‹ L'honorable Sir G.E. Cartier, ministre de la milice [microforme]Chapitre 8 sur 15 · PARA · texte numérisé non relu

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bres qui représentaient le district de Québec. Le choix d'Outaouais, ville alors naissante et isolée dans la forêt, donna lieu à beaucoup de mécontentements et de murmures.

Après la session de 1857, Sir Etienne Taché se retira de la politique active, emportant avec lui les regrets de ses collègues et des chefs de tous les partis. M. Johr-A, Macdonald, devint alors premier ministre avec MM.

Cayley, Vankouwhnet, Spence et Morrison pour collècues dans le Haut- Canada. Puis il s’adjoignit M. Cartier, pour présider au choix des ministres dans le Bas-Canada.

M. Cartier devint dès lors le véritable chef du parti libéral-conservateur ou plutôt conservateur, et le principal homme dx Bas-Canada, le renrésentant de la masse de la population française ; et cette belle position de confiance:il sut la garder jusqu’à sa mort. Il commanda constamment en chambre la phalange la plus nombreuse et la plus fidèle. Ses partisans lui étaient dévoués, ils avaient

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pleine confiance dans sa capacité.

Disons de plus que pas un chef n’a commandé autant d'influence sur ses compatriotes ; c’est lui qui guidait l'opinion publique dans les temps difficiles, et cela souvent au risque de sa popularité.

L’avénement du nouveau cabinet, disious-nous dans notre histoire du Canada sous l'Union, fut très-bien accueilli. Les ministres offraient des garanties suffisantes de popularité ; iis possédaient les éléments conservateurs de l’ordre et de la liberté.

Il appartenaient au parti libéral-conservateur, et étaient les héritiers de la politique des : lministrations précédentes. Ce parti possédait le pouvoir depuis 1854, et avait doté la provinces des mesures les plus libérales et les plus populaires. Les membres du ministère Macdonald-Cartier s’engageaient à suivre la même ligne de conduite que leurs devanciers, tout en s’éloignant des principes démocratiques. ji :

“ De ce moment, s'opéra une union

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