NOTAIRE A PARIS
Testament de M. Beaujon (1) 13 septembre 17iS6.
La minute est formée de trente pages in-4°.
« Je recommande mon âme à Dieu et le supplie de l’admettre au nombre des Bienheureux.
(!) Infidit, dû à l’obligeante communication de M. Martin Deslandes.
« Je désire être enterré avec simplicité, et qu’il soit fondé pour le repos de mon âme cinq annuels de messe. »
Détail :
A Saint-Roch.
La Madeleine.
Saint-Philippe du Roule.
Église d’Issy, près Paris.
Saint-Pierre de Bordeaux.
Sur les fabriques des quatre premières, 6,000 livres, soit 24,000 livres une fois payées. — Id. 6,000 pour Bordeaux. Aux pauvres de la Madeleine, 24,000 livres.
— du Roule, 12,000 —
— de Saint-Pierre de Bordeaux, 24,000 —
— d’Issy 6,000 —
par l’intermédiaire des curés.
« J’ai fondé dans la paroisse du Roule un hospice, suivant Pacte passé devant M“ Griveau, etc., le 6 août 1785, j’ai doté cet établissement tant par Pacte de fondation que par d’autres actes postérieurs, je confirme, etc., indépendamment des legs que je ferai ci-après, audit hospice.
« J’ai encore fondé dans l’église de la paroisse du Roule, trois prêtres destinés au service de ladite église et de l’hospice. » (28 décembre 1785, M® Griveau.)
Suivent divers legs à des domestiques et à d’autres personnes qui ne nous intéressent pas et dont la totalité se monte à 174,110 livres une fois payées, et à 2,950 livres de rentes viagères; parmi ces legs, remarquons 10,000 livres « au sieur Le Breton, concierge de ma Chartreuse. »
Le testateur lègue encore à ses domestiques tous les meubles qui se trouvent dans sa maison, disant :
« Je récompense ainsi tous mes domestiques parce que ce sont d’excellents sujets qui m’ont toujours été fort attachés et parce que ceux particulièrement au service de ma chambre m’ont dans tous les temps donné des marques du plus grand zèle et d’un fidèle attachement. »
A M"® Perigoux, sa filleule, 60,000 livres.
A une autre filleule, 50,000 livres.
48,000 livres à M. Foin, mon commis à la. recette générale, entendant que ce legs ne lui soit payé qu’après l’appurement et correction des comptes de ma recette générale.
Deux diamants de 500 louis d’or à deux amis.
12,000 livres.
150,000 livres à M. et M“® Dulys. Ils jouiront de la rente jusqu’à la mort des deux. « A l’égard du fond de la propriété de ladite rente, je la donne et lègue à l’hospice que j’ai fondé au Roule, entendant que la portion d’arrérages qui sera due au dernier des survivants de M. et de M”® Dulys appartienne
aussi à l’hospice Comme ils sont sans postérité, je
crois bien entrer dans leurs vues en faisant le legs de la nuepropriété ci-dessus à l’hospice; c’est à cet égard rendre les enfants élevés à l’hospice les enfants adoptifs de M. et M“® Dulys, comme ils sont les miens d’après la fondation et les autres biens que je laisse à cet établissement.
« Indépendamment delà nue-propriété ci-dessus, je donne et lègue encore audit hospice la somme de 100,000 livres une fois payée, qui sera employée par l’exécuteur testamentaire chargé des placements à acquérir au profit dudit hospice des rentes de la nature de celles qu’il est permis aux gens de main morte de posséder. »