‹ L'horticulteur français de (volume 2)Chapitre 64 sur 159 · ROSES HYBRIDES REMONTANTES · texte numérisé non relu

ROSES HYBRIDES REMONTANTES

Abraham Lincoln (Ducher, chemin des Quatre-Maisons^ à Lyon^^* Guillotière); fleurs très-grandes^ pleines^ pourpre-noirâtre.

. AUa muiMH» (Sng. Verdier), nsue de la Rose Juhê M»^iQ$(in: fleuis de 9 cent. eayiroQ> pleines, blanches, se teintant de plus an pins de rose> au fur et à mesure de Tépanouissement.

Alfred Colomb (Lacharme, à Lyon); fleurs grandes, pleines, forme •de cent-feuiUee, rouge feu très-yif.

Camille Bernardin (Gautreau^ à Brie-Gomte-Robert (Seine^t-Mame), issue de la Rose général Jacquetniriot ; fleurs de 40 cent.^ pleines, beau coloris rouge vif à pétales lisérés de blanc.

Cari Coers (Granger, à Suisnes (Seine-et'Mame) , issue de la Rose Triomphe de l'Exposition ; fleurs grandes, pleine, pQurpre foncé.

Charles Rouillard (Eug. Verdier); fleurs grandes, de 40 cent, environ, pleines, beau rose tendre, à centre plus vif.

Comte Alphonse de Sermye (Touvais) ; fleurs très-grandes, pleines, très^odorantes, rouge clair légèrement pourpré.

Danaé (Touyais) ; fleurs trè^-grandes, pleines, d'nn rose cerise transparent.

Empereur du Mexique (J. Verschafiblt, à Gand^ Belgique), issue de la'^Rose général Jacqueminot; mais à fleurs plus pleines, d'un rouge ptna foncé, richement velouté.

Exposition de Brie (Granger); fleurs très* grandes, de. 4S cent en- -viron, pleines, d'un beau rouge vif.

Fanny Petzold (Fontaine père, Ghâtillon (Seine) ; fleurs grandes, pleines, rouge violaoé, carminé au centre.

Fisher Holmes (Eug. Verdier) ; fleurs de 9 c«it. environ oe dia*mètre pleines, imbriquées comme un Camellia, d'un magnifique rouge écarlate très-brillant.

Gloire de Ducher (Ducher); fleurs grandes, pleines, assez semblables à la Rose madame Masson, à pétales du centre pourpre, ceux de la circonférence de couleur ardoisée,

Gustave Persin (Fontaine père, à GhatiUon (Seine) ; fleurs trèagrandes, pleines, riche coloris rouge pourpre ombré de couleur feu.

Bippolyte Plandrin (Damaisin, rue du Vivier, Lyon) ; fleurs trèsgrandes, pleines, bien faites, d'un beau rose vif.

Jean Cherpin (Liabaud, Grande-Rue de la Croix-Rousse, à Lyon); fleurs très-grandes, pleines, rouge pourpre velouté avec le centre plus clair, éclairé de couleur feu.

Jean Lamberd (Eug. Verdier); fleurs de 42 cent, environ, pleines rouge ponceau nuancé de couleur feu.

John Grier (Eug. Verdier); fleurs de 8à 9 cent, réunies par 6 à 43, pleines, globuleuses, très-odorantes, d'un beau rouge clair ou rose loncé, à revers des pétales argenté.

mais qa auteur ferait bien d'adopter Tim oitrftutrei nelftt->ee 496 |wr

obtenir une désirable uûiformité (I).

yt Autre observation : Â la table, je ne trouve pas le nom de la Val» Imeria, cette curieuse plante qui présente âe& phénomènes si singuliers de fécondation. Sans doute^ la Valiisnérie occupe sa vraie place dans le livje, mais beaucoup de lecteurs peuvent ignorer qu'on doit la chercher dans la famille des Hydrocharidées l

» Une heureuse idée, à notre sens^ c'est d'avoir inséré^ à la fin du volume, la liste des principaux horticulteurs de la France çt de l'étranger. Cette liste rendra de vrais services tout à la fois et à ces honorables industriels et aux amateurs à la recherche des meilleurs produits.

