets dans le cœur des Canadicns qu'il avait blessés par sa conduite arbitraire.
Lord, Gosford arriva au Canada dans l'été de 1835, comme gouver-
HU, ne
neur-général et chef d’une commis.
sion chargée de s’enquérir des griefs des Canïdiens. Doué de bonnes intentions, il essaya aussitôt à se concilier les Canadiens libéraux et à gagner leur confiance. Au nombre de ses actes bienveillants, on peut citer Ja nomination de M. Elzéar Bédard comme juge de la cour supérieure.
Son discours à l'ouverture de la session de 1835-86 causa une impression favorable ; il contenait des déclarations satisfaisantes, et offrait d’abandonner à la chambre tous les revenus prélevés dans la province, après le paiement des sommes nécessaires au soutien du service civil et au salaire des juges.
Malheureusement la majorité des membres refusa ces offres de conciliation. La chambre consacra d’abord beaucoup de sé.nces à censurer la conduite des fonctionnaires publics et des juges, et à tenir des enquêtes sur sur actes dégradants de plusieurs d'entre eux. le passa encore un grand: nombre de projets de-loi, dont