LA TOMBE D'AUGUSTIN COCHIN
Paris, le 15 Juin, IB'/â.
Rapport a M. le Président de la République.
Monsieur le Président,
M. Augustin Cochin, ancien Pi'éfet de Seine-et-Oise, a exprimé, dans son testament, le désir de reposer, après sa mort, à l'hospice dont son grand'oncle était le fondateur.
Sa veuve et M. le comte Benoist d'Azy, Vice-Président de l'Assemblée nationale, sollicitent du gouvernement l'autorisation d'accomplir cette dernière volonté et je suis assuré de répondre à vos sentiments personnels. Monsieur le Président, en vous proposant de déférer à leur vœu.
Les pauvres de Paris gardent avec reconnaissance le souvenir de l'homme de bien qui s'était consacré avec une prédilection particulière à l'exercice de la charité et à la moralisation des classes ouvrières.
Cethommage suprême rendu à sa mémoire sera pieusement recueilli par sa famille, et la population indigente y applaudira certainement, car, parmi ses bienfaiteurs,^ le nom de Gochin, malgré les troubles des temps, est justement resté au milieu d'elfe, comme un symbole de foi, d'honneur et de charité.
Veuillez agréer, Monsieur le Président, l'hommage de mon respect.
Le Ministre de l'Intérieur Signé : Victor Lefranc
Approuvé :
Le Président de la République Signé : A. Thiers