SUR UN CAS APPARENT DÉ PARTHÉNOCENÈSE
Les plautes de la famille des Bixacées ou Flacourtianées ont été assez souvent^ et seront encore, sans doute^ citées comme offrant des exemples dç fécondité sans fécondation • Il a encore été récemment fait mention d'un Aberia{2) qui aurait porté dés fruits bien développés sans riufluence du pollen. Il est facile de prévoir que beaucoup d'autres genres voisins se trouveront dans le même cas^ attendu que leurs fleurs ne sont pas toujours^ comme on devrait s'y attendre d'après les descriptionsj parfaitement et complètement dioïques. Ainsi, YAberia ahys&inica^ dont nous n'avon§ pu analyser qu'une seule fleur^ ne devrait pas, suivant le caractéristique du genre^ présenter de traces de Tandrocée dans la fleur femelle. Et cependant, dans la fleur unique que nous conservons, nous avons rencontré trois staminodes hypogynes, dont deux avaient presque la longueur des sépales • Or, il ne serait pas surprenant que ces baguettes stériles devinssent çà et là fertiles dans le genre Aheria^ car le même fait peut s'observer dans d'autres genres trës-voisins de la famille des Bixacées ; et nous allons en rapporter un exemple, tout en racontant Tbistoire d'un pied femelle de Xylosma {Hisingera) Poliurus que nous ne cessons d'observer depuis six années et dont on peut dire qu'il devient en apparence partliénogène, presque à volonté .
Ce pied femelle de X^/osma fleurissait presque const^unment, il y a six ans, sans jamais porter de fruits, lorsqu'un jour j'annonçai qu'il en produirait très-probablement. J'avais trouvé, dans une serre éloignée, un autre pied de Xylosma chargé de
(4) Extrait de Adansoïkiu ott RécneU péHodique iTùbservatikms hotaMqnes* (^ £. ANMitfon, Oa a j^sumed eue ef RarihetiogottesiÉ i& % «p^cies of Aheria; in Jotir. of the proceed. of the Lîimeak SètietY> Vil, tY«
fleurs mâles bien épanouies ; j'avais fait toucher, avec le pollen, le stigmate d*un assez grand nombre de fleurs femelles. On avait de plus secoué une branche bien fleurie provenant du pied mâle sur le pied femelle, auquel on avait ensuite attaché cette branche couverte d^étamines. Aussi, plusieurs fruits nouèrent rapidement et mûrirent parfaitement. Les graines, contenues dans ces fruits, furent semées au printemps de 186(X Elles produisirent trois pieds de Xylosma, dont Taccroissement fut rapide. J'ai perdu de vue deux de ces jeunes pieds; mais letroi* sième a fleuri dès le mois de septembre 1 861 , «t il a porté des fleurs, trois ou quatre fois, depuis cette époque. C'était un pied mâle (1).
Nous avons donc actuellement sous les yeux deux pieds mâles de Xylosma^ appartenant à deux générations différentes et donnant assez fréquemment des fleurs. Or, toutes les fois que la floraison de Fun de ces deux pieds mâles à coïncidé avec celle du pied femelle, et que lious avons fécondé soi^eusèment les fleurs de ce dernier, nous avons obtenu un ou plusieurs fruits contenant des graines en appar^[ice bien conformées. Cette coïncidence s'était présentée il y a environ un mois ; nous avons fécondé quelques fleurs femelles, et nous avons annoncé d'avance que probablement le Xylosma serait, en apparence, parthénogène cette année . Notre attente n'a pas été trompée, car plusieurs fruits ont bien noué et ils ne sont pas actuellement loin de leur point de maturité.
Il ne serait pas sans intérêt d'étudier l'influence de l'homme ou des animaux sur cette fécondation. Aujourd'hui que le pied femelle et un des pieds mâles sont placés dans une même
(4) J*ai toujours été fort surpris àt ne pas apprendre que les pieds de ùbIO" bogyne obtenus en Europe de semis aient produit des fleurs, depuis tant d'aanées qu'ils ont germé. Comment se fait-il, s'il est si* facile d'obtenir un grand nombre de ces germinations» qu'on n'ait pas encore vu, en Europe, la Horaison d*un pied mllfe de Casloboffim?
serre et à quelques pa» Vxm de l'autre, pourraît-îî y avoir fécondation spontanée? Lia réponse doit, il me semble, être positive ou négative, suivant les circonstances. Voici un fait des plus simples, et qui peut-être n^est pas assez connu. M. L. Neumann m'exprimait ses regrets de ne pas voir fructifier, dans là serre qu'il dirige avec tant de talent, quelques Légumineuses et Protéacées rares, dont il eût bien voulu obtenir des graines . Je crus devoH* l'engager à placer ces plantes tout à côté de la porte, alors qu'elles seraient sur le point de fleurir. On était alors au mois de mars, et la porte était fréquemn^ent tenue ouverte quand le temps le permettait. En face de cette porte est une autre porte qu'on ouvrait aussi. Les plantes étaient placées ainsi entre les deux ouvertures, dans un véritable courant d'air. Est-ce le courant atmosphérique qui a secoué les branches et les fleurs et déplacé le pollen? Quelques mouches ont-elles pénétré dans la serre pour venir opérer la fécondation? Ou bien n'y a-t-il là qu'une simple coïncidence, un hasard? II me semble que les savants et les praticiens auraient intérêt à répéter des essais analogues .
