‹ L'horticulteur français de (volume 2)Chapitre 14 sur 159 · LE CHÊNE PYRAMIDAL · texte numérisé non relu

LE CHÊNE PYRAMIDAL

J'ai souvent admiré, dans le parc de Versailles, un Chêne très-élancé, comme le Peuplier d'Italie, mais d'un aspect un peu différent et tout particulier. Cette belle espèce, originaire de la

lasse-Nayane et encore rare en France , peut atteindre à la liaateur de 10 et 15 mètres; c'est le Quercus fastigiata ou Chèoe pyramidal. Son tronc^ qui file droit, émet de nomkreoses branches grêles dressées, qui ne prennent qu'un bible accroissement, et ne s'étalent jamais. C'est un arbre fkmi pour la plantation des routes; car, par sa forme, il ■H peu à la cultore du terrain sur lequel il est planté; et, eôBime rapport» son bois est égal en qualité à celui du Chêne flOfflmun. Sa végétation est assez rapide. Des semis faits par Mmij en 1840, au domaine d'Harcourt, où la Société impériale d'agriculture a établi ses cultures expérimentales, ont pH)dmtâéjà des arbres de 7 à 8 mètres de hauteur, et dont le traie offre une circonférence de 30 à 45 centimètres.

Bosc, en 1806 , recommandait le Chêne faâtigié, pour la âéo(ïation des jardins paysagers. Malgré cette recomman- JslioD, il a été peu répandu. On ne le trouve guère, en bel eamplaire, qu'à Versailles, et dans un parc de THay/près ^miy appartenant à M. Chevreul, professeur de chimie au jab des Plantes de Paris. Là, il fructifie abondamment, ce

pfsmet de le multiplier par semis, et d'obtenir des indinfas plus vigoureux que ceux qui proviennent de la greffe.

Eug. DE Martragnv.

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