‹ L'horticulteur français de (volume 2)Chapitre 47 sur 159 · LES PÉTUNIAS EN ARBBE · texte numérisé non relu

LES PÉTUNIAS EN ARBBE

Il y a denx groupes de Pétunias bien distincts : Tun est abois naou, à feuillage ample et velu, il est peu florifère; l'autre, plus petit dans toutes ses parties, fleurit beaucoup : c'est àce dernier que nous donnons la préférence. Quoique plus petit, il est plus varié, plus beau de forme .et de couleurs, et surtout plus rustique; on le dit sous-ligneux, car il peut se conserver plusieurs années.

L'homme se lasse de toutes choses, il faut sans cesse varier ses goûts. Voyez ce pauvre DahKa que Ton a torturé de toutes les façons, jusqu'à le forcer à ramper sur la terre. Pourquoi n'élè* verions-nons pas le Pétunia? pourquoi n'en ferions-nous pas un

ariure? U est peut^ire fatigué de ramper sur le sol ; donDoius4ui un tuteur; il ne demande qu'à se tenir droit pour mieux montrer ses bdles ooroUes aux nuances si variées. Former une boule au moyen de quelques pincements est l'afiaire dé quelques se* maines ; le rempoter deux ou trois fois, au fur et à mesive qu'il grandit est chose facile; de la terre franche et du terreau de fumier . par moitié^ il s'en contente» et il s'est dit me voilà presque aussi beau qu'une Azalée de Tlnde. En résumé, prenons de jeunes Pétunias de semis ; laissons-les grandir ; supprimons les branches latérales, et pinçons la tige verticale, qui ne tardera pas d'émettre des sous-bonrgâons que l'on continuera depîncer^ et au bout de quelques semaines nous aurons de charmants pe* tits arbustes (t)4

LiABAUD,

REVUE DES JOURNAUX ÉTRANGERS

Botànigal . Magazine.

Raphloiepls Japonica, Sieb. et Zucc. Var. integerrima {Rosacées). C'est là un très^bel arbuste, qui doit figurer dans tous les jardins du midi de la France et dans nos serres froides à côté des Pittospmm, n est originaire du Japon et de la Corée. Malgré sa ressemblance avec l'ancieune espèce dûnoîsej^ le R. indica^ on le distioguera toujours à la grandeur de ses fleurs et à ses larges bractées obtuses.

Hypœstes sanguinolenta, Book. Eranthmum sanguinolentutn^ V. Houtte {Acanthacées),

Jolie petite Âcanthacée, originaire de Madagascar, remarquable par ses feuiUfttt très^vertes, parcourues de larges nervations d'un rose olgiiT.

Auoubtt JapçiUca, Tbunb« {non mœdata).

Le Botanical Magazine reproduit, dans une assez belle planche^ un rameau d'Aucuba chargé de fruits. Chacun sait que jusqu'à ces derniers temps on ne possédait^ en Europe, que des individus femelles qui restaient stériles. Les individus mâles apportés du Japon ont permis d'<)bttfu?21es très-jolis fruits 4s o<^ tel arbuste, qui devient ainaî beatt*-

coup plus ornemental. Aussi doit-on conseilla d'ajouter quelques pieds màles dans chaque massif d'Âucuba (4).

Les fruite de TÂucoba Japonica sont de la grosseur d'une cerise entiron, mais légèrement ellipsoïdes. Ils sont d'un rouge assez foncé» intense» mais un peu vineux.

Gypripedlum concolor, HooL {Orchidées).

Voici une espèce entièrement nouvelle, bien distincte de toutes les autres et des plus remarquables. Les feuilles ne sont pas isolées, mais Uen rapprochées en un faisceau serré. Elles sont pictées supérieurement et d'un beau rouge en dessous. Ses fleurs presque sessiles sont très-^grandes et d'un jaune pâle dans le ton des Primevères. C'est encore une espèce de Moulmein» due aux recherches du Rév. G. Parish» infatigable GoUeeteur d'Orchidées. Q trouva le C. concolor sur des rochers aa7eiix> où le adonel Benso le retrouva plus tard et put en expédier des indîTidus vivanis à Kew.

Yellosla oandida» Mikan. [Bémodoraçées). Parmi tous les Vellosia introduits^ celiii-ci est le seul qui ait encore fleuri. C'est dans le jardin de Dublin que le D' Hoore a obtenu ce résultat. Les graines delà plante loi avaient été adressées par fèu M. Gardner, pendant son voyage au ftrésil. Miâs eette espèce n'est pas originaire que de ce pays» où elle a enooie été signalée à Hio-de» Janeiro; car Sprengel la regarde comme Synonyme du V. tubiflora, H. B. et K. (Rodia tubiflora Rich.) native de rcMnoqoe.

Lee fleurs du V. ewndiâa sont grandes et d'un blanc pur»

Dendrobiuxh Hedyosnum» Batemau, D. albo-nride, Parisb. (Orchidées).