Quoi qu^il en soit, il est peu probable que le pied femelle de Xylosma pût être fécondé par le pollen du pied mâle voisin en hiver, et dans une serre presque toujours fermée, où il n'y a pas d'kisectes vivants, ou à peine quelques mouches volant fort mal . En été, au contraire^ les insectes et les courants d'air cmt plus de chance de produire la fécondation. Mais, dans toutes les saisons, il y a une autre cause de fécondité qu'il ne faut pas perdre de vue, c'est l'hermaphroditisme accidentel. Or, la fleur femelle du Xylosma^ quoiqu'elle n'ait normalement aucun vestige de l'organe mâle sous l'ovaii'e^ peut accidentellement présenter, comme nous Tavons observé, une étamine hypogyne stérile ou fertile située à la base du pistil, de même que nous l'avons constaté dans la seule fleur à'Aberia que nous ayons pu examiner de près.
Od ne saurait trop le répéter* rhermaphroditiBme oa la polygamie accidentelle, et la monoécîe accidentelle chex les plantes dioïqœSy ne sont pas des faits rares. Noos aurons ullé* rieurement l'occasion d^en citer un grand nombre» Or« la{^part des cas de parthénogenèse que Ton cite et que l'on cit^a, se rapportent à des Bixacées, Euphorbiacées» Amentacées, Conifères, Horées, Urticées, Chénopodées, Diosoorées» Gra* minées^ etc.
On ne citera guère d'exemples de fécondité fians pollen dans des plantes à grandes fleurs ou du moins à étaminea très*appa« renies. Ici la monoécie où rhemiaphroditisme accidentels échappent difficilement à l'observation. C'est dans de pareilles plantes qu'il sera possible de chercher à déterminer quelles sont les conditionsi souvent réalisées par la culture» qui -asûè* nent la production anormale d*étamines dans certaincas fleufi^ pistillées ou sur certains pieds femelles* Ce qu'il y a de cer* tain, c'est que ces conditions ne se trouvent réunies que par moment) à certaines époques^ après quoi il s'écoule souvent un long intervalle de temps, sans qu'elles se reproduisent. Ou bien l'anomalie apparaît à un certain moment, après quoi elle persiste plus ou moins longtemps sur la même plaûte» Je û'^ citerai provisoirement que deux exemples des plus frayants*
Cette année> de môme qu'il y a deux ans» Isa fleurs hermâ^ phrodites de Ricin ont été très-rares. Au contraire, l'an passé, j'ai pu, sur une vingtaine de pieds de Ricin, recueillir en m quart d'heure, 350 grammes de fleurs hermaphrodites*
Une Cuourbitacée^ un Melothria, qui produisait jusque-là des fleurs dicliues, ne m'a montré, pendant tout l'été de 4862 et 1863, que des fleurs comi^étemènt hermaphrodites.
H. Bâillon.
H0êm
MÉMOIRE
SUR LA HiODUCriOM n IA rOLlTION h%S YAMÉtiS DANS LM^ FLARIIS I>*aiiN]S]iBNT ;
Par M. B. Vkrlot, chef de culture au Jardin des Plantes de Paris. (C* Mémoire a remporté le prix datfs le coneoiirs de t86S, par U doeUti impéfiaie tè têntHle ^MwNiaUtunJ)
(suns.) I a« •*«- MoéÈÊLemUmmê épImeiiSM.
Nous ne sachions pas qa'on ait signslé une variété épineuse d'un arbre ioerme; cependant il ne serait pas impossible que cette variation pût se produire.
Lliorticulture s'est enrichie, dans ces derniers t^mps, d'une variété de Cratœgm oxyaeantha caractérisée par la présence d'un si grand nombre d'épines que M. Carrière n'a pu mieux faire que de lui donner i'appdlationde horrida.
% III. — Modlllcatloiit plenrentefl.
Les variétés pleureuses sont fréquentes dans les plantes ligneuses de nos jardins. Celles dont nous connaissons l'ori^ne ont été oblenws dans des semis ; c'est ainsi que sont nées les variétés pendantes des arbres suivants : du Sophara japmiea qui, selon un auteur, aurait été obtenue par M. Joly, père, fleuriste à Paris, vers 4800 (♦), et selon d'autres par M. Jouet, pépiniériste à Vitry («), a été trouvé en définitive dans un semis de SophorajajxmUm ordinaire; c'est aussi dans un semis de Gleiitschta vulgaire queM^ Bi^ot a obtenu le Gleditichia Btgoti{Z)\ et il en est sans doute de même pour les Fagu$ silmtifia, Fraxinta excelstor^ Betula alba^ Salix caprœa, etc.
