‹ L'horticulteur français de (volume 2)Chapitre 58 sur 159 · LE NOUVEAU JARDINIER ILLUSTRÉ DEVXKT SES JUGES · texte numérisé non relu

LE NOUVEAU JARDINIER ILLUSTRÉ DEVXKT SES JUGES

. Au moment où va paraître le Nouveau Jardinier illustré pour Tannée 1866, nous croyons devoir mettre sous les yeux de nos lecteurs les jugements rendus contre et pour lui, pendant la bienheureuse année qui Ta vu naître. On pourra se faire une idée exacte de ce qu'il est et de ce qu'il vaut. Nous reproduisons les articles à peu près dans leur entier, ne suppii* mant que les digressions ou les passages étrangers au sujet.

Nous commencerons par Tacte d'accusation de notre confrère, M. Joigneaux. Nous regrettons de ne pouvoir le repjM>« duire in extenso; il est un peu long ; mais nous en extrayons les meilleurs morceaux ; par eux, on pourra se faire une idée du reste et juger du degré d'impartialité de l'ensemble. Voici comment s'exprime M. Joigneaux :

f EofiQ, la montagne est accouchée, et nous tenons la souris. On noni avait promis quelque chose de neuf et de monumental^ un chef-d'œuvreou à peu près; on nous avait dit que les bouquins de rhorticulture

n'araîeiii qn* à se bien tenir, et qu'on allait donner aux Tîeux nne leçon dont ils garderaient mémoire. Nous attendions donc et même avec no peu d*impalience ; mais^ hélas l quel déidppointement! Nous avons 80U8 les yeux un livre qui s'appelle te Nouveau Jardinier iltuslré, qui est du format et de l'épaisseur du Bon Jardinier ^ qui traite de matiàres dont celui-ci s'est occupé, mais qui^ pour ne pas lui ressembler autrement, a eu soin d'en intervertir Tordre. Le Bon Jardinier commence par le commencement; le Nouveau Jardinùr illustré met les principes à la fin. Ah! vous attelez vos chevaux devant la charrue, pauvres routiniers que vous êtes; eh bien! nous attellerons les nôtres aux mancherons, pour vous montrer que nous sommes de notre siècle^ et que nous avons des idées. C'est ce que vient de faire M. F. Herincq, le directeur de l'œuvre géante qui nous occupe. C'est nouveau, en effets mais ce n'est pas heureux

» Le Nouveau Jardinier illustré se compose de 4786 pages, y compris la table, un des morceaux précieux de l'ouvrage, puisque sans elle on aurait de la peine à s'y retrouver. Sur ces 4786 pages, 4U0 flont consacrées à la floricultore, 4 44 au jardin fruitier, 97 seulement au jardin potager. L'agrément, on le voit, a eu la part du lion, et Tuti^ lité presque la part de Tâne. Ce défaut d'équilibre entre les sujets hor«r ticoles existe aussi dans le Bon Jardinier, mais à un degré moindre....

» Si, dans celte affaire, le nom de M. Herincq se trouvait seul en jen, il n'y aurait que demi-mal; sa présomption excessive — (la présomption d'un nom !) — appelait le châtiment, et il nous parait bon qu'il ait fourni lui-même les preuves éclatantes de son insulfisance. Mais, à côté de lui, nous voyons figurer des noms qui, franchement , ne méritaient pas d'être associés à sa destinée. Ainsi MM. Verlot, du Jardin des plantes, Alphonse Lavallée et Louis Neumann ne doivent pas être fiers d'avoir mis leur ressources au service d'une entreprise ainsi conduite. Ainsi M. Verlot, de Grenoble, a dû se sentir trop à l'étroit dans l'espace où ou le condamnait à se mouvoir. Ses instructions sur le jar^ din fruitier sont bonnes, sane doute, mais elles sont trop écourtées/ trop incomplètes. M. Courtois Gérard a dà se trouver 'également à l'é*

troit et ce n'est pas sa faute si, par exemple, il n'a écrit que huit

lignes sur la culture des Asperges aux environs de Paris, quand, pour la bien faire comprendre, il en eût fallu cent et plus (4).