Espèce de peu d'intérêt» encore originaire de Moulmein.

▲canthUB moiltiuu»^ Hook. Cheilopm montam. Nées. (Aam^ tkacie$).

Assez jolie plante déoouv^te par Vogel à Fwnando^Po, où elle fut récoltée par Maun à une hauteur de 650 mètres* Depuis, Barter la rencontra aux lies des Princes et Curror sur la côte occidentale d'Afrique, au sud des tropiques. Ce n'est pas un arbuste» comme le prétendait Nées» mais une herbe atteignant au plus un mètre» et qui n'est remarquable que par Tampleur de ses feuilles et la couleur rose de ses fleurs.

(4) GeUe année, nous avoDS remarqué à Segrez que des pieds d'Aucuba, qaaique kûn des individus màles, qui d^ttUeurs n*ont pas fleuri, avaient produit des quantités de petits froita imparfaits, el biea eate&do iléfiles, mais parfattement eotorés* C'est un fait cadeei: à re)atei.

Raillardia cUiolata^ D. C. (Comp&séei). Petite |dante sans valeur ornementale, originaire des Iles Sandwich.

Anémone {Hepatka) angnlosa^ Lam. Ihpatica triloba, var. angulosûj Spach. (Benonculacéei).

Cette trësH^harmante plante n'est considérée par M. Spach que comme nne Tariété de VA. triloba, quoique ses fleurs soient plus grandes et ses feuilles profondément lobées. Elle est native de la Hongrie, d'où la reçut M. Backouse qui a réuni à York une si belle collection de plantes herbacées^ remarquables par leur nombre, leur exacte détermination et leur culture si parfaitement entendue.

Fouroroya longseva, RarW. Lucc. (Amaryllidéeê). Le Fourcroya Imgœna est cultivé en France depuis six ans et a fleuri en France plus tôt qu'en Angleterre. On Tavait reçu de M. de Roete sons le nom très erroné de Yucca Parmentim; aussi était-on très-étonné, car aucun Yucca n'est tuberculeux. L'erreur reconnue, la plante restait cultivée sans nom. Ce fut, si je ne me trompe, M. Jngelrelst, jardinier en chef du jardin de Nancy, qui obtint le premi^ sa floraison et appliqua à cette intéressante espèce, aujourd'hui très*répandtte en France, son véritable nom. Le F. longœva a fleuri Tannée passée en Angleterre au royal botanic garden, non pas par conséquent, pour la première fois en Europe, comme se plait aie supposer M. Hooker.

Le baron Karwinski, connu par ses recherches botani(|ue8 au Mexique^ découvrit le premier œlte Amaryllidée, et il la décrivit avec Zûccarini dans le « Nova acta x> . Le F. longœva croit sur le mont Tango, dans la province de Oaxaca, à une élévation de plus de 3,0(i0 mètres : on ia retrouve, d'après M. Skinner, dansTintérieur du Guatemala. C'est daitf son pays qu'il a le port d'un gigantesque Yucca, que sa tige atteint parfois plus de 4 5 mèû'eS) et qu'il a une hampe d'environ 40 mètres; car dans nos cultures, quoique natif des contrées presque froides, il reste petit et presque acaule, tout en étant encore une fort belle plante.

Dendrobium senile, PaHsh. [Orchidées), Ce Dendrobiuni doit tenir, parmi les Orchidées, la place occupée par le Cereus senilis chez les Cactées, car il est couvert de longs poils blancs, d'un efiist très-sizH gulier. Ses fleurs sont d'un beau jaune safran. C^est malheureusement nne espèce asse2 délicate. On doit son introduction au Rév. C Parish.

^ Marianthus Drummondiantis, Benlh. Oncospermum Drummondianum, PitterL [Pittosporées).

Si cette Pittosporée n'est pas une plante éclatante, ce n'en est pas moins une charmante acquisition. Cette toute petite plante aux rameaux grêles et traînants, a de ravissantes fleurs d'un bleu pâlélégè^

rement violacé; .elle est originaire de Vouest de rAustralidj aii^i que presque foutes ses congénères.

Dximia altissima, Hook. {Asphodéléés). Belle espèce, décou* verte à Natal, par M. John Sanderson.

Phalaônopsis Luddemanniana, Rchb. (Orchidées). Cette 6aperl)e plante, originaire des Philippines, fat exposée en fleurs par plusieurs personnes à la fois au Santb Kensington« Elle est en effet d'une culture extrêmement facile, mais réclame beaucoup de cbaleur. Cette plante, nouvelle pour l'Angleterre, avait déjà fleuri chez M. Luddemann, à Paris, et chez madame Pesoatore, comme le constate le Jf Reichenbach dans le Gordener's Chroniele, Ses fleurs sont blanchesy mais largement striées de rose ou de jaune ferrugineux, et le bbe médian de la lèvre est entièrement rose.

A. DE Talou.

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