M. Henderson, directeur du jardin botanique de Ghelsea^ aurait, parait'il (4), obtenu des arbres pleureurs en greffant des rameaux qui Dissent des Brouséinâ ou Nids de Pie, que présentent certains arbres, les Ormes notamment ; mais nous croyons que cette observation aurait besoin d'être confirmée par de nouvelles expérienées.
(4) Arm. de la Société d'hoft. de Paris, VÎIÏ, p. 433. («) Afin, de la Soc. é^hort. de Paris, XIX, p. î6.
(3) Journal de la Soc. d^hort, de Paris, 4S56) p. 444«
(4) Lettre citée.
Toutes ces variations se propagent aisément de boutiues^ greffes ou marcottes.
Pourrait-on les fixer?
Jusqu'ici les obsenrations font pencher pour la négatiyé. C'est ainsi qu'ayant semé des graines de Fagu8\pendûlcL, M* Mac-Nab n'obtint que du Fagus silvatica ordinaire. Le même observateur remarqua que les, plants d'un semis de Fraxinm exceUior pendula affectèrent différentes formes à l'exclusion de la forme pleureuse. Quelques-uns avaient dès le débuts une certaine disposition contournée ou en zigzag; mais ils reprirent bientôt la forme dressée; d'autres étaient nains^ rabougris, et quand on les grefiEa sur le Frêne commun, ils ne firent aucun progrès. Cependant^notts ne douions pas que^ comme toutes les variations qui n'entrdnent pas la stérilité^ on ne puisse arriver à fixer la variation pleureuse. Nous en avons pour exemple le Betula alba^ dont un exemplaire magnifique qui existeau jardin botanique d'Edimbourg^ au dire de M. Mac-Nab^ donne des graines assez abondamment : tous les individus qui en proviennent sont dressés pendant 40 ou 45 aâs; après cela ils deviennent pleureurs comme leurs parents.
On dit aussi que le Frêne pleureur se reproduit dans dés proportions assez notables ; mais, on le comprend^ si on n^obtient pas du premier, coup cette variété bien fixée, et que Ton doive chercher par une sélection raisonnée à arriver à ce résultat, il faudrait le plus souvent une suit^ d'expérimentations tellement prolongée que la durée de plusieurs YÎ&i humaines y suffirait à peine.
§ IT. — Dm modlfleations fastl^léM.
11 y a peu d'arbres à culture très-répandue qui n'aient produit des variétés fastigiées, et c'est ordinairement dans les semis qu'elles apparaissent. C'est ainsi que vers 4840, M. Bujot obtint, dans un semis de Pinus silvestriSf une variété fastigiée à laquelle on donna le nom de robtenteur (4). Le Robinia ps^o-Acacia a donné aussi naissance à une variété fastigiée et il en est de même du Cupres sus sempervirenSf du Qnercus Robur^ etc.
Ces variations se multiplient de boutures, greffes et marcottes. Se reproduifent-t^Ues de semence ? Quelques faits en démontrent la possibilité. Ainsi on sait que le Quercw ^astigiata se reproduit assez bien de semis et que le Taxus hibemxca se comporte de même, et nous en avons un exemple» dans le bel exemplaire qu'on remarque dans la pépinière du château de M. de Rothschild, à Perrière. « Cependant
(I) Joarwa de la Soc. d*hort. de Paris, VIII, 433.
le Tûxus baeeata hibemica^ dit M. liac*Nab (1), est un arbre que j'ai fréquemment semé, mais sans succès: j'en ai toujours obtenu Tlf commun. On m'a dit pourtant que d'autres personnes ont été. plus heureuses et qu'elles ont obtenu la même variété; mais c'est un faitrare. o M. Hac-Nab ajoute que le Taxus baeeata strieta a même élé trouvé dans an semis de Taxus baeeata hibemiea et en diffiàre mftme complètement par Texagération du caractère dressé des rameaux. ,
§ T. — Dm modifleattoM fmtciée».
Les fasciations sont des déformations occasionnées généralement par un sol trop nutritif; elles sont, en un mot, le résultat d'une végétation trop précipitée.
Lorsque les fascies se manifestent chez les végétaux annuels ou viyaces, on n'a pas cherché à propager ces accidents, fl faut en excepter pourtant nos nombreuses variétés de Celosia crittata. A cet égard, nous devons appeler l'attention sur ce fait que, d'après les remarques de MH. Vilmorin> ce caractère est plus constant dans les Célosies que leur coloration qui est bien plus sujette à varier.
Mais lorsque les fascies se manifestent chez les végétaux ligneux, on peut les propager de greffe, bouturOi marcotte. Tel est le cas pour le Sambucus nigra fasciatai
S TI. -^ Des modIâeatioM ÛUtorme:
Ces déformations sont rares ; nous n'en connaissons que quelques exemples dans la famille des Ck>Difères et notamment celui qui a été produit par le Thuia{Biota) orientalis; sa variété filtformts quU au dire de M. Pépin, serait constanmient stérile (S), fructifie cependant assez fréquemment et ses graines la reproduisent dans d'assez fortes proportions.