(t) Pour M. Joigneauz, c'est possible; mais Tarticle Asperge a déjà 4S4 li* gaes, qui foat plus de trois pages et deoiie. Si la sauce eûi été alloogée de 400 ligoes, et que chaque article eût été traité comme le demande notre spirituel critique, quel beau volume nous durions fait, — comme poids ! F. H.

» ..... A propos des criocèfos dd VAspêrge, il nom dit c vûjça à la page 4585 »; nous allons de confiance i cette page, et n*y trouvons quelaeriocère dnly? Cest désagréable. M. CourloLt n*est pas responsable des oublis de M. Herincq

9 M. Heriocq n'a découvert que seize insectes très-nuisibles en horticulture ; on est tenté de croire que. M. Herincq a vidé jusqu'au

fond le sac de ses connaissances eotomolog^ques

» M. Herincq, qtii a étudié les pucerons sur le Sycomore et qui aurait pu les étudier aussi sur le Prunier, 1« Rosier, etc., a vu qu'ils s'établi-sent excluHvement sur l'envers des feuilles. Le mot que nous venons de souligner est à supprimer; ils s'établissent très^bien encore

sur les j^'unes rameaux (ils s'éiabtissent..* quit le mott dans ce

cas c'est singulier...)

» M. Heriucq, qui a voulu se rendre utile dans les emplois accessoires, a écrit quelques pages sur les maladies des végétaux. Nous n'y voyons que des redites Dans les travaux d'avril, tV cherche — (toujours M. Herincq ; le pauvre homme 1) — une succédanée à Tépioard, et dit : « On sème un peu de tétragoue, qui n'est pas sujette à monter en graine. » Ne serait-on vas tenté de croire, après cela, que la tétragone ne fleurit ni ne fructifie la première année?

» Dans ses Notions pratiques de jardinage, qui ne lui ont pas coûté de grands efforts d'intelligence, M. Herincq n'est pas toujours heureux. Exemple, voici une définition de son cru: a Par culture, on entend une opération qui consiste à transporter sur un terrain, des plantes qui n'y croissent pas naturellement, et à les placer dans des conditions telles, qu'elles puissent y vivre aussi bien et même mieux que dans le terrain qui les produit spontanément. »

» En somme, termine M. Joigneaux, le Nouveau Jardinier illustré est une publication qui né s'élève point au-dessus de l'ordinaire dans ses meilleures pages, et qui, la plupart du temps, reste au-dessons du médiocre. Une direction intelligente a manqué à ce hvre — (c'est aans doute encore à l'adresse de M. Herincq); -*- il est mal agencé, mal distril)ué, mal corrigé; c'est du fagotage horticoleoù les choses d'utilité absolue sont étranglées, tandis que les choses de pur agrément prennent leurs coudées franches. Pour mieux gâter l'affaire on a pris soin de supprimer partout l'ordre alphabétique; les plantes d'ornement sont

classées par familles, les légumes par ordre d'emploi, etc Pour

se reconnaître au milieu de ces divisions et subdivisions inattendues, il faut à toute force recourir à la table des matières et ne pas la quitter.

» On nous trouvera peut être un pen sévère; nous répondrons qu'il nous e&t été facile de Tètre davantage sans manquer à la vérité. Or,

nous ne {Levons à M. Hérincq que la vérité, pas aiifrè chose* Ceux jtit aiment trop à mordre s'exposent à se faire limer les dents. Il aura, pour s'en consoler, la potion sacrée des complaisants, dont la race n'est pas éteinte. »

JOfOITBAUX.