On le conçoit sans peine; du premier coup elle ne peut-^tre complète; aussi lorsque nous avons parcouru la liste de ces braves jardi'* niers de Marseille, auxquels nous gardons un si bon souvenir^ nous avons regretté de n*y point rencontrer le nom des frères Despond> dont, rétablissement de floricullure est de premier ordre

» Messieurs^ les légères critiques que nous nous sommes permises sont pour vous la preuve de la conscience avec laquelle nous avons étudié le féuveau Manuel ; elles n'enlèvent rien au jnérite sérieux que nous nous sommes plu à lui reconnaître. Aussi^ en demandant aux auteurs d'améliorer leur œuvre, en la revoyant avec la plus grande sévérité, lorsqu'ils prépareront l'édition de l'an prochain, nous sommes certain d'être compris ; c'est pour eux un. point d'honneur, comme aussi une question d'intérêt pour Téditeur. Nous avons dû leur exprimer notre sentiment en toute franchise^ car ils sont gens de présent et d'avenir, et, mieux que personne, ils savent que, giâce à la loi suprême de Tégalité qui régit notre bon pays de France, la béche^ en de certaines mains, peut gagner la croix d'honneur et même tracer le sentier ardu qui mène à l'Institut.

» LucT, Rapporteur, :»

Qu'il nous soit perniis de témoigner ici toute notre reconi^ssance à tous ces honorables écrivains et rapporteurs qui, parleur sage et consciensieuse critique, nous ont rendu facile la

(4 VA cette observation, fort judicieuse^ nous répondrons que nous avons dA adopter les noms des parrains, enregistrés tels, dans tons les ouvrages scien-> tifiques; si nous ^vions remplacé partout le moi CMnensis par Sinerais^ il en serait résulté de graves méprises . Ainsi, par exemple, les personnes peu ba« biiuées à la langue laUne, buraient^ vu, certainement, dans le Caliistephas Bênensis une espèce distincte du Caliistephos Chineruis : le remède eut été fU^ que le mal. .. F. H.

.«.«.vv/ /.

^ /Yffiiit' j

ttehe'iffdaa de^la révwoa de la nouvelle édition pour 1866; Nous avons tenu compte de leurs observations» et nous espôr roDS que la revue sévère des épreuves, à laquelle nous nous sommes livré, aura £iit disparaître les fautes typographiques qu'on reproche,' avec raison, à notre première édition.

F. Hehingq.

GALCÊOLAIRES UGNBUSES.

Variété : E. HAMEL (Pl- XXI).

Depuis l'apparition de la magnifique Calcéolaire triomphe de Versailles^ Tattentionde quelques horticulteurs s'est portée sur cette race de Calcéolaires ligneuses dont le type est à fleurs jaune uniforme ; par les croisements habilement opérés, on a obtenu, dans ces derniers temps, des coloris presque aussi variés que ceux qu'on trouve chez les espèces annuelles.

C'est surtout à MM. Baudry-Hamel, horticulteurs à Avranches (Manche), qu'on doit Theureux perfectionnement de cette antique race, le C. rugosa, originaire du Chili, mais dont l'introduction en Europe ne remonte cependant qu à l'année 1822^

La Calcéolaire E. Hamel (pl. xxi) est un de leurs gains; on peut juger du résultat obtenu. Les fleurs sont, relativement à celles del'espèce type, extra-grandes, fond jaune orangétrès-vif, fortement doublé de marron vermillonné, pieté et parsemé de cramoisi clair ; Je capuchon est jaune d'or. C*est une variété des plus remarquables.

Leur Calcéolaire Avranchin est aussi une excellente production. Les fleurs sont très-grandes, couleur aurore vermillonné, teinté de pourpre.