Les exemples de modifications de formes que nous venons de passer eu revue ont porté principalement sur l'ensemble du végétal : port, direction, etc. 11 nous reste à examiner les variations que le feuillage est susceptible de présenter.
(A continuer.)
(0 Journ. Soc. dChort. de Fari», 4853, p, 389. (i) Ann. Soc. d'hort., i. XXXiV, p. 71.
de Vait toutes les fois que le temps le permet. Oepeudant le moment de la floraison approche; on le reconnaît fadilement aux branches qui s'allongait. malgré l'air qui leur est constamment donné. C'est alorsque je mets mes plantes dans une serre à deux pentes, dite hoUandaise, bien ventilée et que j'obtiens sur ces jeunes sujets, ceux surtout qui ont subi i ou 3 pincements, une floraison splendide.
Les insectes nuisibles aux Pelargonium sont les pucerons; mais par ma culture je n'en suis jamais incommodé ; s'il s'en montre quelques-uns ils sont aussitôt chassés avec quelques boijffées de fumée de tabac.
Ma serre à Pelargonium est si convenable pour cette culture que je ne les sors jamais, et malgré cela j'ai toujours des sujets trapus et végétant très-bien ; le bois et les feuilles parfaitement nourris.
C'est à cette admirable plante que je suis redevable des succès que j'obtiens aux expositions horticoles. Elle m'a valu enixe autres la grande médaille d^honneur en or de S. M. l'Impératrice au grand concours régional de Niort (Deux-Sèvres)^ qui a eu lieu au mois de juin dernier.
Grîsàu,
hoKiottltenr k Stintas [(Gharente^Inféneara).
LES glaïeuls de MM. LOISE ET VERDIER (Eugène).
Les amateurs de Glaïeuls^ résidant à Paris, ont pu visiter, dans le courant du mois d'août dernier, deux magnifiques collections de ce beau genre, exposées par M. Loise fils, horticulteur-grainier, 3, quai aux Fleurs; L'une dans la s&ne du Jardin d'acclimatation au bois de Boulogne, et l'autre au Palais de l'Industrie o& a lieu Texposition des Beaux*Arts appliqués à l'industrie.
Ces deoz collections attiraient spécialement ^attention des visiteurs; car> ces splendides corbeilles étaient composées des variétés lesplus remarquables, parmi lesquelles nous signalerons particulièrement : Achille^ Adelina Patti, Belle Gabrielle^ Berthe Rabourdin» Gérés, Charles Did&ens, comte de Momy^ Ghrystal Palace^ docteur Lindley, duc de Malakoff, Edulia Flore, Fulton, Impératrice Eugénie, James Veitch, John Waterer, Le Poussin, rOmeinent des parterres^ M"' Furtado (1804), M-Monneret, M"** Rabourdin, M'^Vilmcft'in, M"" ûara Loise, Marie, Meyerbeer, Napoléon III, Président Doumet, Président Payen, Prince impérial, Prince of Wales, Princesse Clotilde» Princesse of Wales, Raphaël, Reine Victoria, Stephenson, Walter Scott.
Toutes ces plantes sont irréprochables de formes et de coloris, et Tamateur, a pu, sans hésiter, faire son choix dans cette collection toute d'élite.
Le catalogue spécial des Glaïeuls de M. Loise sera publié dans le courant du mois prochain; mais voici les nouveautés les plus remarquables qui sont mises au commerce cette année :
Empereur Napoléon, très-grande fleur, très-bel épi, rouge vermillon très*éclatant, large macule blanc pur ; plante de grand effet.
Eurydice, fleur grande, forme parfaite, blanc pur, flammé rose vif carminé .
Duchesse de Padoue, fleur bien faite, très-bel épi, rose, macule violacé rayée blanc.
Lord Biron, écarlate très-brillant^ maculé et rubané blanc pur; plante d'un très-grand effet.
Maréchal Vaillant^ fleur grande, bien faite, écarlate Irèsbrillant, très- grande macule blanc pur. La nuance de cette belle plante d'un éclat incomparable est indescriptible.
Marquise de Pompadour, Blanc rosé, finement strié sur le
Septembre 4865. . 48
bovd des pétales^ de oânniii clair, macules carmin foncé. Goloiîs nouveau» et tià^remarquable.
Mitton, fleur très-grande» forme parfaite, blanc légèrement teinté de rose, très^largement flammé rouge, plante extra. . Newton^ fleur grande, forme parfaite, rouge cramoisi foncé à fond blanc, largement ligné blanc; nuance nouvelle trèsbelle.
Reine Hortense^ fleurs très-grande, forme parfaite, blanc stné de rose très-frais^ large macule carmin clair ; plante trèsvigoureuse et de grand effet .
Shakespe<»re^ fleur très-grande, forme par£ûte, blanc trèslégèrement flanuxÉé rose carminé, très»grande macule rose ; perfection.