Nous n^avons rien à répondre à cette critique qui n'est que le dévetoppemeot de la phrase mise en italique; sur le champ de bataille on respecte toujours les blessés. Nous donnons là parole à M. Max Desnoyers (1) qui réfute précisément quelques passages peu exacts .de M^ Joigneaox ;

« M. Donnaud vient d'éditer, avec le plus grand soin, sous ^habile direction de M. Herincq, et la collaboration des horticulteurs les plus distingués, un fort volume^ etc.

" n Cette nouvelle publication, qui a quelque analogie avec le Bon Jardinier, est, comme ce dernier ouvrage, une véritable encyclopédie

de botanique et de culture Le Calendrier des Iravauk à exécuter

chaque mois/ qui compose la première partie, constitue à lui seul un travail très-recommandable.

» La culture des plantes d'ornement est détaillée avec une grande clarté dans la deuxième partie. La troisième et la quatrième partie sont consacrées au jardin fruitier et au jardin potager : il serait impossible de dire mieux tout ce qui est utile en moins de pages. I/ouvrage se termine par un exposé clair et succinct des principes généraux du jardinage. Plus de 500 4gures, représentant le type des fleurs, viennent eo aide à l'inteUigeDce des descriptions. De plus, le Nouveau Jardinier a eà le bon «sprit de conserver à chaque plante son nom vulgaire, en lui adjoignant son nom grec ou latin, et#.

» Le Journal de la Ferme publie une critique amèredeM. Joigneaux contre le Nowieau Jardinier ou, pour parler plus juste, contre M.t Herincq. Sans entrer dans une discussion qui nous parait superflue, nous répondrons seulement à deux reproches adressées par M. Joigneaux à M. Herincq, et qui ne nous semblent pas foudés : — «M. Herincq a omis, dit M. Joignaux, dans sa nomenclature des Criocèros, celle qui vit sur l'Asperge, v — Ceci est tout à fait inexact; car nous lisoAs à la page 4343 : « La Criocère est un insecte de la grosseur d'une mouche, qui ronge les tiges des Asperges ; on peut en détruire un

^' "■"■ '■' ■ ■* tl > ■■ i ' -fil ■■ ■".. ■' L"- —«■ ■ . I..II-I I ..1. ■ >" 1 ■

^ et) Qoi^ dus ùmpagmij publiée #ous U ^iraGiiou 4e M. Lauii Herré.

- su -

fnuidiioiiA»eàlriftiii;..éto.,êto.» N(ms^ eh qnoiM.âè»

rinoq étail tonu de recoomieiieer i parier de la Criocère de TAspergd eo parlant de la Criocère de Lys. Cest le cas de dire que M. Joigneaux» malgré son savoir remarquable, s'amuse à chercher la petite béie. -* ff A propos des pucerons (continue M. Joigneaux), M. Herincq a vu pt'iisi'itakii$$efUe^lmipement wr l'enuen de$ feuilles. » r^ Or M. Herincq a écrit ceci page 4577 : « On oppose ^ycc succès à kmultipUcalion du puceron ^ert, qui pullule sur les jeune$ pousses de Rosiers, d'abondantes fumigations de tabaCi» •- et deux pages plus loin : — c Quand le puceron envahit les feuilles de certains arbres, tels que rËrable et le Sycomore, dont la surface sopérieure est lisse et ferme^ tandis que la surface inférieure est tendre , il s'établit exelusiifemeni sur l'envers des feuilles. » — 8i M. Joigneaux avait lu le paragraphe Pucerons entièrement» il eût vu que^ par avance, M. Herincq avait suivi le conseil qu'il lui donne » d'étudier les pucerons sur les Rosiers comme sur les Sycomore.