Avec un tel premier résultat, on peut prédire à MM. Baudry- Hameide nouveaux et importants succès, dans le perfectionne* ment d'un genre de plantes qui est déjà très-apprécié des hor^.

ment, comme on peut le voir en comparant avec les premiers volumes. En outre, des graines ont été plusieurs fois distribuées, et, depuis deux ans, des primes sont données aux abonnés« Cette année encore, notre éditeur avait préparé sa prime pour 4866 (4); mais tout à coup s'est dressé devant lui ce grand fantôme noir qui s'appelle l'augmentation du salaire ! et, sera* blable à la cigale, n'ayant rien économisé pendant Tété, il se trouve aujourd'hui fort dépourvu, que la bise est venue. Natu* Tellement, il cria un peu famine, et chacun de répéter que nous ne pouvions plus subsister.

Le fait est que la situation est un peu tendue, par suite des exigences des personnes chargées de la partie, matérielle et artistique du journal. Pour sortir de cet embarras momentané, -*-car nous espérons en l'avenir, — notre éditeur aurait pu élever te prix d'abonnement ; mais alors notre but était manqué, puisque nous cessions d'être à la portée du simple garçon jardinier.

En cette oecorrencei nous venons vous dire , très-cbers et aimables lecteurs : nous vouions bien ne pas bénéficier, mais nous ne timons pas à perdre. Noos continuerons donc de paraltre, àveame seule planche par numéro ^ au lieu de deux, jusqu'à bonne saison nouvelle qui permette à notre éditeur de rétablir l'état de choses actael.

Ayant toujours donnéy--*quand nous le pouvions, — plus que nous n^avions promis parle prospectus dç 1851 , nous espérons qu'on nous tiendra compte de cette hbéralité et que nos abon* nés ne aous appliqueront pas La réponse de la fourmi :

Vous chantiez. . . j'en suis fort aise \ Eh bien f danses maintenant.

(4) Bn Tente au burean du Journal : Agenda portatif des hortkuUewrSy ia-33 itisin de t56 j^agee.

p . . ( Carlonné, avec crayon pour fermeture. 4 fr. » pour les abonnés, 70 c. *^"*'|CartOBn*,fofmepor«efeuiBc,etcrayon. Ifr. 50 id. id. 4 fr,40c

nent donneront des Giroflées à fleurs doublés . La première an^ née ils obtiennent, en effet, de 50 à 60 pour 100 de doubles; mais la seconde, les semis de ces mêmes plantes n'en produisent qu'une faible quantité de doubles, et il parait que les essinv pleurs émérites ne peuvent^ plus séparer les simples des doubles; les caractères ne se retrouvant plus dans ces plantes dé* générées.

La méthode de castration est du EK Messer de Gabo; nos lecteurs la trouveront exposée dans le mémoire de M. Verlot, en voie de publication dans ce journal. Cette méthode, qui consiste à supprimer les étamines à une certaine époque, parait impraticable à H . Ghaté, et il a parfaitement raison. Voyez* vous un jardinier, qui a 10,000 plantes, pour produire de la graine, faisant l'opération à plus de 500, ou 600 mille fleurs, et guettant le moment favorable à cette suppression des éta« mines 1...

tf Le vrai sens de cette opération, selon moi, dit M. Chaté, est d'arriver à concentrer toute la force et la vitalité d'une plante sur un petit nombre de graines, qui, sumourries, produiront, grâce à la faculté de duplicature que possèdent les Giroflées, un grand nombre de doubles* Ma méthode ^rive au même but par des voies plus naturelles. »

Les jardiniers d*Erfurt, ont, depuis longtemps comme on sait, le monopole, pour ainsi dire, des graines de Giroflées. Le but que s'est proposé M. GËaté, en faisant connaître son procédé pour obtenir des fleurs doubles, est de mettre ses confrères dans le cas de produire eux-mêmes leurs graines, et d'en obtenir des Giroflées aussi belles que celles des provenances allemandes. Un pareil désintéressement est rare, même en France, et il mérite d'être signalé.

