‹ L'honorable Sir G.E. Cartier, ministre de la milice [microforme]Chapitre 4 sur 15 · RP RER · texte numérisé non relu

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été désolé d’avoir fait de la peine à quelqu'un pour la seule satisfaction de lui faire de la peine. Implacable dans la lutte, il était dans l’intimidité doux, communicatif, et il avait le cœur ouvert à tous les sentiments nobles et beaux.” |

Ce fut le 6 septembre 1814, que le Canada vit naïtre cette homme distingué. Il est le fils du Lt.-Colonel Jacques Cartier, cultivateur de Saint- Antoine, paroisse du comté de Verchères, située sur les bords de la rivière Chambly. Son aïeul, qui portait ie même nom, et qui était un riche marchand de la même paroisse, représenta le vieux comté de Surrey, sous l’ancienne constitution, de 1804 à 1809.

Il est lié par ses ancêtres à Jacques

Cartier, lillustre navigataur qui a ! découvert le Canada ; il est en effet

le Aescendant du frère du navigateur de Saint-Malo.

Ses parents l’envoyèrent de bonne heure au collége des Sulpiciens de Montréal où il ft d'excellentes étu-

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des classiques. Il conserva de tout temps un grand attachement aux dignes prêtres qui lui ont procuré une éducation si soignée. Il commenca ensuite ses études légales, et fut admis membre du barreau en 1835.

Le jeune avocat n'avait encore que 21 ans.

C’est à cet âge tendre qu’il composa quelques pièces de poésies, entre autres cette chanson patriotique ‘ O Canada! mon pays !?” qu’il chanta luimême, en 1835 et 1836, au banquet de la Saint Jean-Baptiste à Montréal, couplets que les Canadiens ont depuis répétés tant de fois après lui. (1)

[1] Voici cette chanson que nous nous empressons de reproduire ici :

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