A Tune des dernièreî^ séances de la Société d'Horticulture •de Paris^ M. Eugène Verdier fils, rue Duuois, 3 (ex-rue des Troîs-Ormes) , a déposé, sur le bureau, un splendide bouquet dé i^es plus beaux Glaïeuls ; nous regrettons de ne pouvoir biter les noms de. tous. Nous dirons seulement quHl s'y trouvait les nouveautés de M. Soucbet pour 1865-1866^ et qui, cette année, portent les noms d'Eurydice^ Lord Biron, Maréchal Vaillajity Milton^ Newton^ et Shakespeare; nous en avons donné plus haut la description.
Ern. Bo^ARD.
CULTURE DES ARBRES FRUITIERS EN POTS
La coHore des arbi^es frnîtiers en pots est une culture d'amateur, très-simple, àla portée de toutes les intelligences comme de toutes les fortunes, et dont le produit ne constitue pas le seul agrément. Comparativement aux cultures de fantaisie, elle n'en-
— ara —
traîne qti*mie dépense insrigirifiaiite, et il n'est pas nécessaûede passer par un long apprentissage ponr compter sur la réwdite « Cbacmi peut j débuter avec chance de succès, pourvu que la patience et la peftévérance ne fassent pa^ défaut,
La culture en pots des arbres fruitiers n'est pas une innova** tion de notre époque. Dès la fin du dix-huitième siècle, un s€^ vaut pomologue allemand, Diel^ Tavait jugée digne d'attention^ et 11 a publié sur cette matière un petit ouvrage qui eut beaurcoup de succès.
On commençait déjà en Allemagne à s'intéresser à la pomologie et à l'obtention des fruits nouveaux, et le mode de culture qi^e recommandait Diel était particulièrement prc^re à faciUter cette étude.
Cest, en efPet, un moyen aisé et très*efficace pour arriver en peu de temps à une grande connaissance des fruits. La comparaison des différentes sortes d'après des caractères difficiles à saisir, tels que raspect,le faciès de l'individu, oflre ainsi moins de difficultés que lorsque les arbres sont disposés dans une pé^ pinière parfoisàdegrandesdistances. Naturellement il faut qu'on s'occupe soi-même de la petite collection et qu'on lui donne les soins qu'elle réclame ; il faut que Ton plante, que l'on taille, que Ton pince et que l'on arrose : tout eela est si simple ! sans le concours d'un jardinier mercenaire lequel, soîldil en passant, ne connaîtrait du reste pas encore le mode de culture dont il s'agit ici.
La culture en pots acquiert encore une haute importance quand on a en rue l'obtention de variétés nouvelles par le croisement. On sait que pour obtenir des résultats positifs, rîsolément des individus constitue une des conditions essaitielles de réussite, condition qui ne peut être réalisée que loi»squ'ils sont cultivés en pots .
Au point de vuepomologique, ou plutôt au point de vue de famélioration des fruits, le nouveau système offre cet immense
avantage, qu'il aecélèpe d'une manière étonnante la mise à fruit des arbres.
Un point essentiel de la culture en pots consiste à empêcher le développement des racines pivotantes, des grosses racines et favoriser au contraire celui des racines fibreuses. On sait que les plantes se nourrissent par les extrémités les plus ténues de leut» racines, désignées sous le nom de spongioles; il s'ensuit que l'énergie végétative ne dépend pas de la grosseur, de l'étendue des racines^ ou de l'espace plus ou moins grand qu'elles occupent, mais qu'elle est uniquement proportionnée à Tabondance des racines fibreuses, dont l'ensemble constitue ce que l'on appelle le chevelu.
Or, c'est la formation d'un chevelu abondant que Ton doit avoir surtout en vue dans la culture en pots des arbres fruitiers; la taiUe des racines est évidemment de la plus haute importance pour atteindre ce résultat .
Ainsi, comme nous le verrons plus loin, lors de la mise en pots, il estnécessairede raccourcir les grosses racines; plus tard, s'il y a lieu, on les supprimera tout à fait, le chevelu sera formé en abondance et avec régularité.
Dans l'ancienne méthode de Diel, pratiquée encore dans quelques jardins, ce raccourcissement et suppression constituent la taille des racines; l'opération est très-simple et n'exige que peu de discernement. Une fois le chevelu bien développé . l'arbre végète régulièrement, parce que ses racines sont placées dans des conditions qui leur permettent de trouver dans l'espace restreint où elles sont confinées tous les éléments d'une croissance luxuriante. Mais ce n'est pas là le seul résultat quê la taille des racines est destinée à produire : elle doit avoir surtout pour effet de hâter la fructification des jeunes arbres et d'augmenter leur fertilité.