Pour obtenir leurs graines, les jardiniers d^Erfurt cultivent leurs Giroflées en pot; ils les mettent sur les tablettes, dans de grandes serres, et ne leur donnent que la quantité d'eau néees-

imputation. Si certaine noms reviennent souvent dans ce journal^ c'est que les horticulteurs qui les portent, comprenant toute rimpertance de la publicité, nous tiennent au courant des nouveautés ou nous adressent des notes d'un intérêt général^ c'est-à-dire des notes qui intéressent la généralité de nos lecteurs. Chacun peut faire comme eux. Eu les citant, c'est faire acte d^ justice et non de partialité ; nous leur devons même de la reconnaissance^ et nous leur adresisons ici nos sincères remerclments.

LUorticulteur francçiis a toujours été indépendant. Il a été fondé dans l'unique but d'être utile aux amateurs i^omme aux horticulteurs, et non pour servir les intérêts de quelques privilégiés. Nous avons la conscience d'avoir rempli scrupuleuse** ment, depuis quinze ans, son programme ; nous le suivrons toujours avec la même loyauté. Des noms* ont pu être omis dans quelque compte rendu d'exposition, mais par pur oublia jamais intentionnellement. En citant certains noms, nous n'avons été que j uste, jamais complaisant.

Si, après cette franche explication, on persiste à nous accu* ser dé favoritisme, à notre tour nous dirons que c'est xxn parti pris de dénigrer un journal, qui n'a jamais manqué à l'engagement qu'il a contracté en prenant pour titre l^Horticulteur français, •

F; Herincq.

CEREUS ROEMERI, Engelmann. (Pl. XXUI.)

Ce CereuSj dont la patrie est inconnue,' est une petite espèce qui ne parait pas s'élever à plus de 15 ou 20 centimètres et dont le diamètre est de 7 centimètres environ ; il est d'un vert gai; sa tige» qui se ramifie à la base, est relevée de 7 à 9 côtes interrompues ou tuberculeuse au point d'insertion des

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aiguillons. Le sommet de chacun des tubercules, généralement peu saiUant chez les individus adultes, est garni d'une petite touffe arrondie de duvet court nommée aréole dans laquelle sont implantés des aiguillons blancs ou jaunâtres, dont un central long de 2 centimètres. D'après H. Gels (t) ces aiguillons sont au nombre de 7, straminésj rayonnants, 1 central ; mais d'après M. Labouret (2) il y en aurait 8 rayonnants, 1 au centre vigoureux parrigé; notre peintre, lui, homme exact dans ses dessins, en a vu 6 seulement sur les individus adul< tes, et de 7 à 9 sur les jeunes ramifications;

Les descriptions de MM. Gels et Labouret laissent donc à désirer sous le rapport de la précision et surtout de la clarté. En effet, qu'est-ce qu' un aiguillon porrigé ? Le dictionnaire de l'Académie est muet sur cette question, et les dictionnaires latins ne la tranchent pas très -nettement. Porrigé est évidemment d*origine latine. Gelsus, célèbre médecin du temps de Tibère (faisons aussi un peu d'érudition, ça pose un homme) se sert du mat porrigo pour désigner la teigne ou la crasse de la tête des gens malpropres ; porriginosus, pour Pline, 'est une tête crasseuse. Mais porrigé peut dériver encore du verbe porrigo^ porrigere; Qcéron l'emploie pour tendre^ allonger; Ovide, pour préseiUer; Horace, pour payer ^ etc. Or, par aiguillons j>om^e5, M. Labouret entend-il des aiguillons couverts de crasse^ ou des aiguillons tendus, allongés, présentés ou payés? Il est vraiment fâcheux que des hommes d'un certain savoir, se croient obligés, pour montrer leur science, d'emprunter aux langues mortes des expressions que ne comprennent pas le plus grand nombre des êtres vivants pour lesquels ils écrivent. Laissons ce triste procédé aux nullités qui emploient ce lan* gage pour faire parade d'une science qu'ils n'ont pas, et aux

ignorants qui sont obligés de se servir de ces mots latins fran-

(4) Nouveau Jardinier illustré, 4866, p. 984.

(5) Monographie des Cactées^ page 316.

cisés 9 parce que , rativent^ ils ne siiYênt pas les rendre en francaîs.

