CHOLÉRA DE
Administratiox Générale de l'Assistance Publique a Paris.
Paris, le 18 Janvier 1866.
Madame la Supérieure,
Dans les doulovireuses circonstances que nous venons de traverser, j'ai pu apprécier, par moi-même avec quel courage et quelle abnégation les religieuses placées sous votre autorité, ont accompli la mission de ctiarité à laquelle elles se sont vouées. Dès la première apparition de l'épidémie, et lorsque ses atteintes, aussi terribles que mystérieuses, semblaient paralyser les dévouements les plus éprouvés, elles ont, i)rodigues de leur personne et de leurs soins, donné à tous l'exemple des devoirs à remplir, en même temps qu'elles raffermissaient le moral de nos serviteurs et rappelaient l'espérance au cœur de nos malades.
Aujourd'hui, que l'épidémie paraît nous avoir complètement quittés, c'est un devoir, en même temps qu'une bien douce satisfaction pour moi, de venir, au nom de l'Administration; des pauvres malades ot des familles éprouvées, remercier les sœurs de leur touchante sollicitude.
Je vous prie, Madame la Supérieure, de vouloir bien transmettre aux religieuses de votre Communauté, l'expression de mes sentiments de profonde gratitude
Agréez, Madame la Supérieure,rassurancedema considération la plus distinguée.
Le Directeur de l'Administration de l'Assistance publique , Signé : Masson.