GERANIUM A FLEURS DOUBLES
Variété : Martial de Chanflourd (Pl. XXIII).
Les Géranium inquinans et xanale tiennent^ à juste titre, sinon la preroièie, du moins une des premières places dans nos jardins, dans nos serres tempérées et même dans les appartements. Partout ils brillent par la profusion de leurs fleurs aux riches coloris; mais c*est surtout lorsqu'ils sont groupés en collections ou en massifs, qu'ils produisent un effet resplendissaut.
Dé nombreux croisements, opérés avec succès, ont enrichi ce genre, de nouvelles variétés des plus remarquables. Mais c'est surtout depuis l'apparition des yariétés à fleurs doubles, que les Géranium sont devenus l'objet d'une juste préférence de la part des horticulteurs qui ont porté toute leur attention sur ces belles plantes.
La planche XXIII représente la première variété obtenue à fleurs doubles. Elle a été gagnéeenH 859, à Clermont-Ferrand, par M. Martial de Chanflourd, amateur distingué qui, déjà en 1855, obtenait la magnifique variété à fleurs demi-doubles que nous avons livrée, au commerce, sous le nom à^ Auguste Ferfier, et qui est restée,, pendant près de dix ans, confinée à un jardin de Clermont, sans qu'on se soit rendu compte de son mérite, à tous les égards meilleur que celle figurée dans ce numéro. En eflet, la variété Aur/mle Ferrier^ quoique moins double, est d'un coloris plus brillant; sa floraison est plus abondante, et, produisant ^facilement des graines, elle deviea-
*fi'ii^rf »,f,,^
y / /W//////A/ ///^///A/^y/A J f //^A/ '/aW/ ^/^ ^ //^A^///^//y '^/.
dra la source de nondMrenses rariatioiis ; o'est déjà de set graines qu'est sorli le Géranium Martial de Chanflourd.
Noos trouvant en possession de ces deux nouveautés, depuis trois ans, nous pensions être les seuls détenteurs des variétés à fleurs doubles; mais, quelques mois après la publication du catalogae, dans lequel nous les annoncions, nous vîmes apparaître le Triomphe de G&rg&oia^ et tout, dans la description, faisait présager un gain vraim^t nouveau. Nous ei^ fîmes Tao-^ quisition ; mais, à Tépoque de sa floraison, la déception fut complète : ce Triomphe de Gergovia n'était qu'un Auguste Ferrier : le>nom seul différait. Cette remarque a uniquement pour but d'établir la synonymie de cette variété à fleurs demi-pleines, et d'éviter une nouvelle confusion dans la nomenclature déjà si embrouillée des Géranium.
Depuis l'apparition de ces premières variétés, M. Louis Van Houtte a livré au commerce une nouvelle obtention assez semblâble» au premier aspect, à notre Martial de Chanflourd; maJs les fleurs bien épanouies présentent une différence appréciable : le coloris est moins foncé et la forme plus parfaite; Tout démontre une provenance de notre variété déjà favorablement modifiée.
Enfin, M. Lemoine, horticulteur à Nancy, a présenté, à la dernière exposition d'horticulture de Paris, un gain nouveau à fleurs doubles qui dépasse toutes les précédentes variétés. Il provient, d'après M. Lemoine, d'un croisement de Martial de Chanflourd avec Beauté de Suresne. Le coloris tient des deux individus ; les fleurs en sont bien pleines et très-bien faites ; mais la floraison ne parait pas être plus abondante que celle des autres variétés.
La variété Auguste Ferrier, qui fleurit abondamment et donne facilement des graines, promet particulièrement de produire les meilleures variétés. Pour notre compte^ nous avons obtenu d'elle un gain à fleurs rose chair, dont la duplicature Novembre 1865. %%
peu Mssftâépable pensketlra la ppoduûtioftde nombreuses graines, desquelles nous espions de nouTBlles et intéressantes obtentions.
L'impulsion, comme on le voit, est donnée ; il n^ reste plus qu'à continuer ce qui a été si heureusement commencé par feu M. de Ghanflourd ; et nul doute que^ d'ici à quelques an* née3, nous posséderons des Géranium à fleurs doubles aux coloria a«ssi «variés . et aussi florifères que leurs congénères à
fleurs simples,
EMâJS Ghaté.
ROSES NOUVELLES POUft \ 866.
Les prospectus des nouvelles Roses nous promettent encore cette année des merveilles en ce genre ; et le nombre de ces nouveautés ne sera pas moindre que celui des années précédentes* Dans l'impossibilité où nous sommes de les reproduire toutes, nous faisons connaître seulement celles qui proviennent des meilleures sources, sans toutefois en garanty^ le mérite.
ROSES n.E BOURBON.
Jules César (Eug. Verdier, 3, rue de Danois, Paris) ; fleurs grandes d'environ 40 ceutimèlres, réunies par 5 à 8, bien faites, beau rose cerise foncé.
Madame Charles Baltet (Eug. Verdier), issue de la Rose Louis Odier; fleurs grandes, réunies par 4 à 6, imbriquées, beau rose tendre.
Mademoiselle Jenny-Gay (Guillot fils, chemin desP ins, à Lyon-Guillotière); fleurs moyennes, pleines, d'un blanc carné reflété de rose tendre. — Issue de la Rose Louise Odier.