Nous ne suivrons donc pas M, Labouret dans sa description parfaitemrat incompréhensible d^ la fleur de notre Cereus. Nous passerons sous silence ses lacinies squammifùrmes, 9téé^ rigéeff garnies desélules aculéiformes , pour dire simplement, tout bonnement, comme un ignare, que les fleurs sont d'un rouge vermillon, légèrement nuancé de carmin, et que leurs nombreux pétales, qui sont un peu allongés et plus larges au sommet qu'à la base^ forment, par leur disposition, une sorte d'entonnoir.

Cette charmante espèce, qui a fleuri cette année chez M. Celsi et qui est très*rare dans les coUectionSi appartient à la serre froide,

.F. Hkrincq.

LE POIS DE SENTEUR A FLEUR ÉCARLATE. (Pl. XXIV.) {Invincible scarlet des Anglais).

. Dans le courant de Thiver dernier, M« Stephen Brown, hor« iiculteur anglais, annonçait dans le Gardeners' Chronicle un Pois de senteur dont le nom pompeux dUnvincible scarlet, de^ vait attirer l'attention du public. Malgré le prix relativement élevé auquel^la graine de ce Pois était ofierte et peutnélre même pour cette raison,, nous en fîmes venir une petite quantité, afin ^B nous] assurer par nous-mème si la valeur de cette annonce

itait plus réelle que celles qui se trouvent journellement dans les journaux anglais au sujet de Pois comestibles prétendus très-hâtiCs, et dont aucun, jusqu'à présent, ne dépasse comme précocité notre Pois Prince Alberté

Nous reçûmes en mars, de l'obtenteur lui-même, les graines de VInvincible scarlet et elles furent semées à cette époque le

long d'un treillage à bonne exposition. Les semis se développèrent avec vigueur sans annoncer jusqueJà aucune particu-* larité; Taspect des premiers boutons» d*un rouge vermillon teme^ n'était pas fait pour modifier notre opinion sur la valeur des nouveautés anglaises engénéral^ et de ee Pois de senteur en particulier ; aussi notre attente fut- elle agréablement trompée lors de TépauQuissement des fleurs dont les pétales supérieures sont d'un rouge écarlate brillant que fait encore ressortir le rouge cramoisi de la carène.

Le mérite de cette variée de Pois de senteur a été du reste apprécié d'une manière particulière par le Comité de Floriculture de la Société royale de Londres^ auquel on ne peut repro* cher d'être prodigue de récompensesj et qui, cependant, dans sa séance du { I juillet dernier, a accordé à M. Stephen Brown un eartificat de première classe pour son Pois de senteur Invincible scarlet.

Cette variété de Pois de senteur, parla vigueur avec laquelle elle végète, raboodance de ses fleurs, qui se succèdent pendant tout le courant de Tété, et dont lé coloris brillant peut étre*comparé à celui du Lin vivace à fleur rôuge , mérite de fixer l'attention des amateurs, par remploi qui çeut en être fait, pour garnir les treillages, ou le tronc des arbres isolés sur les pelouses. La culture du Pois de senteur écarlate est exactement semblable à celle des autrefi^variétés dont il ne diffère que par le rouge pur et éclatant de ses fleurs.

CODRTOtS^GÉRARD.

REVUE DES JOURNAUX ÉTRANGERS

BOTAMICAL MaGAZ1NB«

Bertolonia guttata, Hook. (MelaitomaoeiB). Jolie plante, reçue de Madagascar en mai dernier, par M. Veitch, quoique très-prolDablement elle ne soit pas originaire de cette contrée; car cette Méiastomacée se trouve dans les herbiers, et elle y est indiquée comme provenant du Brésil. Ses feuilles sont d'un beau Vert, pictées de rose en deàsns et d'un rouge brunâtre à la face inférieure.

Scutellaria.aurata, Ch. Lem. flAbiai^). Variété d'an beau jaune, d'une plante sans grand intérêt pour les cultures ornementales. Originaire du Brésil, d'où elle fut envoyée par M. Baraguin.