» La classification du Ncuveau Jardinier illustré nous a paru excel« lente: loin d'y voir un fagotage horticole, nous y voyons la marque

d'un esprit éclairé, et nous ne doutons pas de sa bonne réussite

• » Max Dxsnoters. p

Voici venir la presse étrangère : La Belgique horticole^ de H. Edouard Movren» apprécie en ces termes le Nimveau Jardù nier iUusiré :

< Nous venons de parcourir ce nouvel ouvrage. Il embrasse le cadre entier du jardinage ; nous ne saurions l'analyser ici tant il est complet et détaillé, mais nous en conseillons chaudement l'acquisition à tous ceux qui cousacrent une plus ou moins grande partie de leur temps au soin de leurs plantes. C'est un livre qui représente le fond des con* naissances de l'horticulteur, fond auquel les revues périodiques, telles que notre Belgique horticole^ doivent seulement ajouter quelques nouvelles, des discussions ou des renseignements complémentaires. 11 a été rédigé par la rédaction ordinaire de V Horticulteur français, composée d'une pléiade déjeunes hommes qui appliquent à rhorticullute des connaissances scientifiques, saines et étendues. C'est dans ces sortes d'ouvrages que les amateurs trouvent cette foule de renseignements pratiques et journaliers que nous ne saurions donner dans notre revue mensuelle. Le Nouveau Jardinier nous parait destiné à faire une rude concurrence au Bon jardinier un peu suranné et alourdi par les années. L'ouvrage est orné de beaucoup de petites gravures, représentant des plantes populaires, des végétaux d'appartement^ des feuillages orne-

mentaux^ etc. Noos y avons biea remarqué en paasant ii^ekinea légères erreurs ou de minimes omissions, mais l'ouvrage étani destiné à fournir une nouvelle édition chaque année, nous sommes persuadé qu'il ^era bien vite perfectionné.

» Edouard MoaasN. »

Le 4« Bulletin de 1863, du Cercle pratique d'horticulture et

de botanique de l'arrondissement du Havre^ présidé par M, le

D' Lefébure, contient, à la page 52, l'énoncé suivant :

« Parmi les ouvrages déposés sur le bureau, se trouve le Nùuveau Jardinier de M, Heriucq, qui en fait hon^mage au cercle. Des renierciments sont adressés à M. Herincq; M. le président fait de ce livre un éloge qu'il mo!îve, en donnant lecture de plusieurs articles très» intéressants, et il invite les jardiniers et les amateurs à se le procurer. «

Enfin, nous reproduisons enôore quelques passages du compte rendu de M. de Lucy, vice-présidenl de la Société d'horticulture de Paris, qui a été lu à la séance du 32 juin et publié dans le numéro d'août du Journal de cette Société :

Sous la direction de M. Herincq, bien connu de tous, une réunion d'hommes la plupart jeunes, la plupart aussi formés à la meilleure école qui soit au monde, à notre Jardin des Plantes de Paris, sous des professeurs dont le nom fait la gloire de la France, s'est donné pour mission de résumer dans un nouveau Manuel du jardinage toutes les connaissances acquises à ce jour. Us se sont efforcés de rendre leur travail si simple, si clair, s> méthodique, qu'il pût se trouver à la portée du lecteur le moins avancé, et de telle façon cependant que la science n'eût point à se plaindre d'avoir été mise à l'index irrespeclueuseroent. C'est que les auteurs de ce livre, s'ils ont suivi avec fruit les cours des maîtres, ont Tavanlage aussi d'être tout simplement d'excellents jardir niers, faisant à chaque heure du jour et de la nuit l'application des théories dont leur esprit s'est nourri pendant les heures consacrées aux études profondes^ Ils se sont donc résolument mis à Tœuvre et le Nouveau Jardinier iUnslré est sorti des presses de M. Donnaud, Thabile éditeur de VHorticidteur français.