C'est principalement par la taille des racines qu'on parvient à donner aux jeunes arbres une précocité, une fertilité éton-
~ 277 — nantes. U est assez extraordiaaire qu'en France^ où Tarboricultore fruitière à atteint dans ces dernières années im degré de perfectionnement qui n'est égalé dans aucun autre pays, la taille des racines n'ait pas encore fixé suffisamment l'attention. Hesf généralement reconnu qu'un bon mojen pour forcer à mettre à fruit les arbres trop vigoureux ciînsiste à les transplanter. Qr, la transplantation revient en définitive à suppri^ mer un certain nombre de racines. G'est*à-^ire que Ton obtiendrait le naème résultat, si l'on se contentait d'enlever le sol qui couvre les racines et d'opérer sur celles-ci quelques amputations d^aiitant plus sévères que la végétation est plus fougueuse.
Une grande partie du succès de la végétation des arbres éle« véis en pots résulte de la direction convenable imprimée, dès le début, au système radiculaire. Celui-ci, étant destiné à n'occu* per qu'un espace relativement restreint, doit se présenter dans un état de subdivision de ramification indispensable à la prospérité du système aérien. Il faut qu'il se compose presque exclusivement de cbevelu, et forme une masse compacte de racines fibreuses, despongioles, lesquelles, on ne doit jamais le perdre de vue, sont les seules qui possèdent la propriété de puiser la sève dans le soL
Voici comment s'opère la taille des racines, de façon qu'elles soient proportionnées à la vigueur de Tindividu.' Durant toute la période active de la végétation, c'est-à-dire pendant la plus grande partie de l'été, les pots sont enterrés dans le sol, qui est formé d'un compost très-substantiel. Les racines s'échappant librement par tous les trous pratiqués dans ce but en plus grand noijibreà lapartieinférieuredespots, viennent plonger dans le compost et y trouvent une abondance de nourriture fui contribue surtout à entretenir la vigueur des arbres chargés de fruits.
A la fin d'octobre, vers l'époque où la végétation s'arrête, ces racines qui se sont développées ainsi hors du vase, sont re-
ti'anchées jusqu'à ns des ouvertures des pots et oomme leur nombre est toujours en rapport avec l'activité végétative^ cette suf^ression est d'autant plus sévère et produit d'autant plus d'effet que l'arbre sur lequel elle est faite pousse avec;duade* vigueur.
Une autre pratique, du système de M. Rivers, aide encore à Tefficacité de ce procédé : c'est le renouvellement annuel de la terre formant la partie supérieure de lamotte^ renouvellement qui entraîne toujours la suppression d'une certaine quantité de racines. Cette opération, qui tient lieu du rempotement et qui supprime celui -ci; se fait en enlevant, à Taide d'une spatuleen fer ou en bois, toute la terre qui entoure la motte jusqu'à une profondeur de 15 à 1 7 cent, et sur ude largeur de 8 à 9 centime*ires delà paroi des pots, puis en remplaçant le soi enlevé par un bon compost préparé d'avance.
On le conçoit, cette façon d'opérer occasionne la suppression des petites racines qui se sont formées l'année précédente dans la terre enlevée. Elle produit un double résultat : elle aide à mitiger la fougue végétative des uns, et ranime la vigueur de ceux qui languissent ou qu'une trop grande fertilité tendrait à affaiblir. Dans ce dernier cas, cependant, un rempotement com* plet nous parait plus utile ; au surplus, nous n'approuvons pas l'emploi exclusif (en toutes les circonstances bien entendue) de ce demi-empotement, dont le grand avantage consiste uniqnement, à nos yeux, dans la simplification de la main-d'œuvre*
Nous n'hésitons donc aucunement à recommander la culture (les arbres fruitiers en pot$, à tous ceux qui trouvent quelque charme à cultiver, à récolter eux-mêmes leurs fruits, à ceux qtd s'iccupent de pomologie, aux amateurs, et surtout à ceux qui par goût et par fantaisie, ou dans un but de spéculation, veu^ lent récolter vite et bien.
PfNAERT et ROSSARY.
SUR m CAS APPARENT t)Ê PARTHÉNOÔENÊSE (<).
Les plautes de la famille des Bixacées ou Flacourtianées ont été assez souvent, et seront encore, sans doute^ citées comme o&ant des exemples de fécondité sans fécondation. Il a encore été récemment fait mention à'unAberia{2) qui aurait porté des fruits bien développés sans Finfluence du pollen. U est facile de prévoir que beaucoup d'autres genres voisins se trouveront dans le même cas^^ attendu que leurs Ûeurs ne sont pas toujours^ comme on devrait s'y attendre d'après les descriptîonsi parfais tement et complètement dioïques. Ainsi^ YAberia abyssmica, dont nous n'avons pu analyser qu'une seule fleur^ ne devrait pas, suivant le caractéristique du genre, présenter de traces de l'androcée dans la fleur femelle. Et cependant, dans la fleur unique que nous conservons, nous ayons rencontré trois sta^ minodes hypogynes, dont deux avaient presque la lozigueur des sépales • Or, il ne serait pas surprenant que ces baguettes si ériles devinssent çà et là fertiles dans le genre Aberia^ car le même fait peut s'observer dans d'autres genres très-voisins de la famille des Bixacées ; et nous allons en rapporter un exemple, tout eu racontant Tbistoire d'un pied femelle de Xylosma {Hisingera) Poliurus que nous ne cessons d'observer depuis six années et dont on peut dire qu'il devient en apparence partliénogène^ presque à volonté.
