‹ L'horticulteur français de (volume 2)Chapitre 54 sur 159 · AU SUJET DE LA NOMENCLATURE DES PLANTES · texte numérisé non relu

AU SUJET DE LA NOMENCLATURE DES PLANTES

En présence de la confusion qui règne dans la nomenclature des plantes, nous nous disposions à traiter cette importante question et à proposer les bases nouvelles d'une nomenclature horticole; mais, au moment de nous mettre à l'œuvre, nous

trouvons cette qnestîon admirablement traitée dans le Ww*«n*chrift (1), rédigé par le savant professeur Kari Koch, de Berlin. Nous reproduisons donc la traduction que vient d'en donn^ notre excellent confrère et ami Edouard Morren, de la Belgi^ que horticole, déclarant que nous partageons complètement les idées de l'auteur et que nous appuyons ses propositions.

« Pendant le Congrès de jardiniers et de botanistes à Amsterdam; deux importantes questions ont été soulevées. Nous n'examinerons point sHl en est résulté d*heureux effets ; mais dans tous les cas elles soçt très-intéressantes et méritent d'être discutées ici. Il serait bon que chacun prtt la peine de les soumettre à un examen ultérieur ; la rédaction est toute ^sposée à ouvrir à cette fin les colonnes de sa revue.

« L'aune des questions était celle-ci : trouver un mode de nomenclature des plantes qui permette de juger par le nom seul si l'on a affaire à une véritable espèce ou seulement à une va* riété. Quel désappointement, quand on demande une plante qu'on ne connaît pas, mais dont la beauté est vantée, de recevoir, au lieu d'une espèce comme le faisait supposer le nom latin, une variété insignifiante d'une plante déjà connue ! Le D' Ascherson, de Berlin, s'est plaint de ce vice par la voie da Wochenschrîft et a fait une excellente proposition, celle de donner aux espèces deux noms latins, un de genre et un d'espèce, tandis que les simples variétés des jardiniers seraient consignées aux catalogues avec un nom français ou une dénomination empruntée à une personne quelconque, mais sans désinence latine, au lieu du nom latin d'espèce. Le professeur Koch a repris cette proposition h Amsterdam, où elle a trouvé un accueil favorable . Mais nous doutons que les jardiniers s'y

(1 ) Wochenscfmft, «7 maî, 4 865, n» «4 .

— apprêtent, quelque utile que ce fftt. Beaucoup d^entre eux croient, par malheur, vendre mieux leurs simples variétés en les prodaisant, dans le commerce, sous un nom latin qui les fasse prendre pour des espèces.

< La secondé motion importante est émanée également du professeur Roch. C3iaoun sent Tabus qui se fait, avec ou sans dessein, du nom de plante nouvelle. Un horticulteur reçoit de son collectionneur, comme une nouveauté, une espèce de** puis longtemps connue. Pour couvrir au moins ses frais, il cherchera à la vendre, et après avoir découvert quelque différence accidentelle particulière à un individu de Fespèce, il la lancera dans le monde sous un nom nouveau. Ou bien le pro» priétalre, qui ne peut connaître toutes les plantes, ignorera le nom de Tune d^elles, et ne saura même point si elle en a un ou si ce n'est pas une plante nouvelle . H demandera conseil à droite %t à gauche, et ne parvenant pas i rien apprendre, il la baptisera d'un nouveau nom. Par oontre, des plantes non en* core décrites peuvent être prises pour des espèces connues* et données sous d'anciennea dénominations. Uest évident que de tout cela doit résulter une confusion très-grande.

» Les botanistes en sont bien plus coupables que lesjardiniers. En leur qualité de savants, ils regardent le jardinier du haut de leur grandeur et ont Vair de mettre le jardin avec tout son contenu en dehors de la nature. Mais le jardinier a pour lui une foule d'expériences qui peuvent aider la science dans ses recherches et savent lui montrer la voie par laquelle les botanistes arriveraient à des résultats. Il serait aussi bien dans l'intérêt des taxononûstes que des physiologistes de mettre ces expériences à profit. Pour connaître à fond une plante — ceux qui font de la science sérieuse le savent bien — il ne suffit pas d'un examen passager au temps de la floraison ou du fruit, pas même d'étude sur des exemplaires desséchés, tout cela vous ferait connaître l'individu, maïs non l'espèce avec quelque

certitude ; il est nécessaire d'avoir suivi la plante dans toutes ses phases. Mais [pour cela il faut du temps, et nos faiseurs, d'espèces n'en prennent pas. Us trouvent ennuyeux de continuer parfois plusieurs années leurs observations sur une seule et même plante, et beaucoup plus commode de porter un jugement après de brèves comparaisons d'exemplaires desséchés. On conviendra que le jardinier, qui a tous les jours une même plante sous la main, a Toccasion de découvrir des choses qui peuvent échapper au botaniste et qui seraient importantes pour distinguer des espèces à peu près semblables. Voilà poiwquoi ils ont besoin les uns des autres et peuvent se rendre mutuellemeut de grands services.

