‹ L'hôpital BeaujonChapitre 21 sur 26 · TENON · texte numérisé non relu

TENON

Mémoires sur les hôpitaux de Paris, 1788.

Des quatre hôpitaux pour les femmes malades.

Les religieuses Hospitalières de la rue Mouffefard, ou l’Hôpital Saint- Julien-Sainte-Basilisse (fondées en 1657). Il y a 5 salles au rez-de-chaussée contenant entre elles 43 petits lits.

Les « Hospitalières » près la place Royale, 22 petits lits en 2 salles, au premier étage (fondées en 1629).

Les « Hospitalières » de la rue de la Roquette, au faubourg Saint-Antoine, 20 petits lits dans une salle au rez-dechaussée (fondées en 1639).

Les « Hospitalières de Saint-Mandé » près le parc de Vincennes, 16 petits lits.

Ainsi, ces quatre hôpitaux pour des femmes font entre eux par jour un service qui s’étend à 101 malades.

Le service est fait par des Religieuses de l’ordre de Saint- Augustin.

On n’y reçoit ni femmes grosses, ni maladies contagieuses ; on y admet fort peu de cas de chirurgie. L’hospitalité est gratuite aux Hospitalières de la place Royale; il en coûte 36 livres pour chaque malade par mois aux Hospitalières de la rue-Mouffetard; 30 livres à celles de la rue de la Roquette, et 450 livres par an à celles de Saint-Mandé, où il n’y a guère que des infirmes.

RÉIMPRESSION DE l’aNCIEN MONITEUR

Moniteur du 2 septembre d795.

Séance du 12 fructidor an III. (30 août 95.)

« La Convention nationale, après avoir entendu le rapport de son comité des secours publics, décrète ce qui suit :

« Art. i". — Sur les fonds mis à la disposition de la commission des secours publics, il sera payé aux religieuses, sœurs converses, agrégées et domestiques attachés aux quatre maisons hospitalières supprimées par la loi du 28 nivôse dernier les sommes ci-après ;

« A chacune des ex-religieuses, sœurs converses et agrégées, âgées de soixante ans, ou infirmes, quel que soit leur âge, une somme de 400 livres;

(' A chacune de celles au-dessous de soixante ans et non infirmes, 200 livres;

« A chacun des domestiques qui auront plus de dix années de service dans lesdites maisons, 150 livres;

« Et à chacun de ceux qui auront moins de dix années de service, 100 livres;

« Art. II. — Les ex-religieuses, sœurs converses et domestiques qui, lors de la cessation de leurs services, auront été replacées dans d’autres hospices, ne recevront point les secours provisoires ci-dessus déterminés.

« Art. III. — La commission des secours publics fera acquitter ces divers secours provisoires, lesquels seront imputables sur les pensions auxquelles lesdites religieuses et autres pourront avoir droit. »

Archives nationales F 257

1° Le 19 brumaire an III de la République. Sixième commission.

La commission des secours publics au citoyen Bertrand, huissier priseur des hôpitaux. (Lettre qui le charge de dresser l’inventaire des meubles et effets existant dans l’hospice dit Beaujon.)

2“ id. du 24 germinal. — Difficultés qu^éprouve le citoyen Bertrand pour dresser l’inventaire des quatre maisons hospitalières supprimées.

Archives nationales F 269

Un état du linge déposé dans la petite lingerie de l’hospice Beaujon et destiné aux autres hospices qui en auront besoin.

Signé : Bertrand, agent des hospices civils.

Archives nationales F 269 (1)

Du ministère de l’intérieur 10 nivôse an 4. Au citoyen, économe de l’hospice.

Je vous préviens, citoyen, que par une décision de ce jour, le Ministre, en conformité de l’arrêté du directoire exécutif sur le traitement des employés, vient de fixer ceux des employés non nourris de votre maison suivant l’état que vous trouverez cy-joint. Cette fixation doit avoir lieu à partir du 1" frimaire dernier, à raison dix-huit fois le montant du traitement provisoire.

Quant aux employés nourris, je vous donne avis qu’à partir de la même époque ils doivent recevoir pour traitement le triple de ceux dont ils jouissaient à l’époque et avant les augmentations portées par la loi du 4 pluviôse de l’an IIP.

Deanieau.

Hospice du Roule.

Etat des employés composant ^hospice du Roule.

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