' (Suit la reproduction du sommaire du Nouveau Jardinier illustré). ■ ,

Nous ne craignons pas^ dès le débuts de soumettre aux auteurs du livre une légère observation sur cette classiflcation. Dans un ouvrage quelconque, la table est un résumé qui, pour la plupart des lecteurs, se trouve à peu près sans objet et à laquelle on ne recourt qu'accidentel-

bmMt lonqu'on ne vent pas se donner la peiné de feuilleter le volume, lei, an contraire, la table est Tinstrument sans lequel le livre serait un dédate inextricable, c'est rinstrumeut indispensable pour trouvera l'instant même l'objet recherché, c'est à proprement parler la clef An livre, et clefo'esi le nom que je substituerais volontiers à celui de table; je demanderais donc que sa place fût en tète du volume, ce qui en ren^ drait Tusage plus commode pour le lecteur. Je soumets avec confiance cette simple réflexion à l'éditeur, et j'espère qui! l'adoptera pour l'édition de 1866.

» J'ai parcouru avec on soin tout particulier, et avec un intérêt qui donnait du charme à cette étude, lesdifTérenles parties dont se compose ce Nouveau Jardinier^ et j'ai pu apprécier avec quelle discrétion intelligente avait été réalisé ce que j'appellerai le mariage de la science et de la pratique. — A une description sommaire delà famille d'une plante, on a eu soin de joindre l'indication du pays d'origine, l'époque, la date et Tauteur de Timportalion, de telle sorte qu'en peu de mots on sait l'historique de la plante; on sait à peu près i quelle latitude elle appartient, et par conséquent quelle température peut lui être^la plus profitable.

» Un aussi long travaikne* peut arriver de premier jet à la perfection à laquelle il doit tendre. Nous ferons donc une légère part à la critique en disant qu'une revue encore plus sévère des épreuves avant le tirage nous eût paru nécessaire, et que par là certaines erreurs purement typographiques auraient été évitées. Nous n'avons point encore parlé des nombreuses gravures sur bois dont l'ouvrage est illustré. Ces gravures ont été exécutées sur les dessins desCourtiu, des Faguet, des Haubert, des Riocreux; elleâ ont été confiées au burin de M. Bisson, c'est dire que l'art du dessinateur et du graveur le dispute à la science et h l'exactitude du bolanislle. Or, pour en revenir à notre critique, nous trouvons à la page 988 ime fort belle page représentant un Araucaria ; la légende porte : imbrieata; or, pour nous, c'est, à ne s'y point méprendre, un Araucaria exeelsa que l'artiste a pris pour modèle (I).

» Uoe autre observaiioa : Pourquoi rencontrons-nons les plantes de provenance de Chine tantôt sous la désignaiiou de Chifumm, tanlôt sous celle de Sinen-M^ Nous avions cru jusqu'ici que la dernière était la bonne, selon que nous la trouvons à la page 4069, au mol Pardanihm tinemi$. — Après cela, on me répondra peut-être comme feu le grammairien Lhomoad : L'un et l'autre se dit ou se disent. » C'est possible.

(4) 11 esi facile rfe voir que c'est une sinlpte faute typographique, puisque d^ ' i *lraiicaria tmMoata est représeûlé à la page précédeata.

mais aa auteur ferait bien d'adopter Tua oar«tttre» nafftfr^ee qoeftour

obtenir une désirable ttûiformité (1).

V Autre observation : Â la table, je ne trouve pas le doxq de la Val* limeria, cette curieuse plante qui présente des phénomènes si singuliers de fécondation. Sans doute^ la Vallisnérie occupe sa vraie place dans le livje, mais beaucoup de lecteurs peuvent ignorer qu'on doit la che^ cher dans la famille des Hfdrocbaridées!

» Une heureuse idée, à notre sens^ c'est d'avoir inséré, i la fin 4u volume, la liste des principaux horticulteurs de la France ^t de l'étranger. Cette liste rendra de vrais services tout à la fois et à ces honorables industriels et aux amateurs à la recherche des meilleurs produits.