Psammisia longifolia, Hook. [Ericaceœ), Voici une charmante plante, bien digne d'être cultivée. Elle provient de rAmérique méridionale; mais il n'est pas possible d'indiquer exactement le lieu de son origine. Quoi qu'il en soit^ cette Éricacée est très-jolie; c'est un arbuste rampant, à grandes feuilles coriaces courtement pétiolées^ acu« minées, entières^ veinées, et à fleurs assez longues, d'un rouge éclatant dans la plus grande portion du calice.

Plialœnopsia Bumatrana, Korthals. Ph. zehrim [Orchideœ), Orchidée de Sumatra, cultivée à Leyden depuis 4856, digne de figurer chez les collectionneurs de cette famille.

Phalœnopsls Schilleriana, Rchb. (Orchideœ). C^t là une acquisition hors ligne pour les serres chaudes : superbe feuillage ; fleurs très-grandes, très-nombreuses et trfes-jolies. Cette Orchidée réunit toutes les qualités ornementales que Ton peut souhaiter. Elle provient des Philippines. Beuilles de 6 à 8 pouces de long, oblongues, magnifiquement marbrées à la face supérieure, pourpi^ en dessous. Fleurs (ÎO à 400) portées sur un pédoncule de 4 mètre de long, s'épanouissant toutes ensemble. Elle^ sont énormes^ d'un blanc crémeux et rosées au centre.

Primula cortusoides, L. Var. amœna (Primulaceœ). Superbe variété d'une plante déjà anciennement introduite. Ses fleurs sont beaucoup plus grandes que celles du P. sinemis^ dontj comme on le sait, cette espèce est très* voisine. C'est probablement un gain des jardiniers japonais; car Thunberg dit, dans sa Flora japonica ^ que la plante croit dans 111e de Nipon, mais il ajoute qu'elle est cultivée dans les jardins.

Alstrœmerla dansiflorai Kunth. (AmaryUidacew)^ Cette brillante Alstrœmère fut d'al)ord découverte par Mathe^ws au Pérou, puis retrouvée dans les Andes de TÉquateur par M. Spruce, à une élévation de 2,000 mètres. C*est une plante rampante ou grimpante, atteignant de 2 i 3 mitres, grêle et munie d'ombelles de fleurs d'un rou^ orangé»

Hœmanthus incamatU8, Burcb. (AmarglUdetB). Espèce voi* sine de VHœmanthu$ figrintss, mais peut-être plus élégante encore. Ces plantes ne sont pas assez répandues^ car leur culture est facile et elles fleorissent facilement.

Lankesteria Barteri, Hook. [Acanthaceœ). Originaire de l'Afrique occidentale. Ce Lankesteria se recommande par Vélégance de ses fleurs^ d'un jaune vif.

Euphorbia Montelri Hook. {Evpkorbiaceœ). Plante de peu

d'intérêt, du sud de l'Afrique.

Calathea Veitchiana^ J. Veitch. (Maranta/xœ). Très-beau feuillage, mais assez semblable, du reste, à celui de ses congénères.

Dianthus chlnensis, L. Var. lacinîatus [Cariophyllaceœ], Cette jolie variété est trop connue pour qu'il soit nécessaire de rappeler les qualités qui doivent la faire rechercher de tous les fleuristes.

Dendrobium Taltonianum, Batescian (OrcMdtœ). Plante gracieuse'par sou extrême légèreté, originaire de l'Australie septentrionale, où elle fut découverte par M. J.-G. Veitch.

Stachytarpheta bicolor^ Hôok. (Fer^nacétip). Plante presque insigûifiante^ originaire du Brésil.

Mesembryanthemum aciziaciforme, L. (Ficoideœ), Ce

n'est pas une plante nouvelle; mais elle est si belle, qu^il est heureux que le Botanical Magazine en donne une figure. Cette Picoïde, comme un grand nombre d'espèces du même genre, est origioaire du Cap. Elle a d'énormes fleurs d'un rouge violacé intense.

Dendroblum Jobannis, Reichenb. (Orchideœ). Espèce australienne découverte par M. J.-G. Veitch. Elle est assez gracieuse, mais ses fleurs brunes ne produisent que peu d'effet.

A. PI Talou.

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