LL
vous présidiez à leurs intérêts municipaux comme maire de cette ville
“ Nous ne pouvons vous dire que ce que vous ne devez pas ignorer :
que les honneurs civiques qui vous furent déférés par. le choix du peuple d’abord, ensuite par le choix du représentant du Souverain dans cette province, et subséquemment encore et à plusieurs reprises par de nouvelles élections populaires, étaient de votre part parfaitement mérités, et qne vousavez pleinement rempli les obligations qui y étaient attachées, par l'exercice le plus scrupuleux de votre charge.
‘“ Votre exquise politesse, votre patience et votre aménité vous ont permis, dans des temps diflciles, d’appaiser bien des différends, de prévenir bien des discordes, de calmer l'irritation de bien des débats.
‘“ Votre assiduité et votre diligence à remplir vos fonctions administratives, ne nous ont pas échappé, et nous en garderons le souvenir avec reconnaissapce, F
“ Quoique notre cité ait cessé de jouir directement de vos services, nons serons toujours heureux de trouver, dans celui qui fut notre premier magistrat, un concitoyen aussi élevé en dignité que vous l’êtes comme Orateur du Conseil Législatif de cette province, et nous devons nous réjouir de ce qu'en vous occupant des intérêts généraux du pays, il vous sera encore permis de continuer à promouvoir ceux de cette ville en particulier.”
Lorsque l'union des deux Canadas fut consommée, M Caron fut appelé au Conseil Législatif, où il siégea jus-
u’en 1853. Chef du parti libéral
u Bas-Canada dans cette branche de la Législature, il défendit avec ardeur et patriotisme les droits de sa province, les principes du gouvernement constitutionnel et la bonne cause de son parti. En 1848, il fut élevé au poste de président de cette chambre, lorsque M. Jameison donna sa démisgion à cette charge, et que treize autres conseillers législatifs abandon-
SEUN | LUE
nèrent momentanément leurs fauteuils au sujet de la translation du siége du gouvernement de Kingston à Montréal. On doit se rappeler qu’à cette époque il n’y avait pas de salaire accordé aux Présidents des deux Chambres,
Peu après s’éleva la célèbre question constitutionnelle dé la nomination aux emplois publics, qui amena la retraite du premier ministère LaFontaine-Baldwin et l'ascension des conservateurs an pouvoir. La lutte entre les deux partis fut longue mais fructueuse. Elle eut pour résultat d'asseoir le gouvernement constitutionnel sur des bases solides, Lord Metcalfe lui-même et tous ses conseillers purent le reconnaître finalement.
On sait que les ministères Viger- Draper et Sherwood-Daly ne commandèrent pendant leur administration qu'une majorité très-faible, obtenue grâce à l'intervention du gouverneur dans les élections de 1844.
Plusieurs fois, les conservateurs ten-