On le conçoit sans peine; du premier coup elle ne peut-être complète; aussi lorsque nous avons parcouru la liste de ces braves jardiniers de Marseille, auxquels nous gardons un si bon souvenir, nous avons regretté de n*y point rencontrer le nom des frères Despond, dont, rétablissement de floriculture est de premier ordre

» Messieurs, les légères critiques que nous nous sommes permises sont pour vous la preuve de la conscience avec laquelle nous avons étudié le rAuveau Manuel; elles n'enlèvent rien au^érite sérieux que nous nous sommes plu à lui reconnaître. Aussi, en demandant aux auteurs d'améliorer leur œuvre, en la revoyant avec la plus grande sévérité, lorsqu'ils prépareront l'édition de l'an prochain, nous sommes certain d'être compris ; c'est pour eux un point d'honneur, comme aussi une question d'intérêt pour l'éditeur. Nous avons dû leur exprimer notre sentiment en toute franchise, car ils sont gens de présent et d'avenir, et, mieux que personne, ils savent que, giâce à la loi suprême de l'é* galité qui régit notre bon pays de France, la bêche, en de certaines mains, peut gagner la croix d'honneur et même tracer le sentier ardu qui mène à Tlnslitut.

Y LucT, Rapporteur. ^

Qu'il nous soit pennis de témoigner ici toute notre reconnaissance à tous ces honorables écrivains et rapporteurs qui, parleur sage et consçiensieuse critique, nous ont rendu facile la

(4) A eeite observatioti. fort Judicieuse^ nous répoodroDS que nous afons dû adopter les Doms des parrains, enregistrés tels, dans tons les ouvrages scien* tifiques; si nous avions remplacé partout ie mot CMnensis par Sinmsis^ il en Mrait résulté de graves méprises . Ainsi, par exemple, les personnes peu habituées à la langue latine, buraieot^vu, certainement, dans le Callistephos SiMnHs une espèce disUncte du Callistephos Chinmsts : le r^màde eut été |iirs que le mal. F» H.

r ^//yyV'/^^^y^, ^ y/,^yy/^ / /i-y„u.rj

tkhe«dua de* la rén^on de la nouTeUe édition pour 1866; Nous avons tenu compte de leurs observations, et nous espérons que la revue sévère des épreuves, à laquelle nous nous sommes livrée aura lait disparaître les fautes typographiques qu'on reproche,* avec raison, à notre première édition.

F. Heringq.

GÂLCÉOLAIitES LIGKBU9ES.

Variété : E. HAMEL (Pl. KXI).

Depuis l'apparition de la magnifique Calcéolaire triomphe de Yersaillesr l'attention de quelques horticulteurs s'est portée sur cette race de Calcéolaires ligneuses dont le type est à fleurs jaune uniforme ; par les croisements habilement opérés, on a obtenu, daus ces derniers temps, des coloris presque aussi variés que ceux qu'on trouve chez les espèces annuelles.

C'est surtout à MM. BaudryHamel» horticulteurs à Avranches (Manche), qu'on doit l'heureux perfectionnement de cette antique race^ le C. rugosa^ originaire du Chili, mais dont l'introduction en Europe ne remonte cependant qu'à l'année 1822#

La Calcéolaire E. Hamel (pl. xxi) est un de leurs gains; on peut juger du résultat obtenu. Les fleurs sont, relativement à celles del'espècetype^extra^grandes, fond jaune orangé très-vif, fortement doublé de marron vermillonné, pieté et parsemé de cramoisi clair ; Je oapuchon est jaune d'or* C*est une variété des plus remarquables.

Leur Calcéolaire Avranchin est aussi une excellente production. Les fleurs sont très-grandes, couleur aurore vermillonné, teinté de pourpre.

Avec un tel premier résultat, on peut prédire à MM. Baudry- Hamel de nouvelstui et importants succès, dans le perfectionnement d'un genre de plantes qui est déjà très-apprécié des hor^.

ticulteuTS et amateurs, tant ponr la garaitare des massifi de plein air, que pour celle des serres et. corbeilles d'appartement.

EiOLE Chaté fils.

Page 1