Ce pied femelle de X^^^ma fleurissait presque constamment, il y a six ans, sans jamais porter de fruits, lorsqu'un jour j'annonçai qu'il en produirait très-probablement. J'avais trouvé, dans une serre éloignée, un autre pied de Xylosma chargé de
(4) Extrait dt Adansùkin oU Reeml périodique (JTobservatkms botaniques» (t) fi. Anmiimw, Oa h ^BWûatà eaêé àî IVirth«tiogon«sift i& ^ Bpêciés of Aberia; in Jour, of the proceâd. of the Lînneali Sèei«t|f> VU, W«
fleurs mâles bien épanouies ; j'avais fait toucher, avec lé pollen, le stigmate d'un assez grand nombre de fleurs femelles. On avait de plus secoué une branche bien fleurie provenant du pied mâle sur le pied femelle, auquel on avait ensuite attaché cette branche couverte d^étamines. Aussi, plusieurs fruits nouèrent rapid^nent et mûrirent parfaitement. Les graines, contenues dans ces fruits, furent semées au printemps de i860. Elles produisirent trois pieds de Xylosma^ dont l'accroissement fut rapide. J'ai perdu de vue deux de ces jeunes pieds ; mais le troi* sième a fleuri dès le mois de septembre 1861, «t il a porté des fleurs, trois ou quatre fois, depuis cette époque. C'était un pied m&le (1).
Nous avons donc actuellement sous les yeux deux pieds mâles de Xylosma, appartenant à deux générations différentes et donnant assez fréquemment des fleurs. Or, toutes les fois que la floraison de l'un de cies deux pieds mâles à coïncidé avec celle du pied femelle, et que lious avons fécondé soi^eusement les fleurs de ce dernier, nous avons obtenu un ou plusieurs fruits contenant des graines en apparence bien conformées. Cette coïncidence s'était présentée il y a environ un mois ; nous avons fécondé quelques fleurs femelles, et nous avons annoncé d'avance que probablement le Xylosma serait, en apparence, parthénogène cette année. Notre attente n'a pas été trompée, car plusieurs fruits ont bien noué et ils ne sont pas actuellement loin de leur point de maturité.
Il ne serait pas sans intérêt d'étudier l'influence de l'homme ou des animaux sur cette fécondation. Aujourd'hui que le pied femelle et un des pieds mâles sont placés dans une même
(4) J*ai loujours été fort sarpris de ne pas apprendre que les pieds de Cœlobogyne obtenus en Europe de semis aient produit des fleurs, depuis tant d'aBnées qu'ils ont germé. Gomment se fait-il, s'il est &r facile d*obtenîr un grand nombre de ces germinations» qu'on n'ait pas encore yu, en Europe, la floraison d*un pied màfe de Cœlobogim?
serre et à quelques pa» TtiTi de l'autre, pourrait-iî y avoir fécondation spontanée? La réponse doit, il me semble, être positive ou négative, suivant les circonstances. Voici un fait des plus simples, et qui peut-être n'est pas assez connu. M. L. Neumann m'exprimait ses regrets de ne pas voir fructifier, dans là serre qu'il dirige avec tant de talent, quelques Léguniineuses et Protéacées rares/dont il eût bien voulu obtenir des graines, le crus devoir l'engager à placer ces plantes tout à côté de la porte, alors qu'elles seraient sur le point de fleurir. On était alors au mois de mars, et la porte était fréquemment tenue ouverte quand le temps le permettait. En face de cette porte est une autre porte qu'on ouvrait aussi. Les plantes étaient placées ainsi entre les deux ouvertures, dans un véritable courant d'air. Est-ce le courant atmosphérique qui a secoué les branches et les fleurs et déplacé le pollen? Quelques mouches outilles pénétré dans là serre pour venir opérer la fécondation? Ou bien n'y a^t-il là qu'une simple coïncidence, un hasard? Il me semble que les savants et les praticiens auraient intérêt à répéter des essais analogues.
Quoi qu'il en soit, il est peu probable que le pied femelle de Xylosnoa put être fécondé par le pollen du pied mâle voisin en hiver, et dans une serre presque toujours fermée, où il n'y a pas d'nisectes vivants, ou à peine quelques mouches volant fort mal . En été, au contraire, les insectes et les courants d'air ont plus de chance de produire la fécondation. Mais, dans toutes les saisons, il y a une autre cause de fécondité qu'il ne faut pas perdre de vue^ c'est l'hermaphroditisme accidentel. Or, la fleur femelle du Xylosma^ quoiqu'elle n'ait normalement aucun vestige de l'organp mâle sous l'ovah^e^ peut accidentellement présenter, comme nous l'avons observé, unëétamine hypogyne stérile ou fertile située à la base du pistil, de même que nous l'avons constaté dans la seule fleur d'Aberia que nous ayons pu examiner de près.