i> Le professeur Koch a proposé à Amsterdam que les systé* maticiens se partagent le travail. Chacun d'eux ferait connaître de quelles familles il s'occupe spécialement. Alors le jardinier, quand il recevrait des plantes directement de l'étrangfer, demanderait conseil au botaniste compétent, qui se trouverait par là avoir à sa disposition d'intéressants matériaux. Jusqu'ici il n'y a qu'un petit nombre de botanistes qui s'occupent de cette branche ; nous ne connaissons guère que MM. Reichenbach à Hambourg, Koch à Berlin, Wendland à Herrenhausen, Morren à Liège, Hooker à Kew, Lindley à Londres et Regel à Saint-Pétersbourg. Il serait bien à désirer que d'auti*es théoriciens capables se Joignissent à eux. Nous ne doutons pas que la rédaction du Wochenschrift ne fût toute disposée à servir d'intermédiaire si demande lui en était faite. »

PLANTES NOUVELLES

Nous avons sous les yeuxtrois catalogues de plantes de serre, parmi lesquelles on en remarque un assez grand nombre qui sont citées pour la première fois. Ces catalogues sont ceux de

JMM. Laureniius à Leipùck Groenewegen à Amsterdam et Jacob Makoy à liége.

On a tant introduit de Palmiers dans ces derniers temps, que si M. H. Wendland, de Herrenhausen près Hanovre, le meilleur connaisseur, voulait dresser une nomenclature des espaces nouvelles, il rendrait un bien grand service à la science*

VŒnocarpus minor a un port svelte, ses feuilles légèrement pennées sont d'une belle verdure. M. Groenewegen, d'Amsterdam, a produit aussi d'autres Palmiers dans le commerce* Nous ne connaissons pas son Areca glandiformis des Molaques ; mais noiis avons vu, à Amsterdam, le Ptychosperma sp. Tematey gui mérite d'être reconamandé. Quant aux CcUamus adsperstts et fascicidatWf la première croit dans les régions volcaniques de l'Ile de Java, aux bords des ruisseaux, et elle est garnie de très*fortes épines, qui Jui donnent un aspect étrange. L'autre lui ressemble sous beaucoup de rapports^ mais il ne se rencontre que sur le continent des Indes orientales. Le Metroxylon elatum atteint, dans sa patrie, une hauteur con* sidérable ; maiir le propriétaire ne peut en offrir aux amateurs que de petits exemplaires de 30 cent* de haut, avec 5 ou 6 feuilles. L& ILicuala spinosa est originaire de Java, où les habitants en font des pipes ; ses feuilles sont composées de 20 folioles. Le Licuala Oa>%i se distingue, paralt-il, par sa légèreté, quoi- . qu'il ait des feuilles beaucoup plus grandes que le spinosa. Le petit Céff-oto/o&iis conco/or, d'après la description deM. Miquel, dans sa Flore de Vhide 7iéer landaise y est au nombre des plus belles espèces; âa patrie est Sumatra.

Deux Pandanus sont en vente dans le même établissement ; nous connaissons le P. cuspidatus^ semblable d'aspect au P. odoratissimus, mais avec des feuilles plus larges et s'effilantlout à coup davantage à l'extrémité. D'après la description, le P. ceramicus doit être plus beau et faire plus d'eifet.

Depuis quelque temps on a introduit, directement de leur

patrie, toute une série de variétés de Cordyline Jacqwni^ {Dta^ cœna terminalis de Jacquin) distingué par sa teinte bran rou* geàtre; malheureoBement elles 9onl dénommées de telle façon que Ton Groimt avoir afEaire à des espèces particulières. Les catalogues de Laurmtiusetde Jacob Hatoy en annoncent aussi quelques nouvelles variétés déjà connned. On sait que M* Veileh le premier en a introduit, sous le. nom de Draecum Cûoperi^ une variété à lémlles larges et vivement colorées, (pûse rap* preobe, sous ce rapport, du D. HumAoldtii {nommé aussi stficta et grandit); mais eUe en diffère essentiellement psff la courbe élégante <to ft&i feuilles en forme d'arc. Le D. Uuifalia pou dula les a plus larges encore, mais d'une moins belle nuance. Celui qu'on a mis dans la commerce sous le nom de D. ttamufm possède %dement de lairges feuilles, mais à peine colorées à la face inférieufe. CeUe variété est 'moins délicate que Tespèos principale et les aokee wiétés ; elle a le port pius ramassét^ mais elle est inférîeureea beauté, il en est de même dn 0. sûk mMse depuis longtemps connu et qui a des feuilles colofées de roi]^e vers les bords seoleoient, mais des pétides entièsement rouges. Le D. Porteawi^vergicohr se rapproche sous tous les reporte du D« Humboidtii. Qsant m D. UmkdtA il a les feuilles étroites, dressées, d'un vert brunâtre avec on étroit bord rouge»

On continue d'introdoiredes Aïoldées, qumqoe legoàt, pour ces plantes, ait généralement beaucoup £sibli« Si'est pas neuf tout ce qui porte un nom Mvveau. U y a dans le commerce deux variétés d'Alocasia uekrina désignées sons des noms spéciaux an eatalogue Makoy, VA. tigrina a le pétiole tacheléde petits points qui ne sont pas disposés par bandes ; dans VA. kmgtiùba, iesfeuiiies sonttiès-aiiongéeset i'édan* etuK est tfès-ppofonde.

M. Linden a encore introduit de nouveaux Caladium vantés pour leur beauté (ftrocfcyfrw^ parphyroba$%9^ frKxrfsruui, mira-

Ufe et emarowi). Un amateur, M. Bleu, de Parîs^ a fait, sur lûiTariélés à féuiUes mutti^rolores des Co/o^Ittifii, des essais de croiseineBt qui ont réussi ea partie* U en est resté quelques variétés nouvelles et intéressantes; mais la plupart ress^nblait tant à d'antres déjà connues qu'il est à peine, possible delesdistingtier. Son €. Lamartmi mérite quelque attention; ses feuilles^ assee grandes, ont, indépendamment des w^^ voies ronges, de petites teches de même couleur; les unes et les antres ressortant d'autant mieux^ que le reste de la surfaœ icsfc tout lQ8ti<é. L'hybride qui a reçu le nom de Madame Àndrieu est égadcment ii^t^éasant ; ses grandes feuilles sagktées ont des nM*vwe8 rouges bordées de viût^ et, en outre, des taches irrégulières blanches ou roses.

Le SehismatoglaUiM variegata a des féuiUes dr^sées, allonge) avec une nervun o^nfaNile bUnobe; il reste petît.Le Sifkomum divaricatum se place eenune plante ocnementate à eAté de TÀheasia meto^Vo, mais il cessMdble sons tous les astres rapports à VA. Lomù VAntkwrimk ducolar tire son nom de la teinte rou^tre des Ssuilles et est recommandé pour sa beanté. Nous n'aTOos vu que trèa-peti^ à Amsterdam « YAmarpho^éailus eyfurem ; iioua nepouYona dùoù dire jusqu'à présent ai la plante appartient à ce g^are* Cela nous parait douteux. Les trois loUoles étaient assea largement dliptiques, avec une tonte bnm verdàtre.

Passons aux Orchidées aux petîteg feuilles multicolores, prineipalement crises dans le oommerce par Qroenewe^en et connues pottrlapl»part,gràGeau dernier travail de Blume* Le N^fÈhebhpkyllum iem»dfolium a des feuilles ovaleSK^ordiformes, nrt foncé et vari dair zéfaiéea» les pétioles sont rouges* D'après la description, Ton doit supposer que le Zefb^anlhes ^ubrinM de Jacob Makdy n'en difière point. Nous avions déjà Tu^ à des expositions le CyttorcAâ/ovonica ; ses feuilles un peu endulées> ovales^ pointues^ sont d'un brun h^[)atiquey et se

distinguent par leur éclat métallique. Une troiaème Orchidée auxfeuillesveloutées,nommée Anectochilus Reinwardtii^ forme, par la grandeur et par la coloration, un digne pendant à VA. setaceus •

Parmi les autres monocotylées, citons le Maranta lineata^ du catalogue Laurentius, variétés basses, mais touffues, aux feuilles serrées à courts pétioles, et se distinguant par des bandes d'un vert pâle, presque blanches. Nous attirerons aussi l'attention — quoique ces deux variétés ne soient pas entièrement nouvelles — sur le Costus zebrinus, introduit de l'Amérique centrale par Wendland, et sur le Dioscorea argyrœa^ dont les feuilles assez grandes, cordiformes, sont tachetées de blanc.

VAspidistra angustifolia n'est qu'une variété à feuilles étroites de VA. elatiory ou Plectogyne variegata, c(Mnme on l'appelle ordinairement dans le nord de l'Allemagne. VAstelia Banksii est une intéressante Joncée de la Nouvelle-Hollande , trèscultivée dans les jardins botaniques, et recommandée récemment, comme plante ornementale. On en possède une variété à feuilles multicolores, mais dont les bords blancs ressortent peu, les feuilles étant elles-mêmes légèrement blanchâtres.

Comme dicotylédones de serre chaude à feuilles multicolores, le Colonyction sanguineum, liane qui ouvre la nuit ses grandes fleurs, mérite d'être recommandé par la teinte rougeâtre de ses feuilles cordiformes , nous appelons tout particulièrement l'attention sur cette belle plante. Le Piper bicolor mérite aussi une mention ; cette plante se rapproche du Cissusporphyrth phyllusy qui appartient, selon toute apparence, au genre Ciir beba; elle a également des feuilles cordiformes avec un ravissant reflet rouge ; les pétioles sont garnis de poils blancs.

Le Zehneria hastata^ cucurbitacée à la racine tuberculeuse, se rapproche de notre Pylogine suavis; mais nous ignorons s'il peut être employé aux mêmes usages. Il est vanté pour

ses nervures en relief , d'un blanc d'argent. Mais ce n'est pas là une particularité très-remarquable ; on la retrouve dans beaucoup de Gucurbitacées.

Le Gratapkyllum comorense ressemble beaucoup, dit-on^ à VdSidejiJusticia picta (Grapt. horten^e N. UE E.). Seulemmt la rayure centrale sur fond vert foncé est couleur orange, tandis qne, dans le Justicia^ elle est d'un blanc d'argent. VEranthemum sanguinolentum se rapproche beaucoup de VE. rubrove^ niwn {Gymnostachium Ver$chaffeltii) et ne s'en distingue que par des nervures et des veines plus larges, de teinte carminée.

Le Melastoma sanguineum semble être une de ces espèces dont il est parlé à l'article sur la nomenclature ; un jardinier Taura nommé ainsi à cause de ses feuilles colorées de rouge (au moins à la face inférieure). Mais il existe réellement une plante de ce nom, que Don a décrite et que Korthals a rebaptisée plus tard M. pulcherrimum. Elle porte des fleurs rouge bleuâtre, dont elle tire son nom, tandis que les feuilles, hérissées de poils roides, ne sont pas colorées. Nous supposons que le Jlf. discolor du catalogue Laurentius désigne la même plante. Mais Linné s'i^tdit déjà servi de ce nom pour une espèce que De CandoUe a dc' 'ite plus tard sous celui de Tetrazygia discolor*

Le Bredia hirsuta Bl. est une Mélastomacée à peu près herbacée, qui se distingue par l'abondance des fleurs. Sous ce rapport, il se rapproche des Gentradénies, des Monochètes et d'autres plantes semi-herbacées de cette famille, et il peut être employé aux mêmes usages.

Le Monochœtum hybridum Lemotnei a été gagné dernièrement par M. Lemoine, qui a fécondé le Monochœtum ensiferum à l'aide d'un bâtard du M. sericeum, obtenu il y a quelques années. Ce bâtard a des fleurs une fois plus grandes que celles de la plante-mère et se ramifie beaucoup plus, ce qui rend la floraison plus abondante.

Le Scepasma Umgifolia ressemble par le port au Phyllan*

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thus dont les petites feuilles sont disposées en àmx laBgées )6 long de rameaux minces, de sorte que l'on croit voir des feuilles pennées. Les catalogues qui indiquent ce dernier cas cèmme ayant réellement lieu, commettent «ne erreur. Entre les petites feuilles se suspendent de petites fleurs rouges.

Le Staurantkera ffrandifalia Benth. (non pas grandift9ra Wall.) est une plante des Indes (mentales ; il ne peut donc être une Gesnéracée ; c'est une Cyrtandracée. Il a de très-grandes et belles fleurs à tube court, de couleur'bleu ciel, à gorge jaune. n est fort recommandable et se rattache aux Meyenia.

M. Linden a introduit le Siphocampylos ciliatm ; mais il en a cédé la propriété à M. Lemoine, de Metz. Cette î * ite est digne, par la beauté, des autres espèces de la même ^ mille ; elle tire son nom des longs cils dont ses feuilles sont bordées. Des aissdles sortent, sur des pédoncules longs, les fleurs assez grandes, d'un rouge de minium.

Le Chrodendron Balfourii appartient, comme le CL Thomp^ stmiœ, aux espèces grimpantes^ et possède, toujours comme cette même variété, un calice d'un blanc éblouissant, d'où s»rt une corolle rouge feu. Nous ne pouvons déterminer en qi. t diffèrent ces deux plantes ; la différence est légère Jant us les cas.

Le Mackœrium firtnttm Bbnth. forme au Brésil un bel ark^ aux feuilles pennées ; il est de la famille des Papilionacéeset du genre des Dalbergies. Nous ne savons sHl fleurira chez nous! s'il fleurit, ce ne sera point facilement. Mais il paraîtra sans doute intéressant à beaucoup d'amateurs d'apprendre que notrf beau bois de palissandre provient vraisemblablement de cet arbre. D'ailleurs, comme il offre un bel aspect ornementai, il mérite d'être recommandé aussi à ce point de vue.

0» sait que les Stadmannia sont de jolies plantes à belles feuilles. Aux espèces connues, et cultivées depuis quelque temps dans les jarcfins, vienfient s'ajM^ fes St. Gkies^eohtii

et LegrûUei* Mous n'avons pas encore eu occasioa de les voir ; mais si elles se rapprochent quelque peu des espèces connueSf I elles méritent l'attentioti .

Nous vîmes le Cupania undulata pour la première fois, il y a deux an^, chez M. Liuden à Bruxellet ; mais voilà seulement qu'il parait entré d^ns le commerce. Il se rapproche beaucoup des Stadmanmes^' et il a , comme elles, des feuilles pei^ Bées.

Pisonia longirostris est-il un nom de jardinier, ou la plante a-t-elle déjà été décrite? Nous l'ignorons ; mais c'est, dans kmislaf eas, une plante ornementale distinguée, arborescente, de la inille des Nyctaginées. Nous ne pouvons dire non plus d'où 36 Je est originaire; les Pisonies croissent daus l'ancien comme dans le nouveau monde. Les feuilles, à leur naissance^ sort rouges^ une fois développée»^ elles présentent, sur une^ surface d'un vert gai, une assez large bande rouge .

Le Saurauja (Sauravia) mperba^&xùAB être aussi tm nom de jardinier, car nous ne le trouvons nulle part. Malheureusement nous ne connaissons pas non plusia plante. Les feuilles eïi S( .<^/ paralt-il, épaisses et coriaces; jeunes, elles sont rougeà-» U 5^ tandis que, leur croissance faite, elles ne conservent plus iia'un reflet rouge. On sait que les Sauroges appartiennent à la famille des Temstrœmiacées et qu'elles se rencontract principalement dans les lies de la Sonde.

VUrostigma Hasseltii ressemble beaucoup au Ficus Cooperif qui pourrait bien être également un Vrostigma. H ne s*en dis- ^tii^ue, paralt-il, que par la teinte plus claire des feuilles. ' L'Inde orientale ou les lies de la Sonde^ voilà probablement sa patrie, tandis que le Ficus Cooperi est originaire de îa NotcveHe- Zélande. Il est vrai que ce dernier réussit très-bien dans nos appartements, comme notre arbre à gomme élastique [Vrostigma elasticutn^ Ficus elastica) ; mais jusqu'ici l'ott semble en avoir fait peu d'usage. Peut-être est-ce parce que la tcproduc-

tion n'en est pas facile. VVrostigma Hasseltii, coltiyé en appartement, réussit également sans peine, dit-on.

M. Groenewegen recommande le Dombeya angulata; nous ne savons point si c'est Tespècç de Cavanilles ou celle de Roxburgh* Nous supposons que t'esi la dernière; mais alors eUe serait identique avec le D. palmata Càv. , que nous n'avons pas encore en culture, que nous sachions;* tandis que le V. angulata Gav., originaire de l'Ile Bourbon, est une plante déjà connue et cultivée.

Karl Kogh.

(Rédacteur en chef dn WoeheHSchrift.)

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