Victoria récompensait TaDoien jwdtfMr de Ckateworth, en lui Goaféraût des titres de noblesse; depais 1854^ Sir Joseph PaxtOD siégeait aa Parlement^ au milieu des mesàbrea du parti UbArS. Un comité Tient de se former pour lui ériger une sta^ tue en marbre blanc, dans le grand Palais de Cristal , aon chef-d'oeuvre. En Angletenre, oomme en France^ la bècbe^ en de certaines mains — pour employer la métaphore de M. le président Luoy dans son rapport sur le iVontieaii Jœréinwr illustré -^ peut donc aussi tracar le sentier ardu qui mène aux •bomvMrs»
F» HmofCSQ*
PETUNIA NOUVEAUX PANACHÉS (Pl. XK).
Variétés :M. €haté fils (fig. 1); Beauté des Parterres {^g. 2); la Renommée (fig. 3).
Lorsqu'en 183 1 ^ on vit apparaître, dans le commerce, le Pétunia viùlacea^ originaire de Buenos^Ayres, on ne supposait guère qu'il fournirait, à la floriculture, un de ses plus précieux ûmaments, et qu^il constituerait, en compagnie des Géranium et de VAgeratumy toute Fornementationde la plupart des jardins; com me ces deux compagnons , il fleurit , en effet, de bonne heure , et la gelée seule met fin à sa fleuraison.
Une plante d'une telle importance devait naturellement fixer l'attention des horticulteurs ; on en fit de nombreux semis; on hybiîda (1), et bientôt des variations sans ûombre vinrent ajouter au mérite du Pétunia. Aujourd'hui on en possède de mille nuances, des simples et des doubles, de coloris uniformes ou nuancés, et des panachés.
Parmi ces derniers, il est des variétés chez lesquelles les
(4) Il serait intéressant de savoir avec qnoi on a hybride^ pour obtenir les variétés à fleure doubles? F. H,
couleurs^ nettement tranchées^ fonnent des dessins des plus réguliers. Telles sont les variétés que nous figurons planche xix.
M. Chaté fils (fig. 1) est àfond blanc ; du centre de la corolle, marqué d'un élégant réseau bleu, rayonnent cinq lames aiguës, comme les branches d'une étoile, de couleur violette^ et le sommet de chaque lobe est marqué d'un triangle renversé de même couleur.
Beauté des parterres (fig. 2) offre, sur un fond blanc, cinq bandes rayonnantes rouge cerise élargies etéchancrées au sommet par le bord des lobes ; le fond de la corolle est marqué^ d'un réseau bleu clair.
La Renommée (fig. 3) est d'un beau carmin violacé bordé de blanc, avec étoile blanche au centre, à branches arrondies; un réseau bleu clair relève le fond de la corolle.
Nous avons admiré ces belles variétés, de provenances diverses, chez M. Chaté horticulteur, boulevard Picpus, Paris, et nous garantissons l'exactitude du dessin. Mai^ ce que nous ne pourrions garantir, c'est la reproduction de fleurs en tout semblables, sur les sujets qui proviennent des multiplications ; rien n'est moins constant que la panachure. Pour conserver ces variétés, il faut prendre les boutures sur les branches qui portent les fleurs les plus parfaites.
E. BONARD
RHODODENDRON MADDENI (Pl. xx).
Cette belle espèce de Rhododendron, — dédiée au major Madden de l'armée anglaise de service au Bengale, et en outre botaniste distingué, — a été découverte par M. Hooker fils dans le Sikkim-Hinialaya, à une altitude de 1800 mètres; elle croit indistinctement dans les taillis qui bordent les rivières ou qui occupent les vallées sèches des montagnes. C'est un ar-
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buste qui atteintde 2 mètres à 2"" 50 de hauteur, trës-touffa, ra« meux dès la base, à rameaux grêles couverts d'un duvet roux. Les feuilles sont un peu pendantes, en fer de lance, algues, d'un beau vert et luisantes en dessus^ feutrées et de couleur rousse en dessous.
Les fleurs blanches, ou légèrement teintes de rose extéiieurement, exhalent une douce et agréable odeur. Elles sont disposées par 2 ou par 3 sur des pédoncules courts au sommet des rameaux ; le calice est à cinq lobes dont un plusMong ; la co- .rolle est presque régulière et affecte la forme du lis blanc ; elle est longue de 10 à 12 centimètres, et son limbe très-évasé est à 5 lobes aigus; le centre est occupé par une vingtaine d'étamines à filets glabres, et par un style papilleux qui surmonte an ovaire hérissé de papilles et divisé intérieurement en dix bges.
Le Rhododendroîi Maddeni se plaît parfaitement en #serre froide ; sa végétation y est régulière et il y fleurit abondamment ; c'est une excellente plante pour les jardins d'hiver, sa multiplication est très-facile de boutures.
Le dessin de notre planche xx a été fait d'après un jeune sujet qai a fleuri dans le grand pavillon froid du jardin des plantes de Paris ; ses fleurs n'avaient pas toute l'ampleur que peuvent acquérir les fleurs